J’aime beaucoup Laurence Ferrari
par phil, 28 November 2006
Moi j’aime bien Laurence Ferrari. En même temps on s’en fout un peu, mais bon, comme c’est une chronique people autant s’attacher à des gens qu’on aime. Pas vrai ?
Oui je vois dans votre oeil que, vaguement, ça vous dit quelque chose… Laurence Ferrari, petite blonde mignonne qui vis sa vie…. mmmm ? Aaaaah, ça y est.
Ben voui, l’ex-doublure de Claire Chazal,… le 7 à 8 dominical avec son mari sur TFone… rooooh comment c’est-il ? C’est fout ce qu’on perd les noms. Ah oui, Thomas Hugues-l’ex doublure-de-PPDA.
Donc Laulau Ferrari donne une interview “exclusive” pour le site imedias.biz
pour faire le point de son nouveau thé dansant sa nouvelle émission politique, baptisée (on se demande bien pourquoi) Dimanche+.
Intéressante pour tout dire. Qui donne à voir toute la profondeur du personnage.
EPANOUIE elle est, c’est dans le corps de l’article. Passer de 30% à 3% de parts de marché - c’est à dire de gens qui vous regardent - ça soulage apparemment. On est content pour elle et comme on la comprend : cette pression des chiffres d’audience est assez nulle, mais elle se justifie dans un système où plus il y a de téléspectateurs, plus il y a de publicité, plus le pdg est content.
Elle est mignonne la Laurence. Première question :
On vous connaissait assez peu dans le registre de l’interview politique. Qu’est-ce qui est le plus difficile dans cet exercice ?
“Je prends beaucoup de plaisir à interviewer les politiques. La difficulté, ce n’est pas quand on va les chercher là où ça fait mal. Au contraire, c’est quand on a des gens en face de soi qui ne veulent pas répondre, qui manient la langue de bois. C’est extrêmement dur de ne pas trop les secouer, de ne pas trop les agresser pour qu’ils sortent des phrases normales et qu’ils soient concrets. Mais tous les journalistes sont confrontés à cette langue de bois“.
Voilà, Laulau vous dis tout : elle a du mal avec la langue de bois des politiques. Tellement dur qu’elle prend VRAIMENT sur elle pour ne pas leur rentrer dedans. Pfffffff, c’est trop hard la vie de journaliste-politique-à-la-télé…
Donc elle les ménage, leur fait des sourires, pose des questions qui les rassure pour qu’ils sortent de la langue de bambou. Mais bon, ça marche pas à tous les coups.
Laurence Ferrari nous dit aussi qu’on traîte pas un candidat à l’élection présidentielle comme un second couteau. Ben tiens ! Il ne manquerait plus qu’elle se coupe d’un vainqueur potentiel. Faut savoir ménager la chêvre et le chou, on sait jamais. Peut-être même qu’un de ces jours elle lui fera sa biographie… va savoir (là, c’est moi qui interprête).
“C’est très différent. il faut distinguer ceux qui sont candidats et ceux qui ne le sont pas. Le niveau d’exigence face à ceux qui sont candidats n’est pas le même que pour les gens qui font partie de l’état major par exemple ou qui passent la parole du candidat“.
En même temps, pour l’instant seuls les seconds couteaux se sont rendus sur le plateau de l’émission de Laulau. Mais les candidats (Ségo et Sarko entre autres) sont prévenus… ILS-NE-SERONT-PAS-TRAITÉS-COMME-LES-SECONDS-COUTEAUX.
Madame Laulau leur réserve un traîtement de faveur, en modifiant le curseur de son “niveau d’exigence” (les candidats doivent être terrifiés).
Ce qui est formidable avec Laurence, c’est qu’elle continue à prendre du plaisir. Au fond, elle se fout de qui elle invite, de quoi ils parlent, des sujets de société qu’ils vont aborder. Citons au hasard les problèmes dans les banlieues, le chômage, la précarisation du monde du travail et du monde étudiant, les travailleurs pauvres, l’écart vertigineux qui se creuse entre les plus bas et les plus hauts salaires, la question des retraites (aaah les retraites), le thème de l’immigration…
NON ! Laurence Ferrari admet qu’elle “s’amuse beaucoup” et “pose les bonnes questions tout en gardant un certain recul et une certaine forme d’humour“.
Géniale, non ? Modeste surtout.
“Un certain recul”… C’est très pro ça, cocotte ! “Une certaine forme d’humour”… Coool. Une vraie leçon de journalisme.
Morceaux choisis : “Les gens (comprenez les téléspectateurs) viennent pour l’émission et pas pour l’invité“. Décryptage : ils viennent voir les reportages et la présentatrice (sympa pour l’invité).
“L’interview est une matière vivante. (…) Moi, j’aime bien les interviews où on peut aller sur plusieurs registres. Celle de Laurent Fabius était très intéressante car il était très ému au début, très en colère à un moment. Donc, ce qui est agréable, c’est quand on a quelqu’un qui n’est pas monocorde, complètement lisse en face de soi. A ce titre là, j’étais particulièrement fière de cette interview de Laurent Fabius“.
Laurence ferrari ne juge la qualité de ses interviews que sur les postures affectives - “très ému” ou “très en colère” - que pourraient prendre ses invités.
Rien sur le contenu de leurs discours, leurs prises de positions, voire leurs contradictions, ou encore leurs échecs (réussites) dans l’application de leurs politiques.
A une question d’Imedias.biz sur la pérennité de l’émission, conçue à la base dans la perspective des présidentielles 2007, Laurence Ferrari est catégorique : “Non, elle sera là pour une deuxième saison (…) Je ne pense pas que la vie politique va s’arrêter après la présidentielle, au contraire“.
PUTAIN MAIS OU VA T’ELLE CHERCHER TOUT CA ???
Bon, je crois que je vais arrêter là. Parce que toute l’interview est de la même eau : sans goût , sans saveur, béate et insipide. Et pourtant, ça me donne la gerbe. Va comprendre.
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11 Comments
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:-D
Comme quoi…
Au moins l’on peut se dire qu’on ne fera jamais de télé et que l’on aura pas d’article de ce genre sur nous :p
Elle est très jolie sur cette photo.
ah je suis morte de rire : prendre sur soi pour ne pas secouer les politiques…..
c’est dingue comme nos journlaistes, partout ont une maitrise d’eux memes…….ils prennent tous sur eux si magnifiquement que …chapeau bas !
ils ont du passer tous une maitrise en la matière
@ Les yeux : ne généralisons pas à propos des journalistes, Laurence Ferrari est juste un modèle dans son genre.
trop nul !!! y’en a qui ont rien a foutre de leur journée!!!! n’est ce pas phil!!!
je ne sais pas pour qui tu te prend mais en tout cas débiner les autres c’est pas très malin!!
J’écris plutôt la nuit. Suivant…
dommage, je n’ai jamais vu Laurence Ferrari, j’aurais encore plus apprécié ton article…
incolore inodore et sans saveur
la télé italienne regorge de gandes blondes minces, le type italien quoi! surtout du sud!
elles alignent des niaiseries en croisant les gambettes…affligeant
Eh oui Céleste, le medium c’est le message comme disait Mc Luhan en 1967. La Télé privilégie la forme au fond. Et c’est la forme qui devient le message. Laulau Ferrari a malheureusement raison quand elle dit que les gens viennent la voir pour l’émission, pas pour l’invité…
Eh bien moi, je l’aime beaucoup. Mais je ne suis aucunement objectif, c’est une amie
En fait Guy, je ne la déteste pas vraiment, elle est surement très sympa dans la vraie vie et quand je regarde sa photo, j’ai plutôt envie de tomber en sympathie avec elle…
)
D’ailleurs si tu pouvais lui passer le message : “On t’aime bien Laulau, mais si tu pouvais être un poil plus mordante à la télé…”