Le Monde Citoyen

Média politique propulsé par l’autre rédaction

Après les universités d’été : l’influence et le rôle des blogueurs

par Adam Kesher, 15 September 2006

Ayant été dépourvu de connexion pendant la période des universités d’étés des grands partis politiques, je suis malheureusement passé à côté du grand débat qui a animé la blogosphère à cette occasion.

Un débat de moindre importance pour certains comme Koz qui s’excuse presque d’aborder le billet sur son blog, mais un débat qui n’est pas superflu à mon sens, au sens où il marque une (petite) étape dans « l’histoire » de la blogosphère française.

Si vous êtes passés complètement à côté, je vais tenter d’exposer les faits brièvement et simplement : au cours des universités d’été des grands partis politiques, qui se sont toutes tenues fin août, des blogueurs ont été invités. Un peu comme on invite des journalistes. En particulier, l’UMP a invité une douzaine de blogueurs à Marseille, tous frais payés. Ce traitement n’étant réservé qu’à eux, pas aux journalistes.

Les universités d’été (j’ai HORREUR de ce terme) se passent et là-dessus, les blogueurs produisent leurs billets. On y voit du léger, du copinage, du billet d’ambiance, apparemment pas beaucoup d’analyse de fond. La liste des billets rédigés est ici pour l’UMP, pour l’UDF.
Vinvin, l’un des blogueurs invités par l’UMP, écrira d’ailleurs chez Koz : « nous n’avons fait que découvrir une sorte de grande attraction, comme des Japonais débarqués à Disneyland. C’est mignon à regarder mais ça ne fait pas avancer le shmilblick ».

La polémique naît d’un billet de Daniel Schneidermann sur Big Bang Blog, toujours prompt à montrer du doigt les insuffisances de la blogosphère et du journalisme citoyen. « On va voir ce qu’on va voir. Là, on va en avoir de la dénonciation de la connivence des grands médias (…) Le résultat est aujourd’hui en ligne. Et qu’est-ce qu’on voit ? Un concours de « je te podcaste, tu me podcastes, on se podcaste (…) Le big bang n’aura pas lieu. Pas en France. Pas tout de suite. Pas avec ces blogueurs-là ni ces politiques là ».

En parallèle, on lit des billets comme ceux de Christophe Nonnenmacher sur le Monde Citoyen qui accréditent l’idée que l’invitation aux universités d’été témoigne de l’influence des blogueurs : « Les blogueurs semblent avoir compris cela : compris qu’ils pourraient peut-être – qu’ils le veuillent ou non -, par leur audience et le lien de confiance qu’ils ont su tisser avec leurs lecteurs, être amenés à jouer un rôle d’arbitre électoral ».

Tout cela appelle un ensemble de commentaires. Attention, ça va être compliqué, mais je promets, je vais essayer d’être clair.

L’influence des blogs reste à démontrer

D’abord, les blogs ont beau être un phénomène, la démonstration de leur influence sur les sujets de société n’est pas encore faite. 4 points pour illustrer cette idée :

1. Le modèle économique des hébergeurs de blogs ne s’est pas encore trouvé. Autrement dit, à part Skyrock, aucun hébergeur de blogs ne gagne de l’argent. L’industrie est sous perfusion. Ce qui n’est quand même pas un très bon signe pour la vitalité de la blogosphère.

2. Les principaux blogs sont loin des audiences de beaucoup de médias en ligne. Prenons Loïc Le Meur à tout hasard : son blog ne réunit « que » 8000 visites par jour. Voir des éléments de comparaison ici pour se faire une idée. La première étude d’audience des blogs de Médiamétrie (qui n’est plus disponible en ligne), avait fait dire à certains que les résultats étaient un “naufrage” (voir les commentaires Emmanuel Parody sur Pointblog au mois de juin).

3. On prend souvent le débat constitutionnel comme l’exemple ultime de question de société sur laquelle Internet en général et les blogs en particulier ont joué un rôle pour déterminer l’opinion. Le non l’a emporté sur Internet, le non l’a emporté dans les urnes. Pourtant, rien ne prouve qu’Internet ait eu un rôle déterminant. Oui, il y a eu un grand débat sur le net. Mais on peut aisément supposer que ce débat n’était que le reflet du débat de la société civile ou de toute façon le non était dominateur. Internet, l’œuf ou la poule ? On n’en sait rien.

4. Si les blogs veulent faire la preuve de leur influence, il leur faut montrer comment ils ont réussi à faire bouger les choses sur un sujet X ou Y. Qu’a-t-on comme exemples de sujets de société où les blogs ont joué un rôle décisif ? Eh bien… Aucun. Il y a bien quelques intéressants exemples de mobilisations de la blogosphère. Autour de Garfieldd par exemple. Oui, Garfieldd a vu sa peine réduite par la Ministère de l’Education. Mais comme le faisait remarquer Gilles Klein au moment de l’affaire, rien ne permet d’avancer que c’est la mobilisation dans la blogosphère qui a fait changer Gilles de Robien d’avis. On n’en sait rien. Un autre exemple : Mayetic. Devant la complexité de ce cas ignoré des médias traditionnels, les blogueurs n’ont pas bien su se positionner et le soutien à Mayetic n’a pas été efficace. On pouvait juste constater la média-dépendance des blogueurs, c’est à dire leur très grande difficulté à produire de l’information ou des opinions sans les sources que constituent les médias traditionnels. Voir un ancien billet ici sur les mobilisations dans la blogosphère.

Bon, tout ça pour dire quoi : l’influence supposée des blogs reste à ce stade de leur histoire un mythe. Ce qu’on peut dire, c’est que les blogs sont un certain reflet de la réalité. Qu’ils aient la capacité d’agir sur cette réalité n’est pas une certitude. Finalement, ils ont l’influence qu’on veut bien leur prêter.

Mais alors, pourquoi a-t-on admis l’idée que les blogs sont influents ?

La représentation des blogs comme force croissante, influente, pesante est d’ores et déjà commune, au moins au sein de… la blogosphère.

Mais elle est le résultat d’un emballement collectif et surtout pas d’une analyse objective des données disponibles. Elle est consécutive du travail d’évangélisation (on pourrait dire « lobbying ») de certains acteurs qui ont un intérêt commercial à ce que les blogs se développent. Loïc Le Meur en est le premier exemple. Jour après jour, il nous convainc de l’ampleur du phénomène. Mais ampleur n’égale pas influence.
Et comme c’est souvent le cas, la représentation collective d’une idée peut devenir la réalité. Autrement dit, si tout le monde se convainc que les blogueurs sont influents, ils peuvent devenir réellement influents.

Le schéma est le suivant : la « société civile » se dit que les blogueurs comptent ; elle les invite donc dans des lieux où leur voix pourra peser davantage ; du coup, ils deviennent donc véritablement influents.

C’est par exemple le cas lorsque Nicolas Sarkozy invite des blogueurs à une table ronde DADVSI : il amplifie l’opinion des blogueurs, leur donne les moyens de l’influence qui auparavant n’existait que dans nos esprits.

Et lorsque le même Sarkozy invite des blogueurs en janvier dernier à ses vœux, lorsque les partis politiques invitent des blogueurs à leurs universités d’été, cela participe du même phénomène.

Bref, on a communément admis l’idée que les blogueurs sont influents, parce que c’est ce que tout le monde dit. Mais on n’a pas vérifié les composantes de cette influence.

Quelle est la motivation de ceux qui invitent des blogueurs à leurs événements ?

Bon, mais alors pourquoi les partis politiques invitent des blogueurs à leurs universités d’été, et pourquoi l’UMP choisit-il de les défrayer à 100% ? Que signifie donc le « j’ai besoin de vous » lancé par Sarkozy à Vinvin ?

Les explications peuvent être diverses et variées :

1. que les partis politiques aient cédé à la représentation collective des blogs comme force influente. A force de lire Loïc Le Meur, les conseillers de Nicolas Sarkozy auraient tout simplement décidé d’inviter ces nouveaux médias à leur événement. C’est un peu court : il est quand même probable qu’à l’UMP, on sache faire la différence entre le 20h de TF1, un entretien avec le Monde et un podcast chez Loïc Le Meur.

2. parce que c’est à la mode. C’est un peu le même genre d’idée. Rappelons pour soutenir cet exemple que les blogueurs qui ont reçu l’invitation aux vœux de l’UMP en janvier dernier l’ont reçue… 24h avant l’événement. Ce qui a tout de l’improvisation de dernière minute.

3. par copinage. Parce que comme Le Meur et Sarkozy sont bons copains, il est naturel que l’UMP fasse plaisir à son conseiller en intégrant pleinement les blogs dans sa cible.

4. accrochez bien vos ceintures parce que vous n’allez pas y croire : par souci démocratique et de pluralisme. Si si, c’est possible. C’est même ce qui est revendiqué haut et fort par l’UDF (Cratyle dans les commentaires su billet de Christophe Nonnenmacher pour Le Monde Citoyen : « nous souhaiterions voir revenir des blogueurs de convictions opposées aux nôtres ; tout simplement, parce que notre désir d’ouverture n’est pas une apparence politicienne à but médiatique mais une réalité profonde, cohérente avec ce que nous sommes ».) Par contre ce n’était vraisemblablement pas le souci principal de l’UMP dont les invités blogueurs avaient pour principaux atouts leur audience ou leur côté bon enfant. L’UMP a-t-il d’ailleurs invité la presse people ou féminine ?

5. parce que le fait d’inviter des blogueurs est la simple déclinaison d’une stratégie de communication sur Internet bien élaborée. C’est le cas à l’UMP qui a visiblement décidé d’investir le champ Internet via de multiples initiatives (souvenez-vous des Google Ads pour l’UMP lors de la crise des banlieues…). Inviter des blogueurs n’est à ce titre, qu’un élément parmi d’autres, en cohérence avec la décision d’être « présent sur Internet ». (à ce titre, le fait d’inciter à ses militants d’ouvrir des blogs est potentiellement beaucoup plus puissant que d’inviter une dizaine de blogueurs à un événement)

6. parce que les blogs, forums ou autres lieux de discussion en ligne offrent une opportunité majeure de mieux connaître les électeurs. Eh oui : toutes ces discussions en ligne, c’est un moyen fabuleux de comprendre ce qui se passe dans la tête des gens. Et par là-même d’économiser les études sur des groupes de citoyens, où on fait réagir les gens derrière un miroir sans tain pour comprendre ce qu’ils ont dans la paillasse. Ce que les blogs disent n’est pas important de par une influence, mais de par ce que cela nous apprend sur les représentations politiques du peuple.

7. Parce ce qu’il vaut mieux le faire que ne pas le faire. Et c’est peut-être cette raison qui est décisive. Inviter des blogueurs aux universités d’été, c’est se créer une stratégie d’alliés. Au pire, il ne se passera rien. Au mieux, ces gars-là seront influents. Aujourd’hui ou demain, car beaucoup sont jeunes. Inviter les blogueurs, c’est se donner une chance de contrôler le débat en ligne plutôt que de le laisser se barrer en sucette. C’est de la prévention du risque.

8. Tout ça en même temps, et c’est bien possible.

Et au-delà de toutes ces raisons, se rapprocher des blogueurs peut créer un double effet :

- la reprise des messages de fond. Analysée, déformée, amplifiée, ou pas, par le blogueur.

- le commentaire sur le coup de communication que cela représente. Ce qu’on aura retenu dans la blogosphère des vœux de Sarkozy en janvier, à mon sens, ce n’est pas son discours, ce sont ces commentaires : « bien joué, Sarkozy », qui saluent l’audace, l’innovation d’avoir invité des blogueurs (de façon pourtant improvisée comme je le disais plus tôt, pourtant). On parle non pas du fond mais de la stratégie de com.

Le phénomène que Schneidermann déplore (« je te podcaste, tu me podcastes, on se podcaste », autrement dit, on utilise notre espace disponible pour se mettre en scène dans l’événement) n’est pas nouveau. Lors de vœux de Sarkozy, il y avait eu abondance de posts sur l’ambiance, la salle Gaveau, le champagne qui n’était pas bon, Karl Zéro qui faisait ami-ami avec les politiques, Françoise de Panafieu qui faisait tout pour qu’on la remarque… Et les commentaires de fond sont passés après, Koz, toujours lui, relevant le niveau avant quelques autres.

Et pour le communiquant, surtout en politique, il n’est pas forcément important que le message de fond soit repris. On peut aisément se contenter de ces billets bon enfant qui donnent une image plutôt positive du parti.

Ajoutons enfin que le blogueur est plutôt bon esprit, content qu’on l’invite, qu’il ne se fait pas trop prier et qu’il ne demande donc pas trop de travail, et le tour est joué.

La proximité menace l’indépendance d’esprit

Donc voilà un peu l’analyse du contexte dans lequel les blogueurs se sont rendus aux Universités d’été (et pas seulement à celle de l’UMP, faut-il encore le souligner). Certainement pas très conscients de la responsabilité qu’on leur avait attribuée sans même qu’ils le sachent : bousculer les médias traditionnels.

Car oui, visiblement, c’est ce que l’on attendait d’eux. Puisque « l’opinion » met en concurrence journalistes et blogueurs, il fallait forcément faire mieux.

Au lieu de cela, ils sont venus en touristes. Contents d’être invités à un grand événement, contents de cette reconnaissance. Et tout de suite avalés par le système, ils n’ont, dit-on, pas été assez critiques.

Car oui, c’est difficile de rester critique quand on est en face de quelqu’un. En se rendant sur place, on rencontre les organisateurs, les responsables politiques, etc. Et devinez quoi : ils sont sympas.

Ce sont des êtres humains comme vous et moi. On n’est plus protégé par son clavier, la proximité crée d’elle-même la connivence. Pas besoin de subir des pressions pour s’auto-censurer. En y allant, on prend le risque de se faire tutoyer, de se faire des copains.

Et même plus : le blogueur se pense redevable : on lui rend service. Dans son inconscient, il n’a rien à faire là. Et en plus, on lui paie tout…

Pourtant, si on lui a proposé d’être là, c’est bien qu’il rend un service à l’UMP, au PS ou à l’UDF. Mais il est difficile d’attendre du blogueur qu’il ait la même conscience de son rôle dans le système que le journaliste.

Dans un monde idéal…

Face à cette avalanche de critiques, on peut se poser la question : fallait-il y aller, et comment fallait-il se comporter ? Quelques éléments de réponse.

D’abord, le blogueur doit être conscient que s’il accepte de répondre à l’invitation, il va couvrir un événement qu’il n’aurait pas nécessairement couvert autrement. Cette simple acceptation d’une invitation revient à accepter de se faire influencer dans sa ligne rédactionnelle.

Si j’accepte d’aller à celle de l’UMP, quid des autres universités d’étés ? Les disponibilités de non-professionnels ne permettent pas d’être partout. Il y a donc une forme de favoritisme à « y aller ». La meilleure attitude à mon sens, consisterait à n’aller nulle part, ou aller partout (notons le stakhanovisme annoncé du Politicshow), ou alors à reconnaître une certaine affinité avec le parti X ou Y. Dans un monde idéal…

Et puis, y aller, oui mais pourquoi ? Qu’est-ce que cela apporte au blogueur d’être sur place ?

- Le fait d’être au plus près de l’information ? Aucun intérêt. Les dépêches sortent en temps réel, l’accès y est facile. Le blogueur n’a pas vocation à sortir un article plus vite qu’une agence de presse.

- Le fait de rencontrer des gens, le networking ? Dans ce cas le blogueur s’inscrit dans une logique strictement personnelle. Pas dans une logique démocratique.

- Le fait de pouvoir faire une enquête de terrain ? Oui, à condition d’apporter de la valeur. L’enquête de terrain peut prendre plusieurs formes. Les articles ou podcasts sur l’ambiance, les à-côtés, ont leur limite et auraient plutôt tendance à traduire le fait que les blogueurs se grisent de ces invitations. Les entretiens avec les responsables politiques ont un intérêt éventuel. Mais il faut oser les solliciter, les préparer, savoir les conduire et savoir les restituer - on ne voit cela que de façon très embryonnaire dans la blogosphère pour le moment. Reste aussi l’aspect micro-trottoir, qui peut être nul ou intéressant. Là aussi il faut savoir y faire.

- Le fait de produire de l’analyse de fond ? C’est sans doute là que les blogueurs sont capables d’apporter le plus de « valeur ». Mais ils peuvent tout aussi bien faire ces analyses en restant chez eux. Si on se donne la peine de chercher, on accède à l’intégralité des discours ou d’autres sources qui permettent de contourner le prisme médiatique.

Bref, on ferait bien de s’interroger sur les vraies raisons de répondre aux sollicitations. De l’UMP ou d’autres. Le blogueur peut tout à fait faire le travail pour lequel son rôle démocratique est le plus élevé… de chez lui.

Y aller ou pas ?

Dans un monde idéal, on dira qu’il FAUT y aller, quand il y a cohérence entre l’événement et la ligne rédactionnelle du blog (ce qui était loin d’être le cas pour tous les « blogueurs UMP ») ET à la condition d’être sûr de son indépendance d’esprit.

Et l’indépendance d’esprit n’est pas dans la nature humaine. Elle se cultive, il faut aller contre toutes sortes d’influences, comme le tutoiement (voir à ce titre le commentaire de Dukénois sur Big Bang Blog qui reprend des extraits de « Bien entendu… c’est off », le bouquin de Daniel Carton).

Et ne pas y aller si on n’est pas sûr de son indépendance d’esprit. C’est bien évidemment un choix personnel à faire. En son âme et conscience. Il n’y a pas de règle, si ce n’est que la réflexion prenne le pas sur la séduction, la flatterie que constituent ces invitations. Le meilleur moyen de s’en détacher est de jouer la diva : se dire que c’est soi-même qui rend un service en acceptant l’invitation. Et pas l’inverse.

Ne pas s’arrêter aux universités d’été

Je voudrais terminer sur deux points critiques vis-à-vis de la démonstration de Daniel Schneidermann.

D’abord, pour lui, « on allait voir ce qu’on allait voir ». Mais qui a dit ça ? Il se l’est peut-être dit à lui-même.

Ce discours, ce « on va voir ce qu’on va voir », est sans doute un résidu des propos tenus par les évangélistes depuis le décollage de la blogosphère. Mais les blogueurs en question ont-ils vraiment eu cette prétention ? Ils ont surtout endossé une responsabilité pour l’ensemble de leur « caste » sans l’avoir voulu, sans peut-être sans rendre compte.

Il est un peu difficile de leur adresser des reproches à partir du moment où il n’y avait pas de promesse de leur part. On peut éventuellement leur reprocher de ne pas s’être aperçus de leur responsabilité, mais là, ça devient très intellectuel, j’en conviens.

Deuxième point : Schneidermann prend l’exemple de ces universités d’été pour comparer la qualité du contenu produit par les blogueurs et les journalistes. Mais pourquoi cet événement là en particulier ?

Pourquoi pas… le Liban, la carte scolaire, l’affaire d’Outreau ou celle des caricatures ?

D’autres événements d’actualité permettraient de comparer le produit des blogueurs et celui de la presse. Pas besoin de se déplacer à un événement pour cela. Et il ne serait alors pas difficile de trouver de grandes qualités aux blogs : des contenus de grande valeur, originaux, différenciants. Dans la légèreté ou dans le lourd, dans le détail ou dans l’analyse.

A condition de savoir débusquer ces contenus : les blogs, encore une fois, sont un certain reflet de la réalité. Avec sa qualité, sa médiocrité, ses lieux communs, ses énormités et ses fulgurances.

La blogosphère est peut-être un iceberg inversé, où la partie la plus petite est la partie cachée. Si cette partie cachée est celle dans laquelle on trouve ce qui a de la valeur, il suffit de la chercher.

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