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	<title>Comments on: Blog et politique: Au-delà des mots (II)</title>
	<link>http://lemondecitoyen.com/2006/09/08/blog-et-politique-au-dela-des-mots-ii/</link>
	<description>Média politique propulsé par l'autre rédaction</description>
	<pubDate>Fri, 21 Nov 2008 20:40:20 +0000</pubDate>
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	<item>
		<title>by: Frédéric Lefebvre-Naré</title>
		<link>http://lemondecitoyen.com/2006/09/08/blog-et-politique-au-dela-des-mots-ii/#comment-379</link>
		<pubDate>Tue, 12 Sep 2006 15:59:09 +0000</pubDate>
		<guid>http://lemondecitoyen.com/2006/09/08/blog-et-politique-au-dela-des-mots-ii/#comment-379</guid>
					<description>hum, @Nicolas, je crois que mon camarade de parti a fait un lapsus calami, ayant l'article de Christophe sous les yeux.

Sinon, je peux confirmer ce qu'il indique et dont versac a également fait état récemment : l'UDF invite à chaque évènement des blogueuses et blogueurs qui semblent, selon le contenu de leur blog, les sujets qu'ils traitent, pouvoir être intéressés par cet évènement. Les invitations sont donc faites à chaque fois.

À côté de ces invitations "sortantes", l'UDF reçoit avec plaisir les demandes spontanées de participation !

À l'exception de l'Université d'été (où payer son séjour aurait pu être dissuasif), les blogueuses et blogueurs présents viennent à leur frais.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>hum, @Nicolas, je crois que mon camarade de parti a fait un lapsus calami, ayant l&#8217;article de Christophe sous les yeux.</p>
<p>Sinon, je peux confirmer ce qu&#8217;il indique et dont versac a également fait état récemment : l&#8217;UDF invite à chaque évènement des blogueuses et blogueurs qui semblent, selon le contenu de leur blog, les sujets qu&#8217;ils traitent, pouvoir être intéressés par cet évènement. Les invitations sont donc faites à chaque fois.</p>
<p>À côté de ces invitations &#8220;sortantes&#8221;, l&#8217;UDF reçoit avec plaisir les demandes spontanées de participation !</p>
<p>À l&#8217;exception de l&#8217;Université d&#8217;été (où payer son séjour aurait pu être dissuasif), les blogueuses et blogueurs présents viennent à leur frais.
</p>
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				</item>
	<item>
		<title>by: Nicolas</title>
		<link>http://lemondecitoyen.com/2006/09/08/blog-et-politique-au-dela-des-mots-ii/#comment-325</link>
		<pubDate>Mon, 11 Sep 2006 07:01:32 +0000</pubDate>
		<guid>http://lemondecitoyen.com/2006/09/08/blog-et-politique-au-dela-des-mots-ii/#comment-325</guid>
					<description>"Nicolas Voisin à Marseille: il fait la publicité de Sarkozy, clairement. "

alors là tu devrais changer de dealer mec, sincèrement, ce que tu te mets dans la tête t'enlève toute clairvoyance !!!

sarkoziste.... et énarque aussi ? biélorusse ? non, vraiment, c'est la critique la plus incensée que je n'ai lu à ce sujet...

Sarkozyste... Bon, tu fumes quoi en vrai ?!!!!</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>&#8220;Nicolas Voisin à Marseille: il fait la publicité de Sarkozy, clairement. &#8221;</p>
<p>alors là tu devrais changer de dealer mec, sincèrement, ce que tu te mets dans la tête t&#8217;enlève toute clairvoyance !!!</p>
<p>sarkoziste&#8230;. et énarque aussi ? biélorusse ? non, vraiment, c&#8217;est la critique la plus incensée que je n&#8217;ai lu à ce sujet&#8230;</p>
<p>Sarkozyste&#8230; Bon, tu fumes quoi en vrai ?!!!!
</p>
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				</item>
	<item>
		<title>by: Cratyle</title>
		<link>http://lemondecitoyen.com/2006/09/08/blog-et-politique-au-dela-des-mots-ii/#comment-300</link>
		<pubDate>Sat, 09 Sep 2006 14:42:13 +0000</pubDate>
		<guid>http://lemondecitoyen.com/2006/09/08/blog-et-politique-au-dela-des-mots-ii/#comment-300</guid>
					<description>J'aimerais apporter, concernant l'université d'été de l'UDF, deux ou trois détails  - j'y étais, je suis démocrate. 
Bien sûr, si l'ouverture politique à des blogueurs d'autres partis est bien perçue, c'est parce que nous ne faisons pas semblant: cela correspond à ce que nous sommes, pensons, et à notre ligne politique: question de cohérence; je ne crois pas, avec des blogueurs, que l'on puisse jouer de communication et connivence pour faire passer des informations contraires à la réalité comme avec les journaux plus ou moins complices. 
Le problème à l'UDF était très différent: il s'agit d'obtenir que les informations existent, qu'on puissent y accéder, alors que nous sommes, comme la plupart de ceux qui ne sont pas PS ou  UMP, objet d'un traitement médiatique systématiquement défavorable. 
Or pendant ces universités d'été, les journalistes sont restés dans la salle de presse, je ne les ai vu en sortir que pour obtenir un cliché de Hulot et quelques paroles de Rocard, quelques images du discours final de Bayrou, et c'est tout. Aucun reportage, aucune interview de militants, aucune tentative de comprendre quoi que ce soit, RIEN. Les blogueurs, eux, étaient là, et faisaient, eux, ce travail. Avec honnêteté (bien plus que les journaux), en prenant le temps de faire leur reportage comme, dans la même situation, je l'aurais fait. Avec leurs convictions aussi, et tous les billets n'ont pas été sympathiques bien sûr, mais c'est aussi ce qui fait la valeur de ceux qui le sont, et sur les blogs on peut dialoguer en cas de divergence, pas dans les journaux. 
Signalons au passage que nous avions invité 25 blogueurs, dont une bonne part ne sont pas venus (à Marseille ou professionnellement occupés ou pas intéressés), tous non UDF. Pas seulement ceux qui sont venus effectivement. 
Plusieurs d'entre eux (comme Philippe Thomas) se trouvaient d'ailleurs posséder une carte de presse par ailleurs, et les prétendre naïfs est un peu court. Par ailleurs, ils n'ont pas été choisis par un service de communication, contrairement aux invités de Marseille par exemple. 
Je rassure aussi ceux qui s'intéressent au défraiement: nous, nous n'avions pas les moyens de les défrayer! Nous ne pouvions leur offrir que repas et hébergement, et pas spécialement luxueux; pas le transport. Très différent en cela de Marseille. 
La question: quid d'une prochaine fois? me semble, pour ce qui concerne l'UDF, sans objet. A moins de mauvaise foi caractérisée, certes, ou de manque d'intérêt évident (certains ont répondu que le principe d'une invitation ne les intéressait pas). Nous souhaitons voir revenir des blogueurs de convictions opposées aux nôtres; tout simplement, parce que notre désir d'ouverture n'est pas une apparence politicienne à but médiatique mais une réalité profonde, cohérente avec ce que nous sommes. 
Je crois qu'il faudrait (mais je ne suis pas décideur) que l'invitation des blogueurs aux différents évènements tienne compte de leur ligne éditoriale (par exemple, inviter les mêmes à un colloque pour l'emploi et à une université d'été n'est pas forcément juste). Et de toute façon, les décideurs ne sont pas les mêmes pour les différents évènements. 
A mon avis, les blogueurs pour lesquels il y a un risque de connivence sont ceux qui journalisent, par les éditorialistes et commentateurs, et pour lesquels le scoop avec la star a tant d'importance que le regard critique disparaît quand la star apparaît - comme pour la presse en générale, très vulnérable au système de confidences de Sarkozy-; typiquement ce qui s'est passé à certains moments à mon avis avec Nicolas Voisin à Marseille: il fait la publicité de Sarkozy, clairement.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>J&#8217;aimerais apporter, concernant l&#8217;université d&#8217;été de l&#8217;UDF, deux ou trois détails  - j&#8217;y étais, je suis démocrate.<br />
Bien sûr, si l&#8217;ouverture politique à des blogueurs d&#8217;autres partis est bien perçue, c&#8217;est parce que nous ne faisons pas semblant: cela correspond à ce que nous sommes, pensons, et à notre ligne politique: question de cohérence; je ne crois pas, avec des blogueurs, que l&#8217;on puisse jouer de communication et connivence pour faire passer des informations contraires à la réalité comme avec les journaux plus ou moins complices.<br />
Le problème à l&#8217;UDF était très différent: il s&#8217;agit d&#8217;obtenir que les informations existent, qu&#8217;on puissent y accéder, alors que nous sommes, comme la plupart de ceux qui ne sont pas PS ou  UMP, objet d&#8217;un traitement médiatique systématiquement défavorable.<br />
Or pendant ces universités d&#8217;été, les journalistes sont restés dans la salle de presse, je ne les ai vu en sortir que pour obtenir un cliché de Hulot et quelques paroles de Rocard, quelques images du discours final de Bayrou, et c&#8217;est tout. Aucun reportage, aucune interview de militants, aucune tentative de comprendre quoi que ce soit, RIEN. Les blogueurs, eux, étaient là, et faisaient, eux, ce travail. Avec honnêteté (bien plus que les journaux), en prenant le temps de faire leur reportage comme, dans la même situation, je l&#8217;aurais fait. Avec leurs convictions aussi, et tous les billets n&#8217;ont pas été sympathiques bien sûr, mais c&#8217;est aussi ce qui fait la valeur de ceux qui le sont, et sur les blogs on peut dialoguer en cas de divergence, pas dans les journaux.<br />
Signalons au passage que nous avions invité 25 blogueurs, dont une bonne part ne sont pas venus (à Marseille ou professionnellement occupés ou pas intéressés), tous non UDF. Pas seulement ceux qui sont venus effectivement.<br />
Plusieurs d&#8217;entre eux (comme Philippe Thomas) se trouvaient d&#8217;ailleurs posséder une carte de presse par ailleurs, et les prétendre naïfs est un peu court. Par ailleurs, ils n&#8217;ont pas été choisis par un service de communication, contrairement aux invités de Marseille par exemple.<br />
Je rassure aussi ceux qui s&#8217;intéressent au défraiement: nous, nous n&#8217;avions pas les moyens de les défrayer! Nous ne pouvions leur offrir que repas et hébergement, et pas spécialement luxueux; pas le transport. Très différent en cela de Marseille.<br />
La question: quid d&#8217;une prochaine fois? me semble, pour ce qui concerne l&#8217;UDF, sans objet. A moins de mauvaise foi caractérisée, certes, ou de manque d&#8217;intérêt évident (certains ont répondu que le principe d&#8217;une invitation ne les intéressait pas). Nous souhaitons voir revenir des blogueurs de convictions opposées aux nôtres; tout simplement, parce que notre désir d&#8217;ouverture n&#8217;est pas une apparence politicienne à but médiatique mais une réalité profonde, cohérente avec ce que nous sommes.<br />
Je crois qu&#8217;il faudrait (mais je ne suis pas décideur) que l&#8217;invitation des blogueurs aux différents évènements tienne compte de leur ligne éditoriale (par exemple, inviter les mêmes à un colloque pour l&#8217;emploi et à une université d&#8217;été n&#8217;est pas forcément juste). Et de toute façon, les décideurs ne sont pas les mêmes pour les différents évènements.<br />
A mon avis, les blogueurs pour lesquels il y a un risque de connivence sont ceux qui journalisent, par les éditorialistes et commentateurs, et pour lesquels le scoop avec la star a tant d&#8217;importance que le regard critique disparaît quand la star apparaît - comme pour la presse en générale, très vulnérable au système de confidences de Sarkozy-; typiquement ce qui s&#8217;est passé à certains moments à mon avis avec Nicolas Voisin à Marseille: il fait la publicité de Sarkozy, clairement.
</p>
]]></content:encoded>
				</item>
	<item>
		<title>by: christophe</title>
		<link>http://lemondecitoyen.com/2006/09/08/blog-et-politique-au-dela-des-mots-ii/#comment-295</link>
		<pubDate>Sat, 09 Sep 2006 09:58:35 +0000</pubDate>
		<guid>http://lemondecitoyen.com/2006/09/08/blog-et-politique-au-dela-des-mots-ii/#comment-295</guid>
					<description>Les Yeux,

Les "bisounours" n'étaient qu'une image utilisée pour sortir d'un mythe en partie entretenu pasr certains journalistes, même si tout comme vous - sans doute - j'aimerais bien qu'il existe.Mais bon... 
En fait, ce qui me désespère le plus est que les bons journalistes (Canal en avait de très bons...), ceux qui vont sur le terrain, qui n'ont pas forcément leur langue dans leur poche se font virer les uns après les autres. Reste le Net. Heureusement d'ailleurs.
Pour ma part, je ne crois plus au journalisme factuel. A quoi bon acheter un quotidien fait de simples faits, toutes les dépêches sont déjà disponibles sur le web. La crise de la presse n'a de mon point de vue rien à voir avec une question de maquette, de taille d'articles ("faites court, sinon les gens ne lisent pas"!) mais bien plus à voir avec une question de ton, de style d'écriture. Prenez LIbé, le Figaro, le Monde... Quelles différences profondes aujourd'hui dans le traitement de l'actualité? Pas grand chose quand bien même ces quotidiens font encore un très bon travail. Mais il y a quelque chose aujourd'hui de mécanique dans le traitement de l'info, assez ennuyeux de mon point de vue. Pourquoi en ce cas continuer à acheter deux ou trois quotidiens quand (ressemblance étant) un seul suffit. Pourquoi acheter encore ce dernier quand on retrouve sur Internet l'équivalent? 
Les blogueurs ont ceci d'intéressant de mon point de vue qu'ils nous poussent (au moins pour ceu qui le veulent bien) à réféchir sur ce qu'est le journalisme, sur la façon de traiter l'info. Exemple assez "amusant": lors de la guerre du Liban, la presse française et européenne décrivait un Beyrouth rasé, anéanti. Dans la presse libanaise, plusieurs articles s'insurgeaient que la jeunesse libanaise continuait à sortir en boîte, à aller à la plage, manquait de sens patriotique, etc.. Peut-être que si un véritable travail de terrain avait été fait sur place, les médias français auraient aussi rendu compte de cette réalité. Mais bon, pour cela faut-il encore que les rédactions le veuillent. 
Tout cela pour dire que la question "journalistes/blogueurs" est pour moi un faux problème et ne sert qu'à repousser un questionnement de fond sur la réalité du journalisme aujourd'hui. Une réalité bien différente du mythe dans lequel certains essaient de l'enfermer.

Christophe</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Les Yeux,</p>
<p>Les &#8220;bisounours&#8221; n&#8217;étaient qu&#8217;une image utilisée pour sortir d&#8217;un mythe en partie entretenu pasr certains journalistes, même si tout comme vous - sans doute - j&#8217;aimerais bien qu&#8217;il existe.Mais bon&#8230;<br />
En fait, ce qui me désespère le plus est que les bons journalistes (Canal en avait de très bons&#8230;), ceux qui vont sur le terrain, qui n&#8217;ont pas forcément leur langue dans leur poche se font virer les uns après les autres. Reste le Net. Heureusement d&#8217;ailleurs.<br />
Pour ma part, je ne crois plus au journalisme factuel. A quoi bon acheter un quotidien fait de simples faits, toutes les dépêches sont déjà disponibles sur le web. La crise de la presse n&#8217;a de mon point de vue rien à voir avec une question de maquette, de taille d&#8217;articles (&#8221;faites court, sinon les gens ne lisent pas&#8221;!) mais bien plus à voir avec une question de ton, de style d&#8217;écriture. Prenez LIbé, le Figaro, le Monde&#8230; Quelles différences profondes aujourd&#8217;hui dans le traitement de l&#8217;actualité? Pas grand chose quand bien même ces quotidiens font encore un très bon travail. Mais il y a quelque chose aujourd&#8217;hui de mécanique dans le traitement de l&#8217;info, assez ennuyeux de mon point de vue. Pourquoi en ce cas continuer à acheter deux ou trois quotidiens quand (ressemblance étant) un seul suffit. Pourquoi acheter encore ce dernier quand on retrouve sur Internet l&#8217;équivalent?<br />
Les blogueurs ont ceci d&#8217;intéressant de mon point de vue qu&#8217;ils nous poussent (au moins pour ceu qui le veulent bien) à réféchir sur ce qu&#8217;est le journalisme, sur la façon de traiter l&#8217;info. Exemple assez &#8220;amusant&#8221;: lors de la guerre du Liban, la presse française et européenne décrivait un Beyrouth rasé, anéanti. Dans la presse libanaise, plusieurs articles s&#8217;insurgeaient que la jeunesse libanaise continuait à sortir en boîte, à aller à la plage, manquait de sens patriotique, etc.. Peut-être que si un véritable travail de terrain avait été fait sur place, les médias français auraient aussi rendu compte de cette réalité. Mais bon, pour cela faut-il encore que les rédactions le veuillent.<br />
Tout cela pour dire que la question &#8220;journalistes/blogueurs&#8221; est pour moi un faux problème et ne sert qu&#8217;à repousser un questionnement de fond sur la réalité du journalisme aujourd&#8217;hui. Une réalité bien différente du mythe dans lequel certains essaient de l&#8217;enfermer.</p>
<p>Christophe
</p>
]]></content:encoded>
				</item>
	<item>
		<title>by: lesyeux</title>
		<link>http://lemondecitoyen.com/2006/09/08/blog-et-politique-au-dela-des-mots-ii/#comment-286</link>
		<pubDate>Sat, 09 Sep 2006 06:55:45 +0000</pubDate>
		<guid>http://lemondecitoyen.com/2006/09/08/blog-et-politique-au-dela-des-mots-ii/#comment-286</guid>
					<description>christophe, finalement on est bien d'accord... vous avez juste développé ci-dessus :  'tout est affaire de conscience'

quant au monde des bisounours....hélas ! je n'y ai jamais cru,  ce que je vois du monde plaide plutôt en faveur de la loi de la jungle</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>christophe, finalement on est bien d&#8217;accord&#8230; vous avez juste développé ci-dessus :  &#8216;tout est affaire de conscience&#8217;</p>
<p>quant au monde des bisounours&#8230;.hélas ! je n&#8217;y ai jamais cru,  ce que je vois du monde plaide plutôt en faveur de la loi de la jungle
</p>
]]></content:encoded>
				</item>
	<item>
		<title>by: christophe</title>
		<link>http://lemondecitoyen.com/2006/09/08/blog-et-politique-au-dela-des-mots-ii/#comment-284</link>
		<pubDate>Fri, 08 Sep 2006 22:07:41 +0000</pubDate>
		<guid>http://lemondecitoyen.com/2006/09/08/blog-et-politique-au-dela-des-mots-ii/#comment-284</guid>
					<description>Les Yeux,

Sur la "conscience" on est d'accord. Mais pour le reste, pitié. Sortons de l'idéal, du monde des bisounours. Comment croyez-vous qu'est financée une grand de la part de la presse magazine? Rares sont encore les journaux qui ont les moyens - simplement financiers - d'envoyer un journaliste en reportage, faire une véritable enquête de terrain sur tel ou tel sujet. Le mot d'ordre, dans de nombreuses rédactions (pas toutes peut-être mais de nombreuses - est "démerde-toi mon gars". Trouve un moyen de financer ton déplacement. Après, cela dépend du journaliste. De deux choses l'une: soit il se dit: "oui, finalement, les mecs ont été sympas et je vais donc être sympa avec eux" soit il pose sa règle du jeu dès le départ: ok, je viens à vos frais mais ne comptez pas à la condition que je puisse faire mon job, que le résultat soit positif ou non pour vous. C'est une question d'intelligence réciproque. Le journaliste a besoin du politique mais l'inverse est aussi vrai sinon plus. Un journaliste qui se fait remonter les bretelles par son "financeur", à moins d'être idiot, nira pas lui demander pardon mais lui dira "merci, t'es gentil mais si ma couverture de l'événement ne te plaît pas ce sera dorénavant sans moi". Point barre. Le privant accessoirement d'un accès média, ce dont un politique ne voit pas forcément comme un avantage...

Maintenant, oui, c'est vrai, idéalement une rédaction devrait prendre en charge les frais de ses journalistes, titualires ou pigistes. On est d'accord, mais allez dire ça aux rédac chef et aux actionnaires. Allez dire ça à Canal plus qui a jeté la dernière enquête d'investigation du PAF, celle de Paul Morrera. 

Sur le principe on est d'accord: mieux vaut ne pas être défrayé mais demandez-vous déjà pourquoi on en arrive à ce sytème? 

Le défraiement est un faux problème. Avez-vous par exemple l'impression de voir encore un JT digne de ce nom lorsque que vous regarder le 20h de Tf1 - non défrayée? C'est aussi absurde dans l'esprit que de croire qu'une personne est bonne journaliste parce qu'elle a fait une école de journalisme. Prenez un avocat ou un médecin: sont-ils tous bons à la sortie de leur cursus? Non. C'est également aussi absurde que le discours visant à dire qu'un journaliste doit être objectif. Cela ne veut rien dire: lorsque vous choisissez un angle journalistique, quand vous interviewé untel plutôt qu'untel, vous n'êtes en rien objectif du simple fait que votre démarche est par essence subjective. Il n'y a rien de mal là dedans, c'est juste une évidence qu'il serait peut-être bon de rappeler de temps en temps.

Ensuite, sur le travail des blogueurs, ok, il est loin d'être parfait. Mais celui d'un journaliste débutant se rendant pour la première fois dans un show politique ne le sera pas non plus. L'un et l'autre le savent et gardent une grande marge de progression. Mais quelle attitude est la moins journalistique: celle du blogueur qui va sur place, observe, essaie de comprendre (même s'il est défrayé) ou celle de journalistes (nombreux) qui se contenteront de reprendre l'AFP en changeant le titre et deux-trois phrases. Pour le coup, même imparfait, même défrayé, la démarche du blogueur m'intéresse plus pour peu que celui-ci ne tombe pas dans la complaisance, qu'il reste honnête dans sa démarche.

Christophe</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Les Yeux,</p>
<p>Sur la &#8220;conscience&#8221; on est d&#8217;accord. Mais pour le reste, pitié. Sortons de l&#8217;idéal, du monde des bisounours. Comment croyez-vous qu&#8217;est financée une grand de la part de la presse magazine? Rares sont encore les journaux qui ont les moyens - simplement financiers - d&#8217;envoyer un journaliste en reportage, faire une véritable enquête de terrain sur tel ou tel sujet. Le mot d&#8217;ordre, dans de nombreuses rédactions (pas toutes peut-être mais de nombreuses - est &#8220;démerde-toi mon gars&#8221;. Trouve un moyen de financer ton déplacement. Après, cela dépend du journaliste. De deux choses l&#8217;une: soit il se dit: &#8220;oui, finalement, les mecs ont été sympas et je vais donc être sympa avec eux&#8221; soit il pose sa règle du jeu dès le départ: ok, je viens à vos frais mais ne comptez pas à la condition que je puisse faire mon job, que le résultat soit positif ou non pour vous. C&#8217;est une question d&#8217;intelligence réciproque. Le journaliste a besoin du politique mais l&#8217;inverse est aussi vrai sinon plus. Un journaliste qui se fait remonter les bretelles par son &#8220;financeur&#8221;, à moins d&#8217;être idiot, nira pas lui demander pardon mais lui dira &#8220;merci, t&#8217;es gentil mais si ma couverture de l&#8217;événement ne te plaît pas ce sera dorénavant sans moi&#8221;. Point barre. Le privant accessoirement d&#8217;un accès média, ce dont un politique ne voit pas forcément comme un avantage&#8230;</p>
<p>Maintenant, oui, c&#8217;est vrai, idéalement une rédaction devrait prendre en charge les frais de ses journalistes, titualires ou pigistes. On est d&#8217;accord, mais allez dire ça aux rédac chef et aux actionnaires. Allez dire ça à Canal plus qui a jeté la dernière enquête d&#8217;investigation du PAF, celle de Paul Morrera. </p>
<p>Sur le principe on est d&#8217;accord: mieux vaut ne pas être défrayé mais demandez-vous déjà pourquoi on en arrive à ce sytème? </p>
<p>Le défraiement est un faux problème. Avez-vous par exemple l&#8217;impression de voir encore un JT digne de ce nom lorsque que vous regarder le 20h de Tf1 - non défrayée? C&#8217;est aussi absurde dans l&#8217;esprit que de croire qu&#8217;une personne est bonne journaliste parce qu&#8217;elle a fait une école de journalisme. Prenez un avocat ou un médecin: sont-ils tous bons à la sortie de leur cursus? Non. C&#8217;est également aussi absurde que le discours visant à dire qu&#8217;un journaliste doit être objectif. Cela ne veut rien dire: lorsque vous choisissez un angle journalistique, quand vous interviewé untel plutôt qu&#8217;untel, vous n&#8217;êtes en rien objectif du simple fait que votre démarche est par essence subjective. Il n&#8217;y a rien de mal là dedans, c&#8217;est juste une évidence qu&#8217;il serait peut-être bon de rappeler de temps en temps.</p>
<p>Ensuite, sur le travail des blogueurs, ok, il est loin d&#8217;être parfait. Mais celui d&#8217;un journaliste débutant se rendant pour la première fois dans un show politique ne le sera pas non plus. L&#8217;un et l&#8217;autre le savent et gardent une grande marge de progression. Mais quelle attitude est la moins journalistique: celle du blogueur qui va sur place, observe, essaie de comprendre (même s&#8217;il est défrayé) ou celle de journalistes (nombreux) qui se contenteront de reprendre l&#8217;AFP en changeant le titre et deux-trois phrases. Pour le coup, même imparfait, même défrayé, la démarche du blogueur m&#8217;intéresse plus pour peu que celui-ci ne tombe pas dans la complaisance, qu&#8217;il reste honnête dans sa démarche.</p>
<p>Christophe
</p>
]]></content:encoded>
				</item>
	<item>
		<title>by: lesyeux</title>
		<link>http://lemondecitoyen.com/2006/09/08/blog-et-politique-au-dela-des-mots-ii/#comment-280</link>
		<pubDate>Fri, 08 Sep 2006 20:53:44 +0000</pubDate>
		<guid>http://lemondecitoyen.com/2006/09/08/blog-et-politique-au-dela-des-mots-ii/#comment-280</guid>
					<description>christophe, certes, mais  malgré tout....dès que l'on  fait des petites compomissions avec soi-même, n'est-ce pas difficile ensuite de poser des limites
bien sur, l'indépendance  ne tient pas uniquement à l'argent, mais il est indéniable, que dès que l'on ne doit rien, on offre moins de prise à l'adversité....
l'idéal étant de pouvoir pour un journaliste d'etre reçu partout,  et... à moins de manger à tous les rateliers.....
épineuse question, qui ne concerne sans doute que la conscience de l'interessé 

mais  je suis sure qu'un homme politique, malgré tout et au-delà de l'interet qu'il peut y perdre, considèrera tjs avec plus de respect un journaliste qui ne se laisse pas , sinon acheter, tout au moins flatter</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>christophe, certes, mais  malgré tout&#8230;.dès que l&#8217;on  fait des petites compomissions avec soi-même, n&#8217;est-ce pas difficile ensuite de poser des limites<br />
bien sur, l&#8217;indépendance  ne tient pas uniquement à l&#8217;argent, mais il est indéniable, que dès que l&#8217;on ne doit rien, on offre moins de prise à l&#8217;adversité&#8230;.<br />
l&#8217;idéal étant de pouvoir pour un journaliste d&#8217;etre reçu partout,  et&#8230; à moins de manger à tous les rateliers&#8230;..<br />
épineuse question, qui ne concerne sans doute que la conscience de l&#8217;interessé </p>
<p>mais  je suis sure qu&#8217;un homme politique, malgré tout et au-delà de l&#8217;interet qu&#8217;il peut y perdre, considèrera tjs avec plus de respect un journaliste qui ne se laisse pas , sinon acheter, tout au moins flatter
</p>
]]></content:encoded>
				</item>
	<item>
		<title>by: christophe</title>
		<link>http://lemondecitoyen.com/2006/09/08/blog-et-politique-au-dela-des-mots-ii/#comment-275</link>
		<pubDate>Fri, 08 Sep 2006 19:28:00 +0000</pubDate>
		<guid>http://lemondecitoyen.com/2006/09/08/blog-et-politique-au-dela-des-mots-ii/#comment-275</guid>
					<description>Brigetoun,

Bien sûr. Mais cette "jouissance", cette "naïveté", tout journalsite l'a aussi éprouvé, quand il a interviewé son premier ministre, son premier chef d'Etat. S'ils sont amenés à revenir sur d'autres événements politiques, les blogueurs - au moins certains d'entre eux - apprendront à prendre du recul, à décrypter deux-trois petites choses. Bref, même s'ils ne sont pas "officiellement" amenés à devenir journalistes, ils vont quand même apprendre au fur et à mesure. Après on en revient à l'honnêteté du rédacteur: veut-il écrire ce qu'il a vu, perçu ou ce qu'on attend de lui. Un autre exemple me revient en tête: cet hiver, un élu local s'est fait arrêté en état d'ivresse. Insultes, menaces (genre "vous ne savez pas qui je suis, etc...". Des responsables politiques de son propre parti (en plus de l'opposition) je sont fait un malin plaisir à divulguer l'information à quelques journalistes. L'une d'entre-elle a enquêté, est allée sur le terrain, a visiblement essayé de comprendre les tenants et aboutissants (au-delà de la simple alcoolémie) de l'histoire. Au final, le quotidien pour lequel elle travaille n'aura publié de son enquête qu'une simple brève? Ce journal s'érige régulièrement en garant de l'indépendance journalistique. Alors pourquoi seulement trois lignes? Pourquoi ne pas s'interroger sur les raisons qui ont poussé certains politiques à divulguer l'info? Pourquoi ne pas dire que l'homme (qui passa sa nuit en cellule de dégrisement - chose plutôt bénéfique) était en opposition avec son propre patron politique? Que cela arrangeait peut-être ce dernier de voir la presse faire étalage des mésaventure de son élu? Là, aucune question de défraiement, mais une démarche journalistique un brin surprenante.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Brigetoun,</p>
<p>Bien sûr. Mais cette &#8220;jouissance&#8221;, cette &#8220;naïveté&#8221;, tout journalsite l&#8217;a aussi éprouvé, quand il a interviewé son premier ministre, son premier chef d&#8217;Etat. S&#8217;ils sont amenés à revenir sur d&#8217;autres événements politiques, les blogueurs - au moins certains d&#8217;entre eux - apprendront à prendre du recul, à décrypter deux-trois petites choses. Bref, même s&#8217;ils ne sont pas &#8220;officiellement&#8221; amenés à devenir journalistes, ils vont quand même apprendre au fur et à mesure. Après on en revient à l&#8217;honnêteté du rédacteur: veut-il écrire ce qu&#8217;il a vu, perçu ou ce qu&#8217;on attend de lui. Un autre exemple me revient en tête: cet hiver, un élu local s&#8217;est fait arrêté en état d&#8217;ivresse. Insultes, menaces (genre &#8220;vous ne savez pas qui je suis, etc&#8230;&#8221;. Des responsables politiques de son propre parti (en plus de l&#8217;opposition) je sont fait un malin plaisir à divulguer l&#8217;information à quelques journalistes. L&#8217;une d&#8217;entre-elle a enquêté, est allée sur le terrain, a visiblement essayé de comprendre les tenants et aboutissants (au-delà de la simple alcoolémie) de l&#8217;histoire. Au final, le quotidien pour lequel elle travaille n&#8217;aura publié de son enquête qu&#8217;une simple brève? Ce journal s&#8217;érige régulièrement en garant de l&#8217;indépendance journalistique. Alors pourquoi seulement trois lignes? Pourquoi ne pas s&#8217;interroger sur les raisons qui ont poussé certains politiques à divulguer l&#8217;info? Pourquoi ne pas dire que l&#8217;homme (qui passa sa nuit en cellule de dégrisement - chose plutôt bénéfique) était en opposition avec son propre patron politique? Que cela arrangeait peut-être ce dernier de voir la presse faire étalage des mésaventure de son élu? Là, aucune question de défraiement, mais une démarche journalistique un brin surprenante.
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	<item>
		<title>by: brigetoun</title>
		<link>http://lemondecitoyen.com/2006/09/08/blog-et-politique-au-dela-des-mots-ii/#comment-273</link>
		<pubDate>Fri, 08 Sep 2006 19:13:09 +0000</pubDate>
		<guid>http://lemondecitoyen.com/2006/09/08/blog-et-politique-au-dela-des-mots-ii/#comment-273</guid>
					<description>il peut y avoir aussi inconsciemment la jouissance d'avoir été choisi, les blogueurs ne sont pas plus dépourvus d'égo que le commun des mortels, auquel ils appartiennent. Et une certaine naïveté</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>il peut y avoir aussi inconsciemment la jouissance d&#8217;avoir été choisi, les blogueurs ne sont pas plus dépourvus d&#8217;égo que le commun des mortels, auquel ils appartiennent. Et une certaine naïveté
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]]></content:encoded>
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	<item>
		<title>by: christophe</title>
		<link>http://lemondecitoyen.com/2006/09/08/blog-et-politique-au-dela-des-mots-ii/#comment-271</link>
		<pubDate>Fri, 08 Sep 2006 18:49:43 +0000</pubDate>
		<guid>http://lemondecitoyen.com/2006/09/08/blog-et-politique-au-dela-des-mots-ii/#comment-271</guid>
					<description>Les Yeux,

Disons que je suis plus mitigé. Un défraiement ne fait pas tout. Il existe bien d'autres façon de perdre son indépendance. Un politique peu vous couper une partie de son réseau en cas d'article défavorable. La publicité est aussi un moyen de pression. Autre exemple, comment se fait-il qu'un grand quotidien français ait choisi de muter son ancienne correspondante - non défrayée - dans une ville de l'est de la France après la publication d'un dossier contre la Ville s'était insurgée? Mon sentiment est qu'on ne pas dire que tout est blanc ou noir. Trop de facteurs interviennent pour ne prendre en compte que la question du défraiement. Etre défrayé ne suffit pas à rendre quelqu'un dépendant. Après, tout est affaire de personne. Certains se sentiront redevables, d'autres non.

Christophe</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Les Yeux,</p>
<p>Disons que je suis plus mitigé. Un défraiement ne fait pas tout. Il existe bien d&#8217;autres façon de perdre son indépendance. Un politique peu vous couper une partie de son réseau en cas d&#8217;article défavorable. La publicité est aussi un moyen de pression. Autre exemple, comment se fait-il qu&#8217;un grand quotidien français ait choisi de muter son ancienne correspondante - non défrayée - dans une ville de l&#8217;est de la France après la publication d&#8217;un dossier contre la Ville s&#8217;était insurgée? Mon sentiment est qu&#8217;on ne pas dire que tout est blanc ou noir. Trop de facteurs interviennent pour ne prendre en compte que la question du défraiement. Etre défrayé ne suffit pas à rendre quelqu&#8217;un dépendant. Après, tout est affaire de personne. Certains se sentiront redevables, d&#8217;autres non.</p>
<p>Christophe
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