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Pimprenelle complimentée par ses proches: “Il faut qu’elle s’en tienne à ses fiches”

par Sébastien Fontenelle, 13 October 2006

C’est difficile, hein, la démocratie - même “participative”.
Ca implique, notamment, que des gens posent des questions (car les gens sont méchants), et qu’on y réponde.
Et ça, on dira ce qu’on voudra: c’est quand même très chiant.
Très.

Prenons, par exemple, Marie-Ségolène Royal, cette femme (courageuse) qui, de l’intérieur du Parti “socialiste”, essaie depuis six mois, non sans quelque succès, de s’imposer pour ce qu’elle est: la (meilleure) candidate naturelle de la droite, pour 2007.

Marie-Ségolène Royal, tant qu’il ne s’agit que d’un (joli) mot, n’a que ce (joli) mot à la bouche: démocratie, démocratie, démocratie. (”Participative”).

Mais dès qu’il s’agit de se plier aux régles qui vont avec ce (joli) mot, elle a, quand même, un peu tendance à se défiler.
Y a (presque) plus personne, d’un coup. (Demandez au jeunes “socialistes”).

Alors débattre avec ses petits camarades qui font rien qu’à vouloir être calife(s) à la place de la califette?
Ca la fait grièvement chier, Marie-Ségolène Royal.

Ca la fait chier, parce qu’elle a peur d’être “ballottée”.

La dernière fois qu’elle a essayé d’autoriser la plèbe (journalistique) à lui poser des questions un peu brutales, faut dire, ça s’est mal passé: une journaliste, même pas française, même pas rompue aux règles du copinage, a osé lui demander ce qu’elle pensait de l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne!
Marie-Ségolène Royal, scandalisée par l’outrecuidance (fielleuse) de cette immigrée (scandinave), a morigéné la provocatrice: “Mon opinion est celle du peuple français!”
Michel Barnier, petit, en a profité pour l’insulter: “J’ai pensé, en écoutant Mme Royal, à une affiche de Jean-Marie Le Pen, il y a quelques années, qui disait: “Vos idées sont les miennes”". (N’importe quoi, Michel Barnier).

Les proches de Marie-Ségolène Royal, fort heureusement, sont décidés à soutenir leur championne: “”Plus que jamais, il faut qu’elle s’en tienne à ses fiches”, a confié un membre de son staff à un député ami” - d’après “Libé”.

Alors bon.
Elle a ses fiches, bien sûr.
Genre: “Tu dis: 1) Que tu es de gauche. 2) Que tu es de gauche. 3) Que tu aimes beaucoup Arnaud Montebourg. Je t’embrasse. Arnaud”.
Mais là, tout de même, imaginons qu’elle se lance dans un débat avec ses petits camarades, et qu’un Vladimir Illitch Fabius, remonté à bloc, vienne lui demander en quoi elle est de gauche, ou, pire, pourquoi elle aime beaucoup Arnaud Montebourg?

Rien que l’idée, ça l’insupporte, Marie-Ségolène Royal.
“Qu’est-ce qu’on dirait demain si j’avais la responsabilité suprême, et si on me voyait aujourd’hui me faire ballotter dans des débats qui ne correspondent pas à la question politique posée?”
A-t-elle demandé sans rire.
Oui, hein, qu’est-ce qu’on dirait?
Est-ce qu’on ne dirait pas, je suggère ça un peu au pif, quelque chose comme: “Ah ben qu’on est bien cons d’avoir voté pour cette meuf dont nous savions pourtant que la moindre question sur sa TEG (teneur en gauche) la “ballottait” quelque peu, et qui maintenant propose d’ouvrir le capital de GDF”?

Alors non, Marie-Ségolène Royal n’a pas forcément l’intention de se laisser “ballotter” par des bolcheviks (Strauss-Kahn, Fabius), et comme on la comprend.
Elle préfère espérer que les Français(e)s vont la croire sur parole, quand elle affirme: “1) Que tu es de gauche. 2) Que tu es de gauche. 3) Que tu aimes beaucoup Arnaud Montebourg. Je t’embrasse. Arnaud”. (Ah tiens, le coup des fiches, c’est pas encore au point!)

Sacrée Pimprenelle.

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