Sois jeune et tais-toi
par Christophe Nonnenmacher, 30 October 2006
Question : que signifie avoir moins de trente-cinq ans France ? Etre diplômé, avoir de multiples propositions d’embauche en rapport avec ses compétences ? S’investir dans un projet professionnel prometteur, aidé de ses aînés, soucieux de passer le témoin ? Pouvoir – enfin – être totalement autonome et devenir propriétaire de son logement sans s’endetter sur trente ans et de passer les dix premières années à ne rembourser que les intérêts bancaires, histoire de ne pas se faire appeler Tanguy jusqu’aux obsèques parentales ? Et bien non. Surprise. Ca c’est la vitrine que l’on nous a vendu des années durant : le rêve euraméricain. Fait des études et tu aura une belle situation mon fils ! Un truc «trop de la bombe» comme diraient certains.
Mais voilà, s’il y avait une chose que l’on avait pas prévu c’est qu’arrivé à l’heure du passage de témoin, le petit bâtonnet aurait disparu. Parce qu’il faut bien s’adapter aux réalités du marché : produire plus avec moins. D’argent et de main d’œuvre. Parce que certains seniors semblent aussi tellement se plaire à leur poste qu’ils s’y accrochent. « Me faire remplacer par un jeune ? Non mais tu déconnes ?! Jamais il n’aura ma compétence ! » Forcément, si on l’empêche de l’acquérir, la chose devient tout de suite un peu complexe. Le moins de trente-cinq ans peut avoir un bac+5 en poche, la chose n’y change généralement rien. Pis, il devient une menace. A bac +2, tout juste est-il bon à travailler dans une sandwicherie. Au-delà, on lui explique qu’il est surdiplômé. Ironie du sort, même l’Agence nationale pour l’emploi a fait ce discours sien : « Ah, oui, vous avez un troisième cycle. Honnêtement, je préfère vous le dire tout de go : autant que vous cherchiez par vous-même, vous aurez plus de chance de trouver un emploi ». Exagéré ? Non, vécu au quotidien par des milliers de jeunes diplômés. Question subsidiaire : à quoi servent véritablement les cotisations sociales que l’on paie ?
Alors, par dépit, on en vient à accepter, même bombardé de diplômes, à travailler pour pas grand-chose : le Smic ou à peine plus, en espérant pouvoir un jour gravir les échelons. Le jour, peut-être, ou un senior se dira qu’il ne serait peut-être pas idiot de passer ce fameux témoin. Qu’il en aura marre de s’accrocher à son fichu fauteuil en cuir. Reste que la plupart du temps le seul conseil qu’il laisse en partant tient à peu de choses près à cette petite phrase assassine : « Ah, oui, j’avais oublier de vous le dire : on a un peu merdé ma génération et moi. Les caisses de l’Etat sont vides et cela pose quelques difficultés pour ma retraite. Je vous dis cela en ami mais si vous pouviez cotiser un peu plus, cela m’arrangerait ». L’air de rien, c’est à peu près à ce moment là qu’aîné ou pas, on a envie de lui en balancer une en pleine face à notre senior. De lui rappeler qu’on a déjà à peine de quoi payer un loyer au regard de notre pouvoir d’achat et que s’il y a bien une chose dont on se fiche éperdument c’est bien de sa retraite. Réponse toute faite de l’intéressé: « Les gens ont raison, vous êtes une génération d’égoïstes. D’ailleurs vous ne faites même plus d’enfants ! » Là une petite voix intérieure nous dit, « non, ne le fais pas, reste calme ». Notre main reste donc sagement dans sa petite poche de pantalon. Mais le non dit est puissant, pour ne pas dire violent. A notre senior, on aurait envie de lui lancer un « non mais vous croyez sincèrement que c’est rendre service à un enfant que de lui donner vie aujourd’hui ? Vous voulez seulement un petit aperçu de ce que vous nous avez légué depuis notre enfance ? Le HIV, un pouvoir d’achat sans cesse déclinant, une quasi impossibilité de se loger, une dette nationale hors norme, une planète en pleine décrépitude sur le plan écologique, des cités ghetto au bord de l’implosion, vos retraites à surfinancer… Et on l’élève avec quoi cet enfant. Avec des allocations familiales histoire de l’endetter à son tour un peu plus qu’on ne l’est déjà ? On les finance avec quoi ses études quand on sait déjà que les droits d’inscription seront démultipliés d’ici vingt ans ? En lui mettant un autre crédit sur le dos ? »
Alors, oui, c’est vrai, faire des enfants (entre cinq et dix de préférence) pourrait sauver le financement de notre propre retraite à plus long terme. L’Afrique connaît sans doute d’ailleurs mieux ce système que quiconque. Par contre pour les résultats, mieux vaut passer.
Une autre idée – assez tentante, avouons-le – serait de ne plus la financer la retraite de notre senior. D’être vraiment égoïste, et de justifier pour le coup notre réputation. Mais c’est vrai, le moins de trente-cinq ans est aussi un peu idiot, du moins pour celui qui n’a pas encore fait le choix de l’expatriation : il a encore un peu envie d’y croire à ce fichu rêve euraméricain. Et cotise… Parfois, il fait même des enfants. Mais s’il y a bien une chose dont il se doute c’est que, dans les années à venir, la société française sera divisée en deux nouvelles classes : ceux qui s’en sortiront parce que dotés d’un instinct de survie assez phénoménal et les autres qui, au mieux, réussiront à maintenir la tête au niveau de l’eau. Pour l’anecdote, l’Institut national de la statistique et des études a publié jeudi dernier un chiffre qui ne surprend aujourd’hui plus que nos seniors : 86 000 personnes sont aujourd’hui en France sans domicile, « parmi lesquelles 70 000 adultes et 16 000 enfants les accompagnant (..) 22 % d’entre eux sont des jeunes diplômés ». Fait étrange, la paupérisation des jeunes actifs français est quasiment absente des débats électoraux. D’autant plus étrange même que le mot d’ordre de cette campagne est « rupture » avec l’ancienne génération. Mais c’est vrai : le moins de trente-cinq ans ne comprend pas non plus grand-chose à la politique et oublie trop fréquemment que si les candidats ont été rajeunis, l’électorat ne l’a de loin pas été… En fait, mieux vaudrait tout simplement qu’il se taise.
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Oui, ce genre de discours commence à être entendu. Mais un peu tard.
La différence entre insider et outsider se creuse sans cesse. Et on n’entend personne pour proposer de réduire un peu ces inégalités…
Eric,
“Oui, ce genre de discours commence à être entendu. Mais un peu tard.
La différence entre insider et outsider se creuse sans cesse”
Un peu tard: de la part de qui?
Insider et outsider? cad?
Tu peux être plus précis
?
“les candidats ont ete rajeunis”, certes, mais Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa est ne en 1955 et Marie Ségolène Royal en 1953. On est quand meme loin des “moins de 35 ans” dont tu parles…
Blop,
Je sais
C’est aussi désespérant. Un député me disait il y a quelques mois de cel: “Mince, tu te rends compte, en politique tu es encore dans la tranche des jeunes à 50-55 ans!” C’est bien le signe que quelque chose cloche. Alors à quand un jeune quadra à la tête de la France? Pas gagné, même dans les appareils politiques, il faut faire la queue parfois au détriment de la compétence. Désespérant. IL y a quelques années de cela, la plus jeune députée européenne était allemande. Elle avait… 19 ans. Je ne me souvien spas du plus jeune député français mais il est bien au-delà… De mémoire, la moyenne d’âge des députés européens français est entre 62 et 68 ans… Et dire que ces mecs décident de notre avenir… Je n’ai rien contre la sagesse politique mais là…
Si le Monde citoyen veut ressembler à Valeurs actuelles ou au Figaro ou tout simplement au café du commerce, c’est bien parti :
“Pouvoir – enfin – être totalement autonome et devenir propriétaire de son logement sans s’endetter sur trente ans”
Pas la peine de faire la leçon aux “seniors” si ton rêve est de répéter leurs conneries. D’abord, être propriétaire de son sam’suffit n’est pas une condition du bonheur, et ensuite, même en envisageant l’hypothèse de l’achat de son logement, cela n’a jamais été facile pour aucune génération.
Les “seniors” ont légué le HIV” ? On pourrait comprendre si tu avais parlé de la multiplication des cancers (conséquence d’une consommation et d’un gaspillage mortifères), mais là c’est du grand délire. On se croirait revenu à l’époque de la thèse du SIDA propagé par les militaires US ou par les homosexuels. Un peu de documentation sur le HIV ne te ferait pas de mal.
Les “seniors ont légué une planète en pleine décrépitude sur le plan écologique” ? Avant d’être “senior”, on est “junior”. L’idée qui sous-tend ton discours, en gros, c’est pousse-toi de là que je m’y mette : je veux mon logement, je veux un compte en banque bien garni, etc. À ton avis, penses-tu diminuer la “décrépitude” de la planète avec ce projet ?
Les “seniors ont légué des retraites à surfinancer”. Les retraités apprécieront ! Où as-tu vu un “surfinacement ” dans les décrets Balladur (1994 je crois) et la loi Fillon (2003) qui ont étendu la durée du travail et les cotisations, tout en baissant le montant de la pension, dans le privé et le public ? Sans te rappeler qu’un “junior” deviendra un “senior” : que diras-tu à ce moment là ? Salauds de jeunes !
ah … le putain de piège posé par la génération 68 pour qu’il leur arrive pas ce qu’ils avaient fait à la génération précédente …
Toujours poser de faux problémes, toujours désigner la fausse cause … de l’age à l’ethnie en passant par le sexe …
Et il marche toujours aussi bien …
Refuser de voir, comme 90% de la caste politico-médiatique, que l’on vit dans un monde qui n’a jamais créé autant de richesses, et que le problème central est LA REPARTITION de ces richesses , que le probléme central est, pour les systèmes de solidarité, que les cotisations du capital sont basées sur un facteur de production ayant de moins en moins de signification : le travail …. c’est terrifiant les effets que peut produire le propangandastaffel sur de jeunes esprits éclairés …
Les systèmes de retraite par répartition ont été mis en place dans un pays en crise économique grave … ils ont produit les “30 glorieuses” …
Je suis désolé, mais je ne pleurerai pas sur “les jeunes diplomés” parcequ’ils sont jeunes … juste parcequ’ils sont Smicards … et j’ai encore plus de rage parfois à voir l’apathie, pour ne pas dire la soumission de certains d’entre eux …
Désolé de le dire mais c’est un article que ne désavoueraient pas Ronsanvallon ou Minc ….
On a répondu en même temps, et nos réponses ne sont pas concertées ….
))) ça me rassure un peu … chuis pas seul a avoir l’impression, des fois de lire le point ….
Aaaaargh, pas Le Point, nooooon !!!!
Les marques du plaisir & Bruno,
1/ Heureux déjà de constater la courtoisie avec laquelle vous répondez avec ceux qui ne sont pas de votre avis.
2/ Rassurez-vous, vos retraites seront bel et bien payées. Je l’ai écrit, le trentenaire est un peu idiot, donc il paie.
3/ Sur la réforme des retraites: ne vous êtes-vous pas demandés une seconde pourquoi il fallait cotiser plus, travailler plus longtemps? Ce détail vous a peut-être échappé mais les caisses de l’Etat sont vides. Le nombre de seniors est chaque jour de plus en plus élevé et ces fameux diplômésqui ne vous inspirent semblent-il pas grand chose vivent aujourd’hui dans une situation précaire. Quant à ceux qui ne seraient pas diplômés… Maintenant si cela vous convient, j’en suis heureux pour vous. Tout le monde n’a pas le loisir d’être libertin libertaire…
Désolé aussi que le fait qu’un nombre grandissant de trentenaires s’expatrient faute de trouver du travail en France ou d’être payés décemment. Au moins cela fait les affaires d’un pays comme le Canada qui a besoin de 680.000 migrants qualifiiés par an. Dire cela ne rabaisse en rien LMC. A moins que certains de ses lecteurs aient une difficulté à accepter certaines réalités. Le seul problème à mon sens est que les gens qualifiés, pour peu qu’on leur laisse leur chance, pourraient pour partie être amenés à créer des entreprises et donc de l’emploi. Encore faudrait-il qu’on leur en donne envie. Deux exemples:
a: Un jeune entrepreneur de 24 ans voulait récemment emprunter auprès d’une banque pour créer une seconde société. La première, dans le multimédia, fonctionnant particulièrement bien, dégageant des résultats comptables (très) positifs et embauchant depuis deux ans, on aurait pu imaginer que le banquier le soutienne… A ceci près qu’il lui fut répondu: ah, oui, mais vous êtes jeune. Désolé mais c’est trop risqué. Il y avait quatre emplois à la clé. Multiplié par le nombre d’exemples de ce type en FR
tout le monde a pas les moyens d’être haineux, intoxiqué intoxiqueur …. tout le monde est pas adepte de la république des idées … TOUT LE MONDE CROIT PAS LE MONDE …certains s’interrogent sur l’assiette … certains ont pas juste envie d’être kapo … certains s’interrogent sur certaines “valeurs” …
suite (mauvaise manip)
A ceci près qu’il lui fut répondu: ah, oui, mais vous êtes jeune. Désolé mais c’est trop risqué. Il y avait quatre emplois à la clé. Multiplié par le nombre d’exemples de ce type en France, je vous laisse imaginer ce que cela pourrait engendrer en terme d’emploi…
b. Un autre entrepreneur (lui aussi jeune - 26 ans) voulait récemment lancer sa boîte. Il voulait engager quatre chômeurs. A son arrivée à l’ANPE, une charmante cinquantenaire lui a prié de revenir avec son patron. Seul hic, le patron c’était lui. L’incident clos, on lui a fait savoir que les budgets d’aide à l’embauche étaient clos. Comprendre: vous n’aurez pas d’aide dans la mesure ou, oui, nous avons encore de l’argent mais qui dépendent d’une autre ligne budgétaire… Comprendre: mieux vaut payer avec l’argent du contribuable entre 800 et 1000 euros un mec à ne rien faire plutôt que de lui permettre d’avoir un emploi aidé à hauteur de 350 euros. Multipliez là encore et vous aurez une petite idée de la façon dont est gérée l’argent public. Et sauf grande absurdité de ma part, nos députés n’ont pas 35 ans de moyenne d’âge. Mais bon, les séniors sont sages, savent ce qu’ils font et le font sans doute pour le bien de tous…
c. Allez, un troisième exemple. Un entrepreneur français qui souhaiterais créer sa boîte au Manitoba, par exemple (Canada) bénéficie entre autres comme assistance: prise en charge de l’étude de marché, mise en relation avec les fournisseurs, accompagnement juridique dans les démarches administratives, bancaires, etc.., recherche pour lui et sa famille d’un logement et d’un local commercial, inscription de ses enfants à l’école (même en cours d’année), et “tutorat” professionnel pendant deux ans. Je ne doute pas qu’en France, nos aînée (je parle des décideurs) trouvent cela tellement génial qu’ils y ont pensé eux-mêmes et que grâce à leur démarche, de nombreux emplois sont créés, à l’instar de ce qui se fait au Canada.
4/ Alors oui, le monde a changé et continue à changer. Maintenant on peut refuser de le voir ou tout mettre sur le dos de la mondialisation. reste qu’en ce cas, il faudrait m’expliquer pourquoi d’autres pays européens ou non trouvent des débouchés à leurs diplômés et pas nous.
Il y a dix jours de cela, un lecteur me qualifiat de “gaucho”. J’en déduit donc que je suis repassé cette fois à droite. Disons qu’être tantôt mis dans l’un des deux “camps” me va pour le coup parfaitement. Cela m’évite d’être dogmatique.
Christophe
Olivier,
Rassures-toi, je n’aime pas non plus le Point
Christophe
pour en finir sur la question de l’age :
Quand ils sont tout neufs,
Qu’ils sortent de l’oeuf,
Du cocon,
Tous les jeunes blancs-becs
Prennent les vieux mecs
Pour des cons.
Quand ils sont devenus
Des têtes chenues,
Des grisons,
Tous les vieux fourneaux
Prennent les jeunots
Pour des cons.
Moi, qui balance entre deux âges,
Je leur adresse à tous un message:
Le temps ne fait rien à l’affaire,
Quand on est con, on est con.
Qu’on ait vingt ans, qu’on soit grand-père,
Quand on est con, on est con.
Entre vous, plus de controverses,
Cons caducs ou cons débutants,
Petits cons de la dernière averse,
Vieux cons des neiges d’antan.
Vous, les cons naissants,
Les cons innocents,
Les jeunes cons
Qui ne le niez pas,
Prenez les papas
Pour des cons,
Vous, les cons àgés,
Les cons usagés,
Les vieux cons
Qui, confessez-le,
Prenez les petits bleus
Pour des cons,
Méditez l’impartial message
D’un type qui balance entre deux âges:
Le temps ne fait rien à l’affaire,
Quand on est con, on est con.
Qu’on ait vingt ans, qu’on soit grand-père,
Quand on est con, on est con.
Entre vous, plus de controverses,
Cons caducs ou cons débutants,
Petits cons de la dernière averse,
Vieux cons des neiges d’antan.
Le marques du plaisir.
Si être con est souhaité vouloir vivre dans un pays où un véritable passage de témoin se fait (cela comprend le fait d’apprendre de ses aînés), alors oui, comme beaucoup d’autres j’assume ma connerie. Mais voilà, quand ces fameux aînés se refusent à passer ce témoin, à vous aider à progresser, de deux choses l’une: soit vous vous écrasez et dites encore merci, soit vous vous débrouiller sans eux. Cette deuxième option, de plus en plus de moins de trente-cinq ans la choisissent. Non par plaisir mais parce qu’on a effectivement d’autres aspirations que de passer notre vie à cirer des pompes et à essayer de convaincre des gens qui ne croient pas ou si peu en nous. J’en reviens à mon exemple du banquier: allez en Autriche et faites le test du jeune entrepreneur qui a envie de créer sa boîte. La réaction du banquier autrichien risque d’être tout autre que celle du français.
Les marques du plaisir,
“tout le monde a pas les moyens d’être haineux, intoxiqué intoxiqueur …. tout le monde est pas adepte de la république des idées … TOUT LE MONDE CROIT PAS LE MONDE …certains s’interrogent sur l’assiette … certains ont pas juste envie d’être kapo … certains s’interrogent sur certaines “valeurs” …”
Ce qui signifie concrètement?
Et bien non plus, je n’aime pas trop cet article, d’abord parce qu’il divise, ce qui à l’époque actuelle me semble peu judicieux, ensuite parce qu’il généralise en mettant dans un même sac des milliers de personnes qui n’ont en commun que l’âge (chose qu’on peut difficilement contrôler), qu’il nie complètement tout ce que la génération incriminée vous a apporté de positif (libération sexuelle, féminisme, conditions de travail, 35 heures que moi perso je trouve très très bien…etc), on vous a aussi permis d’étudier, d’aller en Angleterre et aux USA pendant les vacances et j’en passe.
Les caisses de l’Etat sont vides ?
C’est un peu facile, et gratuit d’en accuser une génération, cherchez plutôt les vrais coupables, dans la finance, dans la politique, ils sont vieux, ok, il existe des vieux cons et des jeunes cons, le dire ne fait pas avancer les choses.
Les marques du plaisir s’échine à vous le dire, le problème c’est la répartition des richesses.
Parce que ce qui ressemble fort à des caprices de votre part : acheter un appartement à moins de 35 ans (à quel âge croyez- vous que nous soyons parvenus à acheter 50m2 ?) ne sont pas satisfaits vous piaffez de colère, en oubliant tous les vrais problèmes sociaux.
Il y a plein de jeunes sans ressources, plein de jeunes diplômés qui ne trouvent pas d’emploi (et je suis d’accord avec vous, c’est honteux, une société qui n’a rien à offrir à ses jeunes dont souvent les familles se sont serré la ceinture pour payer les études est une société qui va très mal), plein de quadragénaires et de cinquantenaires au chômage (et SDF), plein de très vieux qui vivotent dans des maisons de retraite de troisième zone, plein d’étrangers qui galèrent à en crever.
Alors de grâce, ne stigmatisez pas les plus vieux que vous, tous les plus vieux que vous.
La plupart d’entre eux ont fait au mieux et les autres ce qu’ils ont pu.
Evitons le manichéisme, regroupons nous pour faire face et trouver des solutions aux vrais problèmes
Dénoncer les injustices c’est bien, généraliser non.
Céleste,
D’accord là dessus:
“Il y a plein de jeunes sans ressources, plein de jeunes diplômés qui ne trouvent pas d’emploi (et je suis d’accord avec vous, c’est honteux, une société qui n’a rien à offrir à ses jeunes dont souvent les familles se sont serré la ceinture pour payer les études est une société qui va très mal), plein de quadragénaires et de cinquantenaires au chômage (et SDF), plein de très vieux qui vivotent dans des maisons de retraite de troisième zone, plein d’étrangers qui galèrent à en crever.”
Là dessus, un peu facile à mon goût: “Les marques du plaisir s’échine à vous le dire, le problème c’est la répartition des richesses.”
On en revient encore et encore à cette fichue mondialisation, aux grands patrons etc.. Mais plusieurs questions: le phénomène n’est pas totalement nouveau. Ce n’est pas le temps qui a manqué pour réfléchir. Pourtant, rien.
Autre chose, pourquoi, depuis de longues années, dans ce pays, est-il impossible de faire la moindre réforme? Simplement parce que derrière les belles parole de solidarité, personne ne veut lâcher du lest. Depuis combien de temps parle-t-on d’une véritable réforme des retraites? Mais voilà, pas question de grignotter sur notre héritage. Les suivants, même s’ils n’y sont pour rien n’ont qu’à se debrouiller.
Quant à l’immobilier, parlons en: Les salires n’ont pas bougé, voire ont régressé. Par contre, l’immobilier n’a pas manqué de partir à la hausse. Alors oui, de nombreux trentenaires et moins s’inquiètent. Parce qu’à l’heure qu’il est, on se doute bien que notre retraite va pas être terrible - loin de là - et qu’à moins de s’endetter sur trente ans sinon plus pour s’acheter un logment, on est plutôt destiné à finir dans un foyer d’accueil quand bien même on aurait travaillé et cotisé toute sa vie. Autre point inquiétant, ces dernières années ont vu une multitude de (très) jeunes couples prendre des prêts immobilier sur 30-35 ans alors qu’ils étaient simplement au SMIC. Si tout se passe au mieux pour eux, malgré leurs belles études, leurs séjours aux USA, ils en auront pour autant de temps à manger des pâtes… Je ne parle même pas de frais d’université de leurs enfants qui seront autrement plus élevés qu’aujourd’hui. Ce n’est pas une attaque, juste un constat.
En mai 68, on voulait changer le monde, défendre de beaux idéaux. Chouette résultat. Encore cela passerait si nos soixante-huitards assumaient leurs erreurs et acceptaient de se mettre autour d’une table. mais non, ils savent tout mieux que quiconque, sont exceptionnels et n’ont de compte à rendre à personne. Ah, si, ils expliquent qu’il faut s’en prendre à la mondialisation. Fascinant. L’air de rien, sans cette mondialisation, je ne pourrais pas travailler avec d’autres pays aussi facilement que je le fais aujourd’hui et je serais sans doute dans un foyer d’accueil ou à bosser chez macdo. Cela n’enlève rien au fait que mondialisation correspond aussi à exploitation. Mais là aussi, tout généraliser est absurde.
Créer de l’emploi nécessite de la R&D, que les capital risqueurs soient “risqueurs” et non frileux, que ceux en poste aujourd’hui forment les générations suivantes, etc.., etc.. La mondialisation n’a rien à voir dans cette première étape. Juste la volonté. De nombreux trentenaires souscrivent à cette vision mais encore faudrait-elle qu’elle puisse se concrétiser.
Fait amusant, ou cynique, pendant que nos meilleurs diplômés quittent la France faute d’y trouver un emploi correct, Chirac encourage les Chinois à venir étudier chez nous et accessoirement y rester pour créer à terme de l’emploi. Désolé mais là on marche sur la tête.
oui, on marche sur la tête;
et le manque de bonne volonté est flagrant.
j’ai eu la chance d’avoir 20 ans (j’en ai 50) à un moment où le marché de l’emploi était ouvert, après ça c’est sérieusement détérioré et nous en avons aussi payé les conséquences.
Je partage tout à fait votre opinion en ce qui concerne ceux qui auraient l’âge de partir, de laisser la main, le relais et qui ne le font pas alors qu’ils ont déjà tant accumulé.
mais ce n’est pas la majorité.
Votre article pour tout dire, me peine. j’ai consacré, et je consacre encore,un temps infini à éduquer mes enfants, à les aider, à les écouter, à faire en sorte qu’ils deviennent des adultes responsables, solidaires, capables d’humanité.
Et je ne suis pas la seule, loin de là.
Si j’ai un regret c’est de ne pas avoir compris plus tôt que notre insouciance quant à l’avenir était complètement erronée et j’ai le sentiment d’avoir été dupée.
C’est pourquoi nous battre les uns contre les autres n’arrangera rien.
Moi, ma place, je l’ai laissée, j’ai pris la fameuse retraite des femmes fonctionnaires mères de famille, celle qui est tant critiquée, je ne me sens pas égoïste pour autant, quelqu’un de jeune y a gagné un emploi, et moi je me débrouille, heureuse, avec le peu que je perçois.
Une fois de plus : “vivre tous simplement pour que tous puissent simplement vivre”
Gandhi
bon, le postulat est bien : toute forme de régression est un progrès …. on reconnait là certaines pattes …
Oui il faut réformer tout le système de solidarité ( retraites, secu, assurance chomage ) , car il est hérité, dans sa conception, d’une réalité économique qui n’est plus … le facteur “travail” n’est plus représentatif de la création de richesse par une entreprise … il faut donc repenser le modèle … parceque les entreprises n’ont jamais créé autant de richesses … il faut donc repenser la base de leur contribution en terme de solidarité ….
Les caisses sont vides … fuyons aux USA … laissez moi rigoler , en terme de déficits, les USA se posent un peu là pour donner des leçons ….
L’état est trop interventioniste … fuyons aux USA … laissez moi rigoler , en terme d’intervention de l’état, les USA se posent un peu là pour donner des leçons …. ( même si souvent l’intervention se fait dans le cadre du militaire, les USA sont l’un des pays ou le libre marché est surement plus du domaine du mythe que de la réalité ) …
Vous défendez vos intérèts, ce que je peux comprendre, mais de là à les confondre avec le bien commun … Et d’accuser d’égotisme ceux qui estiment que le problème central de ce monde ou l’on meurt plus de faim qu’il y a 20 ans, c’est celui de la répartition du toujours plus de richesses …. c’est celui de toujours plus d’abandon de toute possibilité d’intervention réelle du politique …. c’est celui de faire oublier que le seul point d’équilibre du marché, c’est le (quasi)monopole, et qu’entre un monopole d’état et un monopole privé, la différence c’est la rémunération des actionnaires … et tout le reste n’est qu’idéologie-poudre aux yeux …
Céleste,
Là je vous rejoins entièrement. Mais ce que vous avez fait tient malheureusement presque de l’exception. Plus concrètement, les trentenaires dont je fais partie n’ont pas envie de “déboulonner leurs aînés” pour le plaisir mais simplement par instinct de survie. Sachant que notre retraite correspondra à pas grand chose, il ne nous reste qu’une solution: en mettre une autre de côté. pour cela pas d’autre choix que de travailler dur et de mettre de l’argent de côté. Seul problème, pour que cela soit possible, encore faudrait-il que l’on nous ouvre les portes de l’emploi. Sincèrement, on préfèrerait mille fois avancer dans le cadre d’un passage de témoin mais pour cela il faut être deux (un jeune et un moins jeune). Et c’est là que la machine commence à déraper. La chose est d’autant plus absurde que tout le monde est perdant: ce n’est pas en privant les moins de trente-cinq ans des postes “à valeur ajoutée” que les seniors verront leurs retraites moins menacées. Plus un emploi est précaire, plus faibles sont les cotisations sociales et retraites. Les jeunes y perdent, les seniors aussi. On baigne en pleine absurdité d’où ce coup de gueule. Parce que l’air de rien, ni vous ni nous n’avons à gagner à cette situation ubuesque. je ne parle même pas des enfants des trentenaires.
Sur les quadras (pas mieux lotis que les trentenaires) le sentiment que j’ai est que la plupart d’entre eux ont encore cru jusqu’à peu que la règle du jeu du passage de témoin allait encore être respectée. Non seulement ils ne sont pas mieux lotis que nous mais n’ont pas vu venir les choses. Les trentenaires ont cet “avantage” de l’avoir senti. Ceux qui ont vingt ans aujourd’hui savent déjà que la règle du jeu est partie avec l’eau du bain et feront encore moins de cadeaux. Non pas parce qu’ils ne veulent pas en faire mais pour une question de “survie”. Et si, une fois encore, on ne remet pas ouvertement (et même difficilement) les choses à plat, les choses ne vont pas aller en s’arrangeant. Ou alors parti comme c’est on va tout droit vers le modèle britannique où l’on prend par exemple un appartement sur deux générations (quatre au Japon), quitte à hypothéquer un peu plus encore l’avenir de nos enfants. Ca peut paraître très con, mais ça m’inquiète vraiment. Encore plus le fait que nul candidat à la présidentielle ne semble réellement s’en préoccuper. Plus au delà encore, une vraie crainte: les régimes politiques prennent vraiment l’eau quand la clase moyenne active sombre. A ce moment là, la porte est ouverte à tous les extrêmes avec les conséquences que l’on sait. Déjà, on ne s’étonne même plus que Le Pen puisse être présent au second tour…
Christophe
Les marques du plaisir,
Heureux d’apprendre que le Canada vient de rejoindre les Etats-Unis. Pour le reste, vous avez sans doute raison. Ne changeons surtout rien. Ne posons même pas les problèmes sur la table. Les choses vont tellement bien qu’il serait absurde d’au moins regarder certaines réalités en face. En même temps on peut aussi tout renationaliser, quitte à augmenter les dépenses publiques. Soyons fou, innovons même: les entreprises au salariés, dégagreons les patrons, les entrepreneurs. Si avec ça on ne va pas mieux, c’est à rien y comprendre…
Bonjour
Le probleme est loin d’etre nouveau. j’ai 35 ans cette année, Le coup de l’ANPE et de vous avez des diplomes on en peut rien pour vous je l’ai connu en 1994 et en 1998 , il y a 10 ans.
Ce que reprochent les moins de 35 ans à leurs aines et aux politiques c’est de surtout conserver ce qu’ils ont acquis et ne rien toucher… Se contenter de petites actions sans envergure (mais tres couteuses surtout à long terme) pour résoudre les problemes de chomage et d’insertion dans la vie active.
Le fond du probleme est que le monde à changer et qu’il semble que seul les non-politiques s’en soit rendus compte, IL N’Y A PLUS DE RELATION ENTRE l’ARGENT ET LA QUANTITE DE TRAVAIL OU DE MATIRERE. L’argent et la creation de richesse sont completement désincarné et decorrélé de la réalité.
Donc vous avez un bac+5 ou +8 (si si ça existe ça s’appelle en Docteur - et le premier qui dit en médecine je le frappe) on vous dit vous allez bosser au smic à 800 bornes de chez vous,
Vous bosserez pour le moment 42 ans, mais on changera ça tous les dix ans en ajoutant des annuités,
Poure les augmentations, l’inflation c’est déja bien (avec son super calcul sur des truc inutiles dont e prix diminue)
Il faudra etre flexible et accepter des diminutions de salaire, vos soins medicaux vous seront de moins en moins rembourses, (pas grave vous vouis dites vous etes jeunes) et les cotisations de santés augmenterons… On ajoutera que le service public, c’est dépasse, on ouvre les marchés pour faire baisser, pardon, augmenter les prix et réduire voire supprimer ce qui n’est pas rentable (forcemment, c’est la definition du service public…)
Bon je vais arreter là
Et vous voudriez que les “jeunes” restent dans ce pays, où les vieux politiques ne font rien pour changer les choses depuis 30 ans… Et en plus il faudrait que l’on vous dise MERCI. ??
Mac,
Pas mieux. Pour l’anecdote, sachez qu’en disant ça on est “des gamins qui disent des conneries”.
http://soumission.sociale.over-blog.com/article-4359636-6.html#anchorComment
En plus, je lui fait de la pub…
Christophe
christophe!!!!
c’est moi qui l’ai écrit, pas lui!
replacez le dans le contexte, dans la phrase: j’ai des réflexes d’enseignante
n’êtes-vous pas capable, puisque je vous parle de mon rôle de mère et d’enseignante, d’y déceler la part d’amusement, de tendresse, oui, pour moi vous êtes des gamins, et dans cet article vous dites des conneries, ça arrive
je crois aussi que votre plume a dépassé votre pensée, moi j’ai écrit une boutade, à décrypter: les petits disent des bêtises
ça vous va mieux comme ça?
ne soyez pas si susceptible, please!
je parle pour moi bien entendu,
je viens de relire ce que j’ai écrit:
“j’ai gardé des réflexes d’enseignante: expliquer au gamin qui dit des conneries qu’il a exagéré et pourquoi”
je confirme, et aussi mes coms précédents
Mettons que je dise de conneries: mais lesquelles? Ou alors il y a un immense malentendu transgénérationnel. Ce que dit Mac me paraît par exemple plutôt censé et traduit un vécu, une réalité. Qu’on puisse éviter de se “fusiller” entre jeunes et moins jeunes, je ne demande que ça. Mais dès que l’on essaie de poser les bases d’un véritable débat - comme cela se fait ailleurs en Europe - les réactions de nos aînés sont toujours les mêmes: “vous dites de conneries, vous exagérez, vous n’y connaissez rien, etc…” Ce n’est pas de la susceptibilité. C’est juste de l’usure, de la lassitude. Vous (terme général) dites trouvons des solutions mais ne changeons surtout rien. Que voulez-vous que l’on réponde à cela? “Mettons-nous autour d’une table, mais ne retenez que ce que nous disons”. Comme si “les conneries” (pour amicalement dites qu’il y soit fait allusion) n’étaient l’apanage que des plus jeunes. Mais bon, dites-moi ce qui relève de l’inepsie dans ce que j’ai écrit ou dans le commentaire de Mac. Je ne demande qu’à être convaincu de ne pas comprendre ce que je vis au quotidien.
Elève Christophe
” Vous voulez seulement un petit aperçu de ce que vous nous avez légué depuis notre enfance ? Le HIV, un pouvoir d’achat sans cesse déclinant, une quasi impossibilité de se loger, une dette nationale hors norme, une planète en pleine décrépitude sur le plan écologique, des cités ghetto au bord de l’implosion, vos retraites à surfinancer…”
ça je n’aime pas, comme je l’ai dit dans mon premier post, c’est une généralisation et c’est oublier ce que les générations précédentes ont apporté
le HIV, j’avais moins de 30 ans quand il est arrivé, et des amis ont eu le malheur de le rencontrer
la baisse du pouvoir d’achat, on se l’est prise en pleine tronche nous aussi,
le père de mes enfants est resté en tout 6 ans au chômage.
les cités HLM, j’y a vécu et travaillé, je connais, si on m’avait demandé mon avis elles n’auraient jamais vu le jour.
retraites à surfinancer? non, pour quelques uns, pas pour tous (je ne parle pas de moi qui ai fait un choix), mais des ouvrières de 50 ans victimes d’un plan social, comment vivent-elles après?
des conneries parce que vous ne rélisez pas que nous aussi on s’est fait avoir.
vous pouvez me dire que j’ai été négligente, que je n’avais pas prévu que les choses allaient se dégrader, que pendant que je jonglais entre un mari chômeur dépressif, un boulot d’instit et trois enfants j’aurais aussi dû militer pour le futur des trentenaires d’aujourd’hui.
j’ai bêtement pensé qu’en leur offrant des bonnes conditions d’éducation, des cours de natation, de musique, et de tennis, ça serait déjà pas mal…
j’ai aussi pensé qu’en enseignant du mieux que je pouvais je leur permettrai de devenir des adultes responsables, autonomes, solidaires.
d’où une certaine déception en lisant votre billet,
élève Christophe? peut beaucoup mieux faire, a du talent, mais se laisse emporter par son style!
Céleste,
+1 en ce sens que l’on peut effectivement davantage parler de “négligence”. Maintenant, tous ces legs sont bien réels. Je ne dis pas que cette génération a tout fait pour nous les envoyer en pleine tête mais on aurait peut-être (égoïstement) avoir aussi notre petit moment de répis. Dans l’ordre:
A peine sorti du Lycée: le préservatif tu mettras sinon tu mourra.
A la fac tu travailleras dur et longtemps sinon tu mourras (professionnellement)
Dans le monde de l’emploi: tes diplômes tu jetteras et les pompes tu cireras
Dans la vie de tous les jours: pour tes aînés tu te sacrifieras sinon tu seras sans âme.
etc.. etc…
Bref ça lasse. Tout le monde consent pourtant à dire que rien ne va mais dès qu’il s’agit de faire un pas en avant… levée de boucliers.
Sur la négligence, on aimerait justement pouvoir ne pas tomber dans le même piège: en vrac (liste non exhaustive) les problèmes majeurs qui se posent aujourd’hui: les retraites, le développement durable,la question de l’eau (les conflits internationaux ne vont pas manquer dans les années à venir et pourtant, rien n’est fait), la création d’emplois à valeur ajoutée (cela pase aussi par une politique énergétique innovante), la gestion de la dette nationale, la revalorisation de l’enseignement, la gestion des cités (depuis le temps que l’on parle d’un plan marshall pour les banlieues), etc… Ce sont autant de dossiers prioritaires sur le plan politique. Cela passe par le vote par des mobilisations physiques ou via le Net, etc… Mais pour pouvoir faire cela, il faut plus que jamais se mettre autour d’une table, que nos hommes et femmes acceptent de sortir du clientélisme (comme si le smic à 1500 euros allait résoudre certains problèmes sur le fond…) et que les électeurs, toutes générations confondues acceptent de refuser le seul clientélisme. Cela vaut aussi pour les réformes. Je me souvient de la réforme Fillon (si ma mémoire est bonne) qui proposait entre autres un renforcement de l’enseignement des langues étrangères: un truc plutôt bien et utile. Réponse: tout le monde dans la rue… Désespérant. Des réformes de gauche ont subi le même sort. Le problème ne tient pas à un parti mais à l’impossibilité qu’à la France de se réformer sur des points vitaux.
J’en reviens à l’environnement: qu’est-ce qui nous empêche de développer les énergies renouvelables? Qu’est-ce qui nous empêche de rendre obligatoire la mise sur le marché à partir de 2010 (2008 de mémoire en Californie) de véhicules hybrides? Qu’est-ce qui nous empêche de ne pas, comme en Espagne (aussi de mémoire) de développer des centrales de traitement d’eau de mer (pour rendre l’eau potable) afin de prévenir l’assèchement de certaines parties du territoire?
Sur l’emploi, qu’est-ce qui empêche ce passage de témoin? Pourquoi ne pas regarder de temps en temps ce qui réussit ailleurs et essayer de s’en inspirer? etc.. etc..
Après, savoir s’il s’agit de réformes de gauche ou de droite, honnêtement, je m’en fiche. La responsabilité qui nous incombe aujourd’hui n’est pas d’amener untel plutôt qu’untel au pouvoir mais d’y accompagner celui ou celle qui sera le plus enclin à faire avancer ces dossiers.
Je ne sais pas si cela se voit vraiment. Mais les mentalités ont déjà profondément changées chez les moins de 35 ans. Demandez leur aujourd’hui ce qu’ils pensent pour la plupart d’entre eux des subventions lorsqu’ils montent un projet. la plupart souriront et vous expliqueront qu’ils préfèrent trouver de l’argent ailleurs. Je ne sais pas s’ils deviennent “entrepreneurs” malgré eux mais ils ne demandent pas l’aumône. Juste qu’on les laisse avancer par eux-mêmes. Se planter si besoin mais au moins essayer. De l’Etat, on n’attend plus grand chose ou si peu. A une exception près: du courage politique, de la volonté, une vision d’avenir. Beaucoup, je pense, voteront en fonction de cela. On n’a plus le temps pour les grands discours. Mais encore l’énergie pour avancer. Mais avancer nécessite aussi qu’on nous laisse mettre un pas devant l’autre. On ne le fait pas uniquement pour notre pomme mais aussi pour nos enfants. A la différence des générations précédentes, on ne se fait guère d’illusions. Ce ne sera pas une sinécure.On n’a pas fini d’en baver. Mais si on n’avance pas de nous-mêmes - ou si on accepte de se faire stopper au motif que nous serions encore trop jeunes
- on aura raté quelque chose et le discours qu’on tient aujourd’hui, on se le prendra en pleine figure d’ici 20-30 ans. Et cela, je doute que les trentenaires le veuillent. Alors oui, sans doute un brin idéalistes mais aussi réalistes, responsable. Cet enseignement là, vous ne l’avez pas donné en vain. Maintenant, il nous faut franchir une nouvelle étape, commencer à pouvoir prendre nos responsabilités. Et s’il faut aller hors de France pour le faire, on le fera peut-être, pour certains. Maintenant, oui, on préfèrerait rester. Mais cela ne tient pas qu’à nous.
moi j’ai pas parlé de gamins quidisent des conneries, moi j’ai dit : “les enfants de libé, qu’ont même plus les couilles pour foutre le feu à ce vieux monde fatigué pour prendre le pouvoir … enfin, l’apparence du pouvoir, juste le role de valets zélés de la bande à Parisot … Et qui pleurnichent sur la place que les vieilles ordures ne font pas aux petits jeunes qui ont envie de montrer leur talent … Ils finiraient même par réclamer l’extermination des vieux …”
Les marques du plaisir,
La notion de pub était pour votre blog… Maintenant, oui, la phrase n’était pas de vous mais de Céleste. Maintenant, je pensais que les lecteurs le comprendraient par eux-mêmes. Je dois moins les sous-estimer que vous…
Sinon, j’aime bien aussi “foutre le feu à ce vieux monde fatigué”. très constructif dans la démarche… Désolé, mais je doute que les trentenaires aient très envie de “foutre le feu”. Mais plutôt de (re)construire à partir de l’existent. Disons qu’on a vu le résultat du feu de mai 68. A l’arrivée, dupliquer la méthode ne donne pas très envie….
C’est marrant cet article on peut remplacer vieux par fonctionnaire sans que ça change le fond…
Pour Christophe
Bon, d’abord je suis heureux de ne pas avoir été le seul à réagir à cet article digne d’être dans le Point, le Figaro (encore que) ou Valeurs actuelles ou Loic Lemeur. Outre marquesduplaisir, il y a aussi :
http://soumission.sociale.over-blog.com/article-4359636-6.html
Ensuite, je n’ai pas été malpoli. Bien sûr, je n’ai pas commencé par dire “bonjour”, je n’ai pas dit “au revoir” et je n’ai pas glissé “cordialement”. Et alors ?
Enfin, tu as bien sûr le droit de penser ce que tu veux. Mais que fais-tu ici avec de telles idées ?
euh, bruno, lesmarques du plaisr et soumission sociale, c’est le même…:-)
Ces vieux soixante-huitards, alors! Non contents d’avoir été égoïstes jeunes et d’avoir sacrifié leurs parents, ils se sont TOUS recasés dans des fauteuils en cuir à péter dans la soie, et ils refusent d’arrêter de bosser pour laisser leur fauteuil en cuir aux jeunes. Et après faut leur payer leur retraite alors qu’à cause d’eux les jeunes ils bossent pas et nos cotises à quoi elles servent. Hardi mes braves. Sus aux vieux!
Je précise aussi que moi j’ai vingt-trois ans; et que je pense que le système des stages à répétition après les bac+5 dévalués, ilm est imputable largement à la génération des 35 berges, qui l’ont accepté massivement, guidés par la carotte qu’ils seraient TOUS cadres sups à toucher des premiers salaires plus gros que le dernier de leurs parents.
Sus aux 35-40 ans!
Vous vous rappelez de la fable du mec qui fout son vieux père à la portaprès avoir hérité? Même qu’il demande au petit-fils de filer une couverture au vieux, et le gamin la coupe en deux en disant qu’il garde l’autre moitié pour son père.
A méditer. D’une part, c’est pas en virant les vieux qu’on aura les moyens de se faire une société où tous les diplômés seront entrepreneurs ou cadres. Y aura probablement encore un bon 60% d’employés.
En plus, jouer à ce jeu -là à 35 ans, c’est courir à en être la victime à 50. C’est assez moisi comme deal, et pour moi tout à fait caractéristique du cliché du jeune trentenaire qui croit en la société de marché, l’ascenseur social pour tous si on fait les compromis nécessaires, etc… Mais que ça commence à être long.
Une bonne bande de jobards, tiens.
Oui, c’est un pamphlet; mais il y a dans votre article une aigreur si délectable que c’est une friandise que je m’offre là, merci de votre indulgence.
Et regardez quand même s’il n’y a pas moyen de jouer un jeu avec d’autre règles; vous avez déjà beaucoup perdu à celui-là.
Christophe Nonnenmacher : “j’assume ma connerie”.
Alors tout est dit (je sais, c’est malhonnête…).
C’est dommage, ça avait l’air bien “le monde citoyen” on est juste pas du même… monde.
Bonne chance pour ta prochaine expatriation et pour l’avenir de votre “Nouvel obs pour jeunes connectés”.
Ben, trentenaire.
(tiens, c’est pas une pub pour politis en dessous ?! Bon à l’avenir je me bornerai au Monolecte. Allons voir ailleurs si on y est).
@ Bruno,
Ce que je fais ici? J’écris, je débats. Un truc, sauf erreur de ma part, encore permis en France
Comme je l’ai dit précédement, il y a quinze jours de cela, j’étais un “gaucho”. Aujourd’hui un “vendu au grand capital”. Je prends ce yoyo comme un compliment
@ Perf,
Pourquoi avons-nous accepté des stages? Pour nous former professionnellement. pour commencer à gagner notre vie (même mal) et parce que généralement c’était ça ou rien. Bie sûr on aurait pu fumer des pétards, jouer à la playstation du matin au soir, demander du pognon - toujours et encore - à nos parents mais bon… Le truc est que l’air de rien, ces stages nous ont appris pas mal de choses, au moins pour certains. A défaut de pouvoir les mettre en pratique sous forme de salariat, certains s’en sont servis pour monter leur propre activité.
Quant à mon “aigreur” supposée, si vous le dites c’est que ça doit être vrai. Vous connaissez ma vie sans doute mieux que moi. Maintenant, si vous avez réussi à trouver professionnellement ce que les trentenaires cherchent encore, j’en suis sincèrement ravi. Cela fait au moins une personne satisfaite du système actuel.
Sinon sur “Et regardez quand même s’il n’y a pas moyen de jouer un jeu avec d’autre règles; vous avez déjà beaucoup perdu à celui-là.”, pas mal de trentenaires ont choisi leur propre règle: 1/ l’expatriation; 2/ créer sa propre boîte ou activité. Comme je le disais par mail à l’un des membres de LMC, à ce rythme on est en train de flinguer le salariat et de créer un pays de travailleurs indépendants
On aurait bien aimé ne pas encourager cette tendance mais bon, c’est comme les stages: un moment ou un autre, il faut bien trouver un moyen garder la tête hors de l’eau.
Christophe
Ben,
Je serais en ce cas curieux de savoir dans quel monde vous vivez. Non, juste pour savoir: cela vous paraît normal de voir des dîplomés chez MacDo? De voir les salaires réduire comme peau de chagrin et, par voie de conséquence, les cotisations sociales et retraites? No si je dis ça c’est simplement parce que plus on a de chômeurs et d’emplois précaires, moins on peut les financer ces fameuses retraites. Ce n’est pas de la provoc, juste du bon sens. Quant à la présence de Politis, le fait de soutenir Bernard et ce magazine serait-il incompatible avec la réflexion? Pour ma part j’en doute. En même temps, à vous écouter, le titre de l’article est au moins bien choisi. A croire que le débat est interdit dans ce pays. Dommage, parce qu’à ce rythme on ne risque pas d’avancer et encore moins de trouver des solutions à nos problèmes de société.
Christophe
tu sais ça devient un peu lassanr. J’ai 64 ans, pas d’appartement et une petite retraite. Nous avions de travail mais non qualifié parce que nous étions majoritairement non diplomés (même les filles des catégories sociales dites aisées). Nous avons enterriné assez vite qu’il fallait choisir entre les livres et l’appartement ou la voiture. Bien sur j’ai eu la chance de faire 43 ans un boulot de merde. Disposée à vous aider dans vos combats mais vous les jeunes presqu’installés pourriez vous arrêter de temps à autre de nous injurier
Brigetou,
Il n’est pas question d’injure. Juste de poser un problème que l’on évite soigneusement d’aborder depuis des années. Alors bien sûr, on pourrait faire genre ce n’est pas grave, mais la réalité est autre. Qui a dit que tous les seniors vivaient confortablement? Est-ce que c’est l’ouvrier qui embauche à l’entrée d’une entreprise, bien sur que non. Est-ce lui qui s’accroche à son poste de cadre? Là encore non.
Maintenant, de deux choses l’une: soit on ferme les yeux, on fait comme si de rien n’était et la situation ne va s’arranger ni pour les trentaires ni pour les quadras ni pour leurs enfants. Soit on essaie un jour de poser les problèmes sur la table et d’essayer de trouver (tous ensemble comme dirait Céleste) une issue. Là encore c’est du bon sens. Et désolé mais voir partir cahque jour un peu plus nombreux de jeunes entrepreneurs français à l’étranger n’est pas pour me ravir. Pour une raison au moins: parce qui dit entrepreneur dit emplois et qui dit emplois dit rentrées budgétaires. Alors, oui, on pourrait aussi se contenter d’avoir des chômeurs et des emplois précaires mais là, je doute que l’on s’en sorte… que ce soit les seniors ou les trentenaires.
Christophe
Je suis désolé mais je vais faire ici un peu de CORPORATISME ETROIT, non sans avoir au préalable fait remarquer, siouplé, qu’il serait temps de mettre de putain de LMC à l’heure d’hiver.
Alors voilà ce que je voulais dire:
JE
SAVAIS
PAS
QUE
JACQUES
MARSEILLE
ECRIVAIT
SUR
LE
MONDE
CITOYEN
SOUS
PSEUDO.
Et je voudrais ajouter que J’AI TRES ENVIE DE COTISER POUR LA RETRAITE DES IEUVS, ET QUE MES ENFANTS COTISENT POUR LA MIENNE.
Et JE SUGGERE QUE CEUX QUI NE SONT PAS CONTENTS AILLENT TOUT DE SUITE S’INSTALLER A LONDRES, comme ça ils seront cités dans le prochain dossier du “Point” sur ces jeunes Français dynamiques (et juppéistes) qu’une ahurissante pression fiscale a contraints au terrible exil britannique.
Bon, forcément, si je parle par ellipse…
Non, je suis pas un satisfait du système actuel.
Ce que je dis, c’est que justement, cette optique jeune contre vieux est une des impasses du système actuel: au sens où ce rapport de force jeunes/vieux est très différent slon les catégories socioprofessionnelles, en d’autres termes/ les classes sociales. Ce n’est pas en s’en prenant aux quinquagénaires des classes sociales supérieures qu’on trouvera du boulot satisfaisants pour tous; ne serait-ce que parce que vu ce que vous présentez comme un boulot satisfaisant (que je peux parfaitement comprendre), il y a trop de postulants. Une société capitaliste ne peut pas proposer un travail épanouissant intellectuellement avec une vraie marge de progression tant financière que professionnelle à plus de 10 ou 15% de sa population active. Or, c’est un pourcentage beaucoup plus important des jeunes actifs qui a l’air d’y aspirer. Notamment parce qu’on nous présente les études comme un débouché automatique dans le monde du travail. Or, que je sache, on ne crée pas plus d’emplois au fur et à mesure que le nombre de diplômés dans cette catégorie augmente. Même problème pour les jeunes salairés ou entrepreuneurs, bien sûr. Dès lors qu’il y a de plus en plus de diplômés pour de moins en moins de demande, les conditions de travail se dégradent. D’où les stages à répétition:
ce n’est en soi pas légitime de travailler gratuitement ou presque, mais il s’agit moins de former les nouveaux actifs que de décourager les plus nombreux, en profitant d’une réserve renouvelable de travail gratuit.
Il me semble peu judicieux de se prendre de cet état de fait aux actifs déjà en place, alors que nous jouons le jeu des diplômes en vue d’une position sociale que rien ne nous promet. Il y a sûrement des moyens de faire fructifier nos diplômes aux marges du monde du travail, et d’une manière satisfaisante; mais il nous faudra accepter pour cela de ne pas viser systématiquement un type d’emploi qui les rentabilisent au maximum.
Ce n’est pas forcément évident; mais je ne veux pas reprocher à la génération de mes parents le fait d’avoir cru sur parole que nous mangerions tous à leur ratelier.
Qui vous a promis que vos études universitaires vous garantissaient quelque chose? Pour moi, certainement pas ceux que vous visez.
Nous sommes aussi reponsables de cet état de fait. Nous n’atteindrons pas les objectifs maximum que nous pouvions viser, et nous perdrions du temps, de la lucidité et de l’énergie à s’en prendre à ceux dont nous avons pris pour proie la position sociale.
C’est plus clair ainsi?
Sébastien,
Venant de la part de quelqu’un qui refuse tout débat aux lecteurs de LMC en fermant les commentaires sur la quasi totalité de ses articles, je prends ton commentaire pour un compliment.
Christophe
Excellent !
L’anti-vieux fait recette. Après l’anti-jeune des zones laissées en friches, voilà donc la tendance de cet automne estival.
Ce n’est absolument pas la cause des “caisses vides” (encore une ritournelle), mais c’est tellement “intelligent” de le faire croire.
Avez-vous compté dans votre diatribe anti-vieux tous ceux qui n’ont que le “minimum vieillesse” pour survivre, toux ceux qui ont moins que ce “minimum” ? Ils sont légion (donc très nombreux).
Drôle de manière de procéder, que de porter ainsi ombrage à des personnes selon leur âge.
J’aurais au minimum tenté de le faire sous l’angle de la possession (non, pas la démoniaque, mais l’argentique - et je ne cause pas photo). Certes, il doit y avoir férocement plus de millionnaires âgés que jeunots, mais la question est-elle celle de l’âge.
J’opte pour la répartition (comme dans “meilleure répartition”), et je pointe l’extraordinaire perte sèche due à la baisse des impôts : elle se chiffre en milliards d’euros, et sans la moindre compensation au niveau de l’emploi, pour le plus grand bénéfice de quelques heureux bénéficiaires (vieux ou pas, peu importe).
Etonnant, non ?
Que la duperie des diplômes éclate maintenant n’est que la pointe de l’iceberg de l’accaparation des richesses par une infime minorité.
Tout le reste n’est que fables et mensonges.
Perf,
On n’est pas si éloigné. Le fait est aujourd’hui qu’on a entre autre un réel problème de retraites (il y en a d’autres mais restons sur celui-ci). La question est: comment le resoudre? Pour cela, il faut être deux sinon plusieurs à discuter. Dès lors que ceux qui sont à la retraite ou ceux en passent de l’être refuse toute discussion, toute perspective de réforme, comment veux-tu faire? Tu leur parles emploi, à peu de choses près, un grand nombre d’entre eux (pour ceux qui ont des postes à responsabilité, du moins) te disent “démerdez-vous, nous on reste et vous ne passerez pas”. Ok, très bien, on fait avec. Mais ne nous demandes pas non plus de dire merci. Sur le débat des retraites, idem.
Sur le nombre de diplômés (je vais encore me faire des potes), un ancien futur toujours jamis canditat à la présidentielle avait un jour fait voeux que 80% d’une classe d’âge ait le bac. Forcément, les métiers techniques, étant jugés dégradants. Alors 80% ont eu le bac généraliste, so,nt entré en fac avec le taux de laissés sur le carreaux que l’on connaît sur le plan professionnel. Très classe comme mesure, super résultat. Je pourrais m’en foutre, mangeant à ma faim et ayant une activité dont je n’ai pas à me plaindre, mais voilà, voir des mecs bosser chez macdo ou en tant que téléopérateur à Bac +5 m’insupporte. Ceci d’autant plus que ce n’est certainement pas avec les salaires de misère qu’ils se paient qu’ils risquent de renflouer les précieuses caisses de retraite dont on déjà besoin nos aînés. A l’inverse, on est en manque ahurissant d’artisans, de gens dans la restauration etc.. le pire c’est qu’au nom des valeurs de gauche, il faudrait trouver cela normal. Désolé mais là on baigne en plein délire.
Christophe
Edmond K,
Si vous en êtes convaincu… Que vous dire d’autre sinon vous inviter à relire les échanges de commentaires. Juste pour être sûr de vous comprendre: vous proposez quoi concrètement comme solution au problème des retraites sinon ne surtout pas débattre du problème de fond qu’il pose et vous en laver les mains en attendant que d’autre récupère bébé avec l’eau du bain?
Christophe
Je n’ai ni le temps de blablater avec un “oui-ouiste” de retour, ni l’envie de me “poser” dans ces rets abrutissants de fatuité (”surtout ne pas débattre”, quelle ânerie, comme si un site pollué de cette manière là - sus aux vieux - était un lieu de débat).
Lisez un minimum ce que j’ai répondu à votre message anti-vieux.
Je n’aime pas les anti-vieux. Je n’aime pas ceux qui catégorisent et réduisent.
Et pour la question des retraites, comme celle de l’emploi, j’ose vous proposer de mieux étudier les indices de cette économie rayonnante uniquement pour les uns (que vous servez fort bien, ma foi).
Connaissez-vous cette anecdote relative au sauvetage d’une partie importante de la fortune d’un héritier, avec le très courageux soutien d’un ex-meilleur économiste de France en charge d’un primo ministère, qui donc nationalisa un temps l’industrie vacillante de ce baron, pour lui épargner les affres d’un appauvrissement du à la “concurrence” ? C’était en 1978.
Et depuis, rien n’a vraiment changé. Cela s’est même accéléré. J’en veux pour exemple cette retraite dorée offerte à un “patron” qui a plombé le groupe qui l’employait (des milliers d’années de SMIC)
Il se trouve toujours des gens “intelligents” pour inventer de fausses causes aux difficultés réelles et terribles que connaissent des millions de personnes (pour rester franco-français).
Êtes-vous une personne “intelligente” ? Certes oui, hélas.
Seconde “couche” (donc dernière) : je reparle de répartition, avec le qualificatif suivant : “meilleure”, donc plus juste.
Est-ce un mot si difficile à entendre pour un “intelligent” ? Soyez pleinement rasséréné, votre machine tourne à vide, c’est une parodie de pensée, juste des mots alignés pour la “frime”, nous le savons très bien, vous comme moi.
Comme je dis toujours: pour les débats, y a Yves Calvi.
Ou “Vive Le Feu!”
Et comme je suis un gros branleur, c’est vrai, j’avoue, j’ai pas envie de me fader des commentaires sur deux blogs à la fois.
Bouge pas, j’arrose le baobab qui me pousse dans la main!
Edmond K,
J’aime bien le terme “oui ouiste” utilisé par quelqu’un qui dit ne pas aimer ceux qui ” qui catégorisent et réduisent”… Seriez-vous l’un d’entre eux?
J’aime bien aussi votre volonté de ne “pas débattre”. Un grand signe d’ouverture. Vous ne partagez pas un constat alors vous faites l’autruche avec quelques phrases bien senties au milieu. C’est un concept.
Plus sérieusement, vous voulez une meilleure répartition. Ok, maintenant, concrètement, cela se fait comment, pour que cela soit profitable et juste pour tous. Là dessus, je suis sérieux et ai vraiment envie de comprendre jusqu’u bout votre analyse. Je ne demande qu’à être convaincu. Mais “meilleure” ne veut, concrètement pas dire grand chose.
Christophe
Seb,
En fait, si je comprends bien, tu n’es sur LMC que pour générer du trafic vers ton propre blog. pour béneficier du buzz. pour le côté marketing. Ce n’est pas très de gauche ça… Si? Bon, il y a sans doute une autre raison que tu nous as expliqué en interne mais faisons comme si rien n’avait été dit…
Christophe
heu… je crois que beaucoup de visiteurs viennent sur LMC pour lire Sébastien Fontenelle !
pitan , des fois je me prendrais pour doubeliou … le déluge que j’ai déclenché …. merde on me dit dans l’oreillette que c’est pô moi ….
cherais jamais invité aux raoults des zinfluents alors ??? …
Bon, on va retourner causer politique, ailleurs …
Pareil que Etrangère : obligé de traquer Fontenelle jusqu’ici, il semble même qu’il y publie des trucs qu’y met pas chez lui.
Pour les non-comprenants des changements en cours, notamment en terme de répartition des richesses, et parce que les classes moyennes commencent à se prendre dans la tronche ce qui est déjà tombé sur la gueule des pauvres, je ne peux que conseiller DOL de Squarzoni (chez les Requins Marteaux).
Quelques années de Raffarin expliquées dans une BD de plusieurs centaines de pages, pour 30€. Plus long, plus dur à lire, moins coloré qu’un Tintin, mais au moins, il y a plus d’images que chez Halimi ou Wacquant. Accessoirement, la forme ne le cède pas au fond, c’est plutôt réussi, même comme BD.
Sinon, puisqu’on parle changements dans la répartition des richesses, faut aussi parler des bénéficiaires : “Grandes fortunes : Dynasties familiales et formes de richesses en France” du couple Pinçon vient de ressortir (pas plus de 10€). De la sociologie sur des gens dont vous imaginez même pas la fortune et la classe, et qui sont les maîtres du monde. Et qui regardent les jeunes diplômés piégés foutre sur leurs vieux sous prétexte qu’ils n’auront pas comme eux un pavillon à la con et une mégane.
A part ça, pendant ce temps, c’est la révolution au Mexique.
Ouaillle,
Juste pour être sûr de comprendre: le petit patron de PME, en tant que patron mais pas riche, il est dans quelle case, entre le pauvres et les grandes fortunes? Dans la classe moyenne ou ailleurs? La question est sérieuse, n’y cherchez pas d’ironie. J’essaie juste de piger pour le coup…
Christophe
Heu, Christophe, ton commentaire, là. Sur le “buzz” et tous ces trucs.
Je veux pas dire, mais c’est carrément très con.
Très.
Pour la simple et bonne raison que les billets que je balance ici sont, en effet, “des trucs que je ne mets pas chez moi”.
De sorte que bien souvent j’écris deux billets: un pour chez moi, un pour ici.
Je n’en tire aucune gloriole, j’en ai rien à foutre, je le fais parce que ça me fait plaisir.
Très franchement, tes histoires de “marketing”, etc.: ça me fait littéralement halluciner.
La suite, si tu veux bien, sur notre liste de discussion LMC.
@ Etrangère: c’est super gentil, mais j’espère que vous venez aussi, et je le dis très sincèrement, pour lire les billets des camarades, Monolecte, Olive, Gibi et tous les autres.
Putain, ayé, chuis vénèr.
@ Ouaille
Tant qu’à y être: “Un Homme Est Mort”, de Kris et Davodeau, chez Futuropolis.
Là encore, c’est vraiment vachement bien!
Tu conclus : «En fait, mieux vaudrait tout simplement qu’il se taise. » Mais c’est ce que le jeune fait déjà… Pour son plus grand malheur !
La vie même est luttes et se soumettre c’est mourir. Les anciens avaient comprit cela d’où les progrès sociaux constatables jusqu’au millieu du XXe siècle. Accuser ses semblables non dominants tels des chevaux en une écurie sans avoine est une forme de soumission (Dicton populaire : «Dans une écurie sans avoine les chevaux se battent.»)
Ce blog étant le reflet d’une telle tendance, je prie son auteur de se ressaisir !
@ rédacteurs du monde citoyen … enfin certains ..
)))
Et si tout ce bouzin de blogo-machin ou on est une super bande de pôtes progressistes et hachement citoyens, c’était juste un coup de Marketinge de LLM …???????
Et si la blogo-machin elle était juste un reflet d’une partie de ces classes moyennes partant en vrille, un peu dans tous les sens , et sombrant parfois dans l’aigre sans aucune douceur ?????
Et si le web, quel qu’en soit la version, c’était juste un outil …???
Pour quel usage ???
Et avec qui ???
Perso, je m’en fous, je blogue pas … et chuis pas gentil …, alors ce que j’en dis …
Depuis hier, je lis attentivement le débât ici (et ailleurs). J’essaie de comprendre. Que Christophe rêve d’une vie meilleure, soit, c’est légitime,me disais-je en apparté.Sauf qu’en suivant le fil de la discussion, on voit autre chose:Non pas changer les chose (ou essayer au moins), juste avoir le “pouvoir”, quitte à écraser sous ses semelles cloutées tout ce qui pourrait entraver son “ascension”, vieux ou autres……..Sauf que parfois, les rangers cloutés, on se les prend dans la gueule, et ça, ça manque à sa “culture”!!!
Chuis sur Lieux communs ou quoi ? Les commentateurs se donnent du vous ! (Comme chez Swami aussi d’ailleurs).
Moi je dis : le débat ne nuit jamais. Et que ce n’est pas parce qu’il y a un texte qu’on n’aime pas qu’il faut de suite effacer un site de sa “blogroll”. En plus, j’trouve ça carrément pédant de prendre la peine de faire un billet pour annoncer ça, en l’argumentant d’un galimatia de vaguement mal baisé. Ceci dit, j’suis d’accord avec Céleste sur cette façon de vouloir créer des scissions qui n’ont pas forcément de sens et qui n’apportent rien de positif.
Mon père est complètement dépolitisé, ne vote pas, s’en fout complètement, a une vision horriblement cynique de la politique. Je suis complètement à l’opposé de sa vision de la politique. Mais ce n’est pas pour autant que je lui en veux et que je lui fais la gueule… Même que je paie presque régulièrement ce que je dois à l’Organic. L’ennemi est ailleurs. Pas parmi les vieux. Mais ailleurs. D’ailleurs… Votre petit doigt est-il normal ? Y parait que les atlantistes ont le petit doigt tout raide. Et vous ?
C’est vrai qu’a mon age on baise plus guère, mon bon monsieur ….
)))
Par contre, je fais ce que je veux avec ma blogroll, et en général , j’attends des répétitions de trucs avec lesquels j’accroche pas avant de cliquer sur la poubelle …
Puis, c’est vrai que j’aime assez titiller le crapaud-buffle, en général, il gonfle, gonfle, et éclate …
moi aussi j’essaye de comprendre.
mais j’arrive toujours à la même conclusion, d’un côté il y a ceux qui ont accès à la culture, à l’éducation, à la santé et à la nourriture et qui se plaignent, de l’autre il y a ceux qui crèvent de faim, 854 millions d’affamés (chiffres Fao, voir chez Sébastien) et dont on refuse d’entendre les hurlements de désespoir.
Tout ça dans un monde où les richesses sont multiples.
Je peux comprendre les aspirations et les désillusions des jeunes diplômés, je comprends aussi très bien l’amertume des familles qui leur ont permis d’étudier (les études, ça coûte cher)
quand Christophe nous dit:” Puisque c’est comme ça , on va aller travailler à l’étranger”, tout ce que j’ai envie de lui répondre c’est “Et bien allez-y, on ne vous retient pas, allez vous illusionner ailleurs, allez user vos forces, votre énergie et votre jeunesse pour alimenter l’ultra libéralisme, qui en échange vous accordera quelques miettes avant de vous jeter au rebut quand vous serez devenus vieux et pas assez productifs, car vous aussi, vous allez vieillir, personne n’y échappe »
la seule chance de survie de l’humanité passe par la solidarité intergénérationnelle, internationale, intersexuelle.
Dans le monde d’aujourd’hui qui va si mal, pourquoi, vous les trentenaires diplômés, ne vous posez-vous pas (certains le font déjà) comme défi la survivance de l’humanité, son bien être ?
Une belle cause, généreuse qui vous ferait oublier vos frustrations, vous ne roulerez peut être jamais en 4×4, mais vous œuvrerez pour tous, vous aurez un idéal, humain.
Vous allez me répondre que vous le faites déjà, non, vous observez, vous vous émouvez, mais vous continuez à alimenter la machine qui tue.
Parfois, il faut faire des choix.
Au lieu de regarder jalousement ce que nous avons eu et que vous avez peur de ne pas avoir, tournez vous vers l’avenir de tous.
Dites-vous aussi que les générations qui vous ont précédés ont eu leur part de difficultés, de souffrance et de lutte, vous n’en voyez que le résultat et vous le dénigrez.
C’est comme…cracher dans la soupe qu’on a la chance d’avoir !
@ fred … par contre chuis ennuyé pasque j’aime bien le post du jour de Langlois …
au fait , à ceux que la lecture répétée de Marseille et Cohen à pas rendu totalement …
deux excellents articles d’un économiste …
http://obouba.over-blog.com/article-3690302.html
http://obouba.over-blog.com/article-2744441.html
… idées reçues killer le OBO … des fois il tue même les notres …:o)))
@ Les marques du plaisir :
Pour tout dire, le billet de Christophe a fait longuement débat sur la liste de discussion interne à LMC, et on s’est engueulés grave hier… mais après la publication (je sais, pas très pro, mais enfin tout ça c’est aussi du bénévolat).
Ceci étant, le billet est paru, a suscité un débat et de superbes réflexions ici, qui remettent les pendules à l’heure (je pense à Céleste notamment, Fred, Evabien, croa, seb, toi même et d’autres).
Si ça te tente, et au delà de ta réaction d’hier sur ton blog, l’équipe de LMC te propose de rédiger ici un billet (argumenté) pour expliquer ton point de vue sur cette question des retraites, des générations, de la solidarité, etc
L’objectif c’est pas de “rattraper le coup” (on s’en fout un peu que tu ais retiré LMC de ta blogroll) mais de montrer que LMC est un site de débats et de construction, ouvert à ses lecteurs.
pour le reste, pas de marketing dans le bouzin. Juste un groupe d’auteurs venus d’horizons très … divers.
Ayé.
Aaaaaah.
Ca va mieux.
Ca soulage de soulager sa conscience.
bah … mon objectif est atteint … il était de mettre le doigt sur un truc qui me dérangeait depuis quelque temps …
))) elle fait dans le moins “caractériel” que moi … perso, la question des retraites, je pense qu’il faut filer le bébé à des gens qui ont plus d’outils économiques que moi … sur la question des réajustements de mécanismes de solidarité aussi … ce sont des questions trop importantes pour les traiter en surface …
)))
C’est vrai que j’ai tendance à y aller avec les deux rangers en même temps … on refait pas sa mauvaise éducation ….
mais des fois, faut ne pas faire dans la demi mesure, parcequ’on créve de ce monde polissé …
Ma camarade de blog est en train de bosser sur le mythe de l’expatrié …
Un Olivier Bouba aurait bien plus sa place que moi ici …