Le Monde Citoyen

Média politique propulsé par l’autre rédaction

Marie-Ségolène Royal Continue A Nous Prendre Pour Des Benêts De Compétition

par Sébastien Fontenelle, 19 January 2007

Et donc, Arnaud Montebourg, qui avait assuré, si mes souvenirs sont bons, que jamais au grand jamais on ne le reprendrait à venir faire le guignol sur un plateau de télévision, était avant-hier soir sur Canal, +, chez Michel Denisot.

Déjà, c’était ballot, même si plus grand monde ne s’étonne, et surtout pas Laurent Fabius (du moins je le suppose), de voir Arnaud Montebourg faire le contraire de ce qu’il avait dit qu’il ferait.

Premier acte.

Deuxième acte: Arnaud Montebourg a lâché, en direct, que le seul défaut de Marie-Ségolène Royal était “son compagnon”, as known as François Hollande.

Personnellement, ça ne m’a pas fait marrer une seconde, j’ai trouvé ça débile - mais bon, y avait pas non plus de quoi nourrir six mois d’une discussion enflammée.

Troisième acte: Marie-Ségolène Royal, c’est accablant, a collé un “carton jaune” à son “ami” Arnaud Montebourg, au nom (bien sûr) de “l’ordre juste”, sous la forme d’une suspension “de ses fonctions de porte-parole pour une durée d’un mois”.

Tout ça n’était que navrant, et pour tout dire complètement inintéressant - sauf bien sûr pour ces journaleux “politiques” dont le talent se mesure, par exemple, à leur capacité, au vrai stupéfiante, à gloser jusqu’à plus soif autour d’un pseudo-néologisme à la con, genre “bravitude”.

Tout cela, donc, n’était que navrant, jusqu’à hier soir.

Hier soir, en effet, Marie-Ségolène Royal, invitée (gros coup, ça, coco) à commenter sur France 3 ce nullissime épisode, a “justifié” son “carton jaune”.

Et là, elle est devenue franchement pénible.

Je ne veux pas d’attaques personnelles pendant cette campagne, même dans mon propre camp, a-t-elle expliqué en substance.

Pas question de “blesser ou dénigrer”, au sein de la grande et belle famille des ami(e)s de Marie-Ségolène Royal.

Je récapitule:

1) Arnaud Montebourg fait une vanne pérave sur François Hollande.

2) En moins de 24 heures, la sanction tombe: au piquet. Avec un bon gros coup de règle en fer sur les doigts et un bonnet d’âne. Devant tout le monde. Le truc vraiment humiliant.

3) Motif: Marie-Ségolène Royal exècre les attaques personnelles, et vomit les mots qui blessent ou dénigrent.

Boooooon.

Moi, je veux bien.

Mais ce que je remarque surtout, c’est que Marie-Ségolène Royal continue, crânement, je crains que ça ne devienne sa marque de fabrique, à nous prendre pour des crétins oublieux, ou, si vous préférez, pour des grosses buses de compétition.

Non parce que si elle cherche un “socialiste” qui aurait fait très fort dans la blessure et le dénigrement, je lui conseille de grimper à l’aube sur le toit de son QG, quand le ciel et la vue sont bien dégagés, et de se tourner vers le sud: en plissant très fort les yeux, elle apercevra Montpellier, avec, au milieu, Georges Frêche.

Georges Frêche.

Max la Menace: dis-donc, ma couille, t’imagines la panique si je ressortais, mettons, la chemise 213-B de mon épais dossier Urba - tu sais, la rose, avec ton nom écrit dessus au Stabilo, en très gros, tu vois de quoi je veux parler, ma couille?

Georges Frêche, rappelez-vous, est le gars qui a tranquillement déclaré (en substance), non pas hier soir chez Denisot mais à l’automne, qu’un défaut assez voyant de l’équipe de France de football était qu’on y trouvait quand même beaucoup de joueurs noirs.

Excusez-moi de vous dire que si j’étais l’un de ces joueurs, j’aurais trouvé ça méchamment personnel, comme attaque.

Salement blessant, aussi.

Or, vous l’aurez noté: Marie-Ségolène Royal n’est pas du tout allée sur France 3, toutes affaires cessantes, lui claquer le beignet, à Frêche.

Pas du tout.

Elle a, au contraire, quelque peu temporisé - me semble-t-il.

Ca fait trois mois que ça dure!

Et là elle vient nous faire son grand numéro du je-ne-tolèrerai-pas-ça-chez-moi-pas-de-dénigrement-ou-je-punis-sévère?

Mais attendez: Frêche, y a pas trois jours, il était encore en train de lâcher d’énormes paquets de merde sur un camarade socialiste “à qui on a donné 4 millions pour un journal qui n’a tenu que deux jours”!

C’est pas de la bonne grosse attaque personnelle directement sous la ceinture, ça?

Ben si.

Elle a réagi, la dame aux caméras?

Elle a sorti son carton rouge?

Toujours pas.

Elle traînasse.

Elle ferait bien de prendre exemple sur la justice chinoise - qui est rapide.

No Comments

No comments yet.

Comments RSS

Sorry, the comment form is closed at this time.


5 questions à Nathalie Kosciusko-Morizet
Vido propulsée par politicshow

Le journal radio de LMC

Le Monde Citoyen Radio