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	<title>Comments on: Sarkozy - I&#62;télé : un déjeuner dur à digérer</title>
	<link>http://lemondecitoyen.com/2006/12/10/sarkozy-lci-un-dejeuner-dur-a-digerer/</link>
	<description>Média politique propulsé par l'autre rédaction</description>
	<pubDate>Sat, 22 Nov 2008 00:01:20 +0000</pubDate>
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	<item>
		<title>by: bjebizilux</title>
		<link>http://lemondecitoyen.com/2006/12/10/sarkozy-lci-un-dejeuner-dur-a-digerer/#comment-108306</link>
		<pubDate>Sat, 15 Nov 2008 13:03:31 +0000</pubDate>
		<guid>http://lemondecitoyen.com/2006/12/10/sarkozy-lci-un-dejeuner-dur-a-digerer/#comment-108306</guid>
					<description>&lt;a href="http://femalegenitalmu.proboards.com" rel="nofollow"&gt;female genital&lt;/a&gt;</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://femalegenitalmu.proboards.com" rel="nofollow">female genital</a>
</p>
]]></content:encoded>
				</item>
	<item>
		<title>by: fetish</title>
		<link>http://lemondecitoyen.com/2006/12/10/sarkozy-lci-un-dejeuner-dur-a-digerer/#comment-107632</link>
		<pubDate>Mon, 10 Nov 2008 23:52:54 +0000</pubDate>
		<guid>http://lemondecitoyen.com/2006/12/10/sarkozy-lci-un-dejeuner-dur-a-digerer/#comment-107632</guid>
					<description>The starcruiser that &lt;a href="http://www.s8.createphpbb.com/romanpettyar" rel="nofollow"&gt;sexy nurses in nylons&lt;/a&gt;  mighty member of her tongue all the building in most areas.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>The starcruiser that <a href="http://www.s8.createphpbb.com/romanpettyar" rel="nofollow">sexy nurses in nylons</a>  mighty member of her tongue all the building in most areas.
</p>
]]></content:encoded>
				</item>
	<item>
		<title>by: céleste</title>
		<link>http://lemondecitoyen.com/2006/12/10/sarkozy-lci-un-dejeuner-dur-a-digerer/#comment-5034</link>
		<pubDate>Sun, 10 Dec 2006 20:49:24 +0000</pubDate>
		<guid>http://lemondecitoyen.com/2006/12/10/sarkozy-lci-un-dejeuner-dur-a-digerer/#comment-5034</guid>
					<description>Nul!
censurer un article qui ne raconte rien que tout le monde ne sache déjà!
ses goûts littéraires, soigneusement préparé à l'avance avec le directeur de com, probablement, et pas n'importe quoi, Albert Cohen pour les intellos sentimentaux et Céline pour certains intellos + les fachos, plus tous ceux qui n'en piquent pas une mais qui savent que ça fait bien de dire qu'on l'aime.
le menu: sans surprise, personne n'imagine que Place Beauveau on mange des pâtes parce que c'est la fin du mois. 
la condescendence : "la petite.."
la prétention:  "Ségolène c'est grâce à moi"
la mesquinerie:  "les magouilles de Mitterrand"
l'autorité égocentrique : "je veux"
la gnagnaterie : le grand père et l'amour...limote larme à l'oeil!

et cette merveille: "on n'était pas pauvres, on était des bourgeois!" non mais quand même!

enfin, pas le messie mais presque:" tant d'espoirs reposent sur moi!"

et nous on censure ça, cette dégoulinade d'âneries formatées?

Mais alors, qu'est-ce qu'on nous cache ?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Nul!<br />
censurer un article qui ne raconte rien que tout le monde ne sache déjà!<br />
ses goûts littéraires, soigneusement préparé à l&#8217;avance avec le directeur de com, probablement, et pas n&#8217;importe quoi, Albert Cohen pour les intellos sentimentaux et Céline pour certains intellos + les fachos, plus tous ceux qui n&#8217;en piquent pas une mais qui savent que ça fait bien de dire qu&#8217;on l&#8217;aime.<br />
le menu: sans surprise, personne n&#8217;imagine que Place Beauveau on mange des pâtes parce que c&#8217;est la fin du mois.<br />
la condescendence : &#8220;la petite..&#8221;<br />
la prétention:  &#8220;Ségolène c&#8217;est grâce à moi&#8221;<br />
la mesquinerie:  &#8220;les magouilles de Mitterrand&#8221;<br />
l&#8217;autorité égocentrique : &#8220;je veux&#8221;<br />
la gnagnaterie : le grand père et l&#8217;amour&#8230;limote larme à l&#8217;oeil!</p>
<p>et cette merveille: &#8220;on n&#8217;était pas pauvres, on était des bourgeois!&#8221; non mais quand même!</p>
<p>enfin, pas le messie mais presque:&#8221; tant d&#8217;espoirs reposent sur moi!&#8221;</p>
<p>et nous on censure ça, cette dégoulinade d&#8217;âneries formatées?</p>
<p>Mais alors, qu&#8217;est-ce qu&#8217;on nous cache ?
</p>
]]></content:encoded>
				</item>
	<item>
		<title>by: Luc</title>
		<link>http://lemondecitoyen.com/2006/12/10/sarkozy-lci-un-dejeuner-dur-a-digerer/#comment-5017</link>
		<pubDate>Sun, 10 Dec 2006 18:25:25 +0000</pubDate>
		<guid>http://lemondecitoyen.com/2006/12/10/sarkozy-lci-un-dejeuner-dur-a-digerer/#comment-5017</guid>
					<description>@ Phil : d'accord, cher ex-confrère. Mais la ligne de démarcation entre les variétés de "off" ne sont pas nettement tracées. On peut glisser de l'une à l'autre sans toujours s'en rendre compte immédiatement. Il n'est d'ailleurs nullement indispensable d'être entre deux portes, et le critère "resto ou pas resto" n'est pas forcément toujours pertinent non plus.  Pas toujours.

Les voyages de presse, c'est certain, favorisent la connivence. Ils sont faits pour ça.
Mais il m'est arrivé de recueillir des infos de première main au petit déj dans un hôtel de Washington, parce que ce jour-là j'étais le seul journaliste à m'être levé aussi tôt qu'un important dirigeant du FMI qui logeait à quelques chambres de la mienne...   Cet homme-là n'aimait pas prendre son petit déj' tout seul et il en avait "gros sur la patate", donc envie de parler.

Il n'y a pas de règle.  L'infinité de situations possibles est telle qu'il n'est pas toujours possible au journaliste de détecter immédiatement les manips. 
Et puis il y a la pression de la concurrence : si je fiche à la poubelle des pseudo-confidences qu'on me fait et qu'un concurrent en fait un gros titre bien ronflant, qui c'est qui se fait engueuler et qui c'est qui passe pour un "journaliste d'investigation" ?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>@ Phil : d&#8217;accord, cher ex-confrère. Mais la ligne de démarcation entre les variétés de &#8220;off&#8221; ne sont pas nettement tracées. On peut glisser de l&#8217;une à l&#8217;autre sans toujours s&#8217;en rendre compte immédiatement. Il n&#8217;est d&#8217;ailleurs nullement indispensable d&#8217;être entre deux portes, et le critère &#8220;resto ou pas resto&#8221; n&#8217;est pas forcément toujours pertinent non plus.  Pas toujours.</p>
<p>Les voyages de presse, c&#8217;est certain, favorisent la connivence. Ils sont faits pour ça.<br />
Mais il m&#8217;est arrivé de recueillir des infos de première main au petit déj dans un hôtel de Washington, parce que ce jour-là j&#8217;étais le seul journaliste à m&#8217;être levé aussi tôt qu&#8217;un important dirigeant du FMI qui logeait à quelques chambres de la mienne&#8230;   Cet homme-là n&#8217;aimait pas prendre son petit déj&#8217; tout seul et il en avait &#8220;gros sur la patate&#8221;, donc envie de parler.</p>
<p>Il n&#8217;y a pas de règle.  L&#8217;infinité de situations possibles est telle qu&#8217;il n&#8217;est pas toujours possible au journaliste de détecter immédiatement les manips.<br />
Et puis il y a la pression de la concurrence : si je fiche à la poubelle des pseudo-confidences qu&#8217;on me fait et qu&#8217;un concurrent en fait un gros titre bien ronflant, qui c&#8217;est qui se fait engueuler et qui c&#8217;est qui passe pour un &#8220;journaliste d&#8217;investigation&#8221; ?
</p>
]]></content:encoded>
				</item>
	<item>
		<title>by: lesyeux</title>
		<link>http://lemondecitoyen.com/2006/12/10/sarkozy-lci-un-dejeuner-dur-a-digerer/#comment-5013</link>
		<pubDate>Sun, 10 Dec 2006 18:17:00 +0000</pubDate>
		<guid>http://lemondecitoyen.com/2006/12/10/sarkozy-lci-un-dejeuner-dur-a-digerer/#comment-5013</guid>
					<description>.".....ne doit pas s’attendre à des félicitations pour sa rigueur morale et déontologique !......"

sauf que cette phrase me fait bien rigoler...quand on lit et on entend les infos....que ce soit dans les JT ou sur les ondes de certaines radios, dont france inter....
ça me fait franchement marrer....</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>.&#8221;&#8230;..ne doit pas s’attendre à des félicitations pour sa rigueur morale et déontologique !&#8230;&#8230;&#8221;</p>
<p>sauf que cette phrase me fait bien rigoler&#8230;quand on lit et on entend les infos&#8230;.que ce soit dans les JT ou sur les ondes de certaines radios, dont france inter&#8230;.<br />
ça me fait franchement marrer&#8230;.
</p>
]]></content:encoded>
				</item>
	<item>
		<title>by: phil</title>
		<link>http://lemondecitoyen.com/2006/12/10/sarkozy-lci-un-dejeuner-dur-a-digerer/#comment-5011</link>
		<pubDate>Sun, 10 Dec 2006 18:10:07 +0000</pubDate>
		<guid>http://lemondecitoyen.com/2006/12/10/sarkozy-lci-un-dejeuner-dur-a-digerer/#comment-5011</guid>
					<description>@ Luc : disons qu'il y a "off" et "off". Quand tu discutes à bâtons rompus entre deux portes, avec un décideur quel qu'il soit, pas de problème, tu es dans ton boulôt de recherche et de compréhension de l'info.

En revanche, tu sais bien que les voyages de presse, les petites bouffes (généralement bien garnies) spécialement organisées favorisent/suscitent les petites confidences et, au final, entretiennent la connivence. Ce "off" là, dont nous parle Laurent Bazin, est spécialement conçu dans une perspective de communication.

C'est cette pratique qui est gonflante, simplement parce qu'elle vise à étouffer la part critique des journalistes. J'en parle aussi par expérience... (15 ans dans la presse régionale).</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>@ Luc : disons qu&#8217;il y a &#8220;off&#8221; et &#8220;off&#8221;. Quand tu discutes à bâtons rompus entre deux portes, avec un décideur quel qu&#8217;il soit, pas de problème, tu es dans ton boulôt de recherche et de compréhension de l&#8217;info.</p>
<p>En revanche, tu sais bien que les voyages de presse, les petites bouffes (généralement bien garnies) spécialement organisées favorisent/suscitent les petites confidences et, au final, entretiennent la connivence. Ce &#8220;off&#8221; là, dont nous parle Laurent Bazin, est spécialement conçu dans une perspective de communication.</p>
<p>C&#8217;est cette pratique qui est gonflante, simplement parce qu&#8217;elle vise à étouffer la part critique des journalistes. J&#8217;en parle aussi par expérience&#8230; (15 ans dans la presse régionale).
</p>
]]></content:encoded>
				</item>
	<item>
		<title>by: Luc</title>
		<link>http://lemondecitoyen.com/2006/12/10/sarkozy-lci-un-dejeuner-dur-a-digerer/#comment-5002</link>
		<pubDate>Sun, 10 Dec 2006 17:06:00 +0000</pubDate>
		<guid>http://lemondecitoyen.com/2006/12/10/sarkozy-lci-un-dejeuner-dur-a-digerer/#comment-5002</guid>
					<description>@ lesyeux :
Le "off" n'est pas toujours prévu et planifié par le journaliste comme dans le récit ci-dessus.
C'est souvent un peu par hasard qu'on recueille du "off", parce qu'on pose une question et qu'une partie de la réponse est donnée "off". C'est aussi une manière pour les politiques de faire passer ce qui fleur un peu trop la langue de bois. Quand ils voient que l'explication ne passe pas auprès du journaliste, ils ajoutent "bon, je pourrais vous en dire un peu plus, mais c'est off...".
Le journaliste qui répond "si c'est off je m'en fiche, moi je suis là pour répercuter des infos à mes lecteurs pas pour entendre vos confidences" se coupe de ses sources... et il craint évidemment que ses concurrents n'aient pas eu la même intransigeance et en tirent profit.

Pourquoi les jouyrnalistes y vont ? Faut pas oublier non plus que, pour la plupart, ce sont des salariés, qui ont une hiérarchie. On leur d'y aller, ils y vont...  Le journaliste qui va voir son rédac'chef en lui disant "le Ministre machin voulait me faire de soi-disant confidences pour m'amadouer, mais je ne me suis pas laissé embobiner. Je lui ai dit, non pas de off, k'en ai rien à faire, je ne vous écoute pas..."  ne doit pas s'attendre à des félicitations pour sa rigueur morale et déontologique !

@ phil :
Mon expérience m'a appris qu'il est aussi difficile pour un journaliste de terrain de se passer totalement du "off" que de ne pas être complice de toutes les dérives qu'il favorise.
Dans l'exemple que je donnais ci-dessus, le fait d'avoir connaissance de ce rapport ultra-confidentiel concernant un énorme marché d'armement en préparation m'a permis de comprendre les enjeux économiques, en termes d'emploi. Sans cela je devais me contenter du discours officiel des marchands d'armes et du service communication de l'armée !</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>@ lesyeux :<br />
Le &#8220;off&#8221; n&#8217;est pas toujours prévu et planifié par le journaliste comme dans le récit ci-dessus.<br />
C&#8217;est souvent un peu par hasard qu&#8217;on recueille du &#8220;off&#8221;, parce qu&#8217;on pose une question et qu&#8217;une partie de la réponse est donnée &#8220;off&#8221;. C&#8217;est aussi une manière pour les politiques de faire passer ce qui fleur un peu trop la langue de bois. Quand ils voient que l&#8217;explication ne passe pas auprès du journaliste, ils ajoutent &#8220;bon, je pourrais vous en dire un peu plus, mais c&#8217;est off&#8230;&#8221;.<br />
Le journaliste qui répond &#8220;si c&#8217;est off je m&#8217;en fiche, moi je suis là pour répercuter des infos à mes lecteurs pas pour entendre vos confidences&#8221; se coupe de ses sources&#8230; et il craint évidemment que ses concurrents n&#8217;aient pas eu la même intransigeance et en tirent profit.</p>
<p>Pourquoi les jouyrnalistes y vont ? Faut pas oublier non plus que, pour la plupart, ce sont des salariés, qui ont une hiérarchie. On leur d&#8217;y aller, ils y vont&#8230;  Le journaliste qui va voir son rédac&#8217;chef en lui disant &#8220;le Ministre machin voulait me faire de soi-disant confidences pour m&#8217;amadouer, mais je ne me suis pas laissé embobiner. Je lui ai dit, non pas de off, k&#8217;en ai rien à faire, je ne vous écoute pas&#8230;&#8221;  ne doit pas s&#8217;attendre à des félicitations pour sa rigueur morale et déontologique !</p>
<p>@ phil :<br />
Mon expérience m&#8217;a appris qu&#8217;il est aussi difficile pour un journaliste de terrain de se passer totalement du &#8220;off&#8221; que de ne pas être complice de toutes les dérives qu&#8217;il favorise.<br />
Dans l&#8217;exemple que je donnais ci-dessus, le fait d&#8217;avoir connaissance de ce rapport ultra-confidentiel concernant un énorme marché d&#8217;armement en préparation m&#8217;a permis de comprendre les enjeux économiques, en termes d&#8217;emploi. Sans cela je devais me contenter du discours officiel des marchands d&#8217;armes et du service communication de l&#8217;armée !
</p>
]]></content:encoded>
				</item>
	<item>
		<title>by: lesyeux</title>
		<link>http://lemondecitoyen.com/2006/12/10/sarkozy-lci-un-dejeuner-dur-a-digerer/#comment-4998</link>
		<pubDate>Sun, 10 Dec 2006 16:28:42 +0000</pubDate>
		<guid>http://lemondecitoyen.com/2006/12/10/sarkozy-lci-un-dejeuner-dur-a-digerer/#comment-4998</guid>
					<description>toc toc toc.......pouvez-vous éclairer ma lanterne de simple lectrice ou consommatrice d'info ?
 
puisque vous etes tout à fait conscient  de la mascarade du 'off'  , des tentatives de manip, etc etc...et du vide abyssal  de l'exercice en fin de compte....pq y allez-vous ? est-ce malgré tout  la petit pommade qui fait du bien ,  cette 'impression d'avoir été choisi pour être 'initié' aux petites confidences ?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>toc toc toc&#8230;&#8230;.pouvez-vous éclairer ma lanterne de simple lectrice ou consommatrice d&#8217;info ?</p>
<p>puisque vous etes tout à fait conscient  de la mascarade du &#8216;off&#8217;  , des tentatives de manip, etc etc&#8230;et du vide abyssal  de l&#8217;exercice en fin de compte&#8230;.pq y allez-vous ? est-ce malgré tout  la petit pommade qui fait du bien ,  cette &#8216;impression d&#8217;avoir été choisi pour être &#8216;initié&#8217; aux petites confidences ?
</p>
]]></content:encoded>
				</item>
	<item>
		<title>by: phil</title>
		<link>http://lemondecitoyen.com/2006/12/10/sarkozy-lci-un-dejeuner-dur-a-digerer/#comment-4990</link>
		<pubDate>Sun, 10 Dec 2006 14:53:43 +0000</pubDate>
		<guid>http://lemondecitoyen.com/2006/12/10/sarkozy-lci-un-dejeuner-dur-a-digerer/#comment-4990</guid>
					<description>@ Luc : "Le OFF c'est le polonium de l'âme des journalistes"... Bien vu ! Je n'en pense pas moins. Sauf que je ne crois pas indispensable cette pratique pour permettre aux journalistes de mettre en perspective leurs infos.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>@ Luc : &#8220;Le OFF c&#8217;est le polonium de l&#8217;âme des journalistes&#8221;&#8230; Bien vu ! Je n&#8217;en pense pas moins. Sauf que je ne crois pas indispensable cette pratique pour permettre aux journalistes de mettre en perspective leurs infos.
</p>
]]></content:encoded>
				</item>
	<item>
		<title>by: Luc</title>
		<link>http://lemondecitoyen.com/2006/12/10/sarkozy-lci-un-dejeuner-dur-a-digerer/#comment-4985</link>
		<pubDate>Sun, 10 Dec 2006 14:19:01 +0000</pubDate>
		<guid>http://lemondecitoyen.com/2006/12/10/sarkozy-lci-un-dejeuner-dur-a-digerer/#comment-4985</guid>
					<description>Le "off" c'est le piège à cons "spécial journalistes".  
J'ai pratiqué pendant 25 ans, je m'y suis laissé prendre parfois (mais je me suis soigné), je sais de quoi je parle.

Aucun journaliste "politique" ou "économique" ne peut se passer de "off". La fonction avouée et avouable du off est d'aider le journaliste à mettre les choses en perspectives, à comprendre les motivations sous-jacentes des décisions, les enjeux cachés, etc... 

Cela devrait en théorie les aider à produire de l'info de meilleure qualité pour le public, auquel tout le monde est d'accord pour dire qu'il est impossible de tout expliquer (trop long, trop compliqué, trop risqué parce qu'on n'a pas de preuve juridiquement recevable,...)

Cela devrait.  Dans les faits, à quoi sert le "off" ? A renforcer la connivence entre le journaliste et les "décideurs" (politiques ou économiques) car ceux-ci donnent l'illusion de faire des faveurs aux journalistes, ce qui très paradoxalement donne le sentiment à ceux-ci d'être traités en égaux parce qu'ils partagent quelques secrets (le plus souvent des tuyaux crevés) avec quelques puissants. Cela fait partie d'une panoplie dont d'autres éléments sont par exemple le tutoiement, la participation à quelques soirées festives et arrosées (en voyage en général), voire, quand on va au bout de la logique, le fait de partager un même lit de façon éphémère ou régulière selon les cas (la profession journalistiques s'est féminisée beaucoup plus rapidement que les gouvernements et les état-majors des grandes sociétés, cela simplifie les choses de ce point de vue). 

Il m'est arrivé (il y a longtemps, j'étais bien jeune et la prescription est acquise depuis belle lurette) de recevoir des mains d'un ministre en exercice (un des poids lours du gouvernement de l'époque, aujourd'hui à la tête d'un grand organisme européen) une copie d'un rapport classé "secret défense" sur la couverture duquel étaient imprimés les articles du code pénal qui rendaient passible celui qui me le donnait de lourdes peines de prison (10 ou 20 ans, je ne sais plus...).

Le fin du fin comme "off" ! 
Quelle marque de confiance ! Comment, dès lors ne pas se sentir flatté. Comment ne pas sentir s'émousser  son sens critique ? 

Le "off" permet aux journalistes - dont il ne faudrait pas oublier que hormis quelques vedettes grassement payées de la télé et des environs ils exercent une profession qui s'est largement prolétarisée au fil des 30 dernières années, et que beaucoup n'ont qu'un statut professionnel très précaire - de se sentir considérés, de s'imaginer être des privilégiés, de croire faire partie de la "France d'en haut". 

 Bref, le "off" c'est une produit anesthésiant très puissant, qui agit de manière ciblés sur la conscience de classe et sur le libre-examen.

C'est évidemment tout bénéf pour ceux qui distillent goutte à goutte ce produit qui ne leur coûte rien, et dont les effets secondaires ravissent tant les patrons de presse (marchands d'armes ou pas) que les "décideurs", les vrais.

Le "off" c'est le polonium de l'âme des journalistes.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Le &#8220;off&#8221; c&#8217;est le piège à cons &#8220;spécial journalistes&#8221;.<br />
J&#8217;ai pratiqué pendant 25 ans, je m&#8217;y suis laissé prendre parfois (mais je me suis soigné), je sais de quoi je parle.</p>
<p>Aucun journaliste &#8220;politique&#8221; ou &#8220;économique&#8221; ne peut se passer de &#8220;off&#8221;. La fonction avouée et avouable du off est d&#8217;aider le journaliste à mettre les choses en perspectives, à comprendre les motivations sous-jacentes des décisions, les enjeux cachés, etc&#8230; </p>
<p>Cela devrait en théorie les aider à produire de l&#8217;info de meilleure qualité pour le public, auquel tout le monde est d&#8217;accord pour dire qu&#8217;il est impossible de tout expliquer (trop long, trop compliqué, trop risqué parce qu&#8217;on n&#8217;a pas de preuve juridiquement recevable,&#8230;)</p>
<p>Cela devrait.  Dans les faits, à quoi sert le &#8220;off&#8221; ? A renforcer la connivence entre le journaliste et les &#8220;décideurs&#8221; (politiques ou économiques) car ceux-ci donnent l&#8217;illusion de faire des faveurs aux journalistes, ce qui très paradoxalement donne le sentiment à ceux-ci d&#8217;être traités en égaux parce qu&#8217;ils partagent quelques secrets (le plus souvent des tuyaux crevés) avec quelques puissants. Cela fait partie d&#8217;une panoplie dont d&#8217;autres éléments sont par exemple le tutoiement, la participation à quelques soirées festives et arrosées (en voyage en général), voire, quand on va au bout de la logique, le fait de partager un même lit de façon éphémère ou régulière selon les cas (la profession journalistiques s&#8217;est féminisée beaucoup plus rapidement que les gouvernements et les état-majors des grandes sociétés, cela simplifie les choses de ce point de vue). </p>
<p>Il m&#8217;est arrivé (il y a longtemps, j&#8217;étais bien jeune et la prescription est acquise depuis belle lurette) de recevoir des mains d&#8217;un ministre en exercice (un des poids lours du gouvernement de l&#8217;époque, aujourd&#8217;hui à la tête d&#8217;un grand organisme européen) une copie d&#8217;un rapport classé &#8220;secret défense&#8221; sur la couverture duquel étaient imprimés les articles du code pénal qui rendaient passible celui qui me le donnait de lourdes peines de prison (10 ou 20 ans, je ne sais plus&#8230;).</p>
<p>Le fin du fin comme &#8220;off&#8221; !<br />
Quelle marque de confiance ! Comment, dès lors ne pas se sentir flatté. Comment ne pas sentir s&#8217;émousser  son sens critique ? </p>
<p>Le &#8220;off&#8221; permet aux journalistes - dont il ne faudrait pas oublier que hormis quelques vedettes grassement payées de la télé et des environs ils exercent une profession qui s&#8217;est largement prolétarisée au fil des 30 dernières années, et que beaucoup n&#8217;ont qu&#8217;un statut professionnel très précaire - de se sentir considérés, de s&#8217;imaginer être des privilégiés, de croire faire partie de la &#8220;France d&#8217;en haut&#8221;. </p>
<p> Bref, le &#8220;off&#8221; c&#8217;est une produit anesthésiant très puissant, qui agit de manière ciblés sur la conscience de classe et sur le libre-examen.</p>
<p>C&#8217;est évidemment tout bénéf pour ceux qui distillent goutte à goutte ce produit qui ne leur coûte rien, et dont les effets secondaires ravissent tant les patrons de presse (marchands d&#8217;armes ou pas) que les &#8220;décideurs&#8221;, les vrais.</p>
<p>Le &#8220;off&#8221; c&#8217;est le polonium de l&#8217;âme des journalistes.
</p>
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