Un putain de discours qui déchire sa race
par Ericmainville, 11 November 2006
Jeudi dernier, le président Chirac a prononcé un discours à Colombey-les-Deux-Églises, pour les raisons que l’on sait. C’était un sacré discours. Un putain de discours qui déchire sa race.
Voilà comment ça a commencé. Jacques Chirac est monté à la tribune. Il a déclamé :
“Amiral,
Chère Madame de Boissieu,
Messieurs les Premiers ministres,
Monsieur le président du Sénat,
Monsieur le président de l’Assemblée nationale,
Mesdames et messieurs les ministres,
Monsieur le président du Conseil constitutionnel,
Monsieur le président de la Fondation Charles-de-Gaulle, Cher Yves Guéna,
Monsieur le président du Conseil régional,
Monsieur le président du Conseil général de la Haute-Marne, Cher Bruno Sido,
Messieurs les ambassadeurs,
Mesdames et messieurs les parlementaires et les élus,
Mesdames et messieurs…”
Là, Chirac a fait une pause. Il a écarquillé les yeux vers la caméra. Et il a prononcé son putain de discours qui déchire sa race.
Vous remarquerez qu’il n’a salué ni les chômeurs, ni les Rmistes, ni les jeunes de banlieue, ni les travailleurs précaires, ni les smicards, pourtant si nombreux dans son beau pays.
Et là j’entends le lecteur qui proteste : « Mais si, Jacques Chirac les a salués. Il a dit « mesdames et messieurs ». Cela inclut les chômeurs, les Rmistes, les jeunes de banlieue et toute la piétaille qu’on ne désigne que par des noms génériques. »
Vous avez raison, cher lecteur. Jacques Chirac connaît le protocole mieux que quiconque. Aussi je ne saurais trop vous conseiller de lire en entier son discours (ou de le regarder en vidéo sur le site de l’Elysée), car c’est une petite leçon d’Histoire et de civisme. Et c’est surtout un putain de discours qui déchire sa race.
2 Comments
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Mouais. Toujours la même obsession d’adapter la France à un monde qui bouge. Il faudra bien qu’ils finissent par entendre qu’un autre monde est possible.
J’ai surtout retenu qu’il a plaidé contre toute modification institutionnelle. Or je suis partisan d’une 6ème république.