<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<!-- generator="wordpress/2.0.4" -->
<rss version="2.0" 
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	>

<channel>
	<title>Le Monde Citoyen</title>
	<link>http://lemondecitoyen.com</link>
	<description>Média politique propulsé par l'autre rédaction</description>
	<pubDate>Tue, 29 Jan 2008 23:19:12 +0000</pubDate>
	<generator>http://wordpress.org/?v=2.0.4</generator>
	<language>en</language>
			<item>
		<title>Société générale : bourse, mensonge et monopoly</title>
		<link>http://lemondecitoyen.com/2008/01/29/societe-generale-bourse-mensonge-et-monopoly/</link>
		<comments>http://lemondecitoyen.com/2008/01/29/societe-generale-bourse-mensonge-et-monopoly/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 29 Jan 2008 13:09:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier Bonnet</dc:creator>
		
	<category>Non classé</category>
	<category>Olivier Bonnet</category>
		<guid isPermaLink="false">http://lemondecitoyen.com/2008/01/29/societe-generale-bourse-mensonge-et-monopoly/</guid>
		<description><![CDATA[Des milliards partis en fumée, un trader censé avoir agi à l&#8217;insu de tous, consacrant la faillite de tous les contrôles, un système de l&#8217;argent fou qui marche sur la tête et un gouverneur de la Banque de France qui conclut : &#8220;C&#8217;est le hasard, c&#8217;est pas de chance, c&#8217;est comme ça, c&#8217;est la vie&#8221; [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Des milliards partis en fumée, un <em>trader </em>censé avoir agi à l&#8217;insu de tous, consacrant la faillite de tous les contrôles, un système de l&#8217;argent fou qui marche sur la tête et un gouverneur de la Banque de France qui conclut : &#8220;<em>C&#8217;est le hasard, c&#8217;est pas de chance, c&#8217;est comme ça, c&#8217;est la vie</em>&#8221; ? Bienvenue dans le monde de la finance internationale !</strong></p>
<p><a href="http://storage.canalblog.com/74/34/108574/21552780.jpg"><img width="300" height="226" alt="soci_t__g_niale" src="http://storage.canalblog.com/74/34/108574/21552780_p.jpg" /></a>Jérôme Kerviel, le <em>trader </em>de la Société générale, héros involontaire de l&#8217;énorme scandale financier qui fait la Une depuis plusieurs jours, a été remis en liberté hier soir, contre l&#8217;avis du Parquet. Il n&#8217;est finalement mis en examen &#8220;que&#8221; pour &#8220;<em>abus de confiance&#8221;, &#8220;faux et usage de faux&#8221; </em>et<em> &#8220;introduction dans un système de traitement automatisé de données</em>&#8220;. Exit la qualification d&#8217;abus de confiance &#8220;<em>aggravé</em>&#8221; et l&#8217;accusation de &#8220;<em>tentative d&#8217;escroquerie</em>&#8221; réclamées par le même Parquet, qui montre décidément un acharnement un brin suspect. Et l&#8217;on commence à voir un peu plus clair dans cette sombre histoire. La faute du jeune homme est d&#8217;avoir &#8220;<em>explosé sa ligne de crédit</em>&#8220;, comme il l&#8217;avoue lui-même : il n&#8217;était certes pas censé engager pour 50 milliards de transactions. Mais s&#8217;il a outrepassé les règles, ce n&#8217;est que guidé par une forme de zèle. L&#8217;objectif de tous les membres de sa profession est en effet de dégager des profits maximum par la spéculation. Et plus on joue gros, plus on a de chance de décrocher le pactole. Du reste, il affirme que cette pratique est courante parmi ses collègues, connue et &#8220;<em>tolérée</em>&#8221; par la direction. Alors il a pris des risques - trop - et a finalement perdu sa partie de monopoly. Mais c&#8217;est bien le système qui l&#8217;a conduit à de tels actes, mû par sa volonté d&#8217;apparaître comme &#8220;<em>un trader d&#8217;exception, un anticipateur des marchés</em>&#8220;, comme le résume le Procureur Jean-Claude Marin. Dans le but de faire gagner un maximum d&#8217;argent à son employeur, et d&#8217;en être remercié en empochant une juteuse prime de rendement. De 300 000 euros, précisément : c&#8217;est la somme qu&#8217;il comptait percevoir à ce titre. Quand on sait que sa rémunération annuelle ne dépassait pas les 100 000 euros, on mesure à quel point le jeu pouvait sembler pour lui en valoir la chandelle . Et là où il faut à nouveau incriminer ce système financier international devenu fou, c&#8217;est que Kerviel faillit réussir!</p>
<p><a href="http://storage.canalblog.com/44/96/108574/21549579.jpg"><img width="150" height="87" alt="jackpot" src="http://storage.canalblog.com/44/96/108574/21549579_p.jpg" /></a>En 2007, il parvint ainsi à engranger, pour le compte de la Société générale, des gains de 55 millions d&#8217;euros dans le cadre de sa gestion &#8220;classique&#8221;, somme augmentée de quelque 1,4 milliards d&#8217;euros réalisés de façon litigieuse, en misant davantage qu&#8217;il n&#8217;en avait le droit. Que la tentation est donc grande ! Alors re-belote pour 2008 : &#8220;<em>Les événements se précipitent au début de cette année</em>, <a href="http://www.tdg.ch/pages/home/tribune_de_geneve/l_actu/economie/detail_economie/%28contenu%29/187567/%28offset_article_detail%29/0">raconte <em>la Tribune de Genève</em></a>. <em>La Bourse est en pleine déprime. Jérôme Kerviel anticipe alors un retournement du marché et table sur une hausse. Il engage&#8230; 50 milliards d&#8217;euros sur les marchés à terme ! </em>(&#8230;)<em> Si le marché avait pris l&#8217;ascenseur, Jérôme Kerviel aurait sans doute été distingué comme un génie de la finance. Or, au contraire, le marché a poursuivi sa baisse. Et le courtier est devenu le paria de sa banque. Le pot aux roses est découvert vendredi 18 en fin d&#8217;après-midi. A midi, le courtier était encore gagnant. Le soir, il perdait 1,4 milliard. La Société Générale décide de «déboucler» dès lundi les positions litigieuses de Kerviel alors que la Bourse est toujours aussi neurasthénique. La perte atteint 4,9 milliards d&#8217;euros</em>.&#8221; De génie de la finance à paria en une demi-journée ! Mais si l&#8217;on compte bien, on s&#8217;aperçoit que c&#8217;est la Société générale, en &#8220;débouclant&#8221; les positions litigieuses, qui a creusé le trou d&#8217;1,4 à 4,9 milliards, ce que lui reprochent les avocats de Kerviel, selon lesquels la banque &#8220;<em>a choisi dans des conditions tout à fait anormales de liquider des positions qui auraient pu se redresser avec le temps</em> (et) <em>a ainsi provoqué elle-même des pertes</em>&#8220;. Liquider, le mot semble juste : en pleine dégringolade boursière, la Société générale a vendu dans la précipitation la plus totale. Une décision de son Président, Daniel Bouton, dont le Gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, juge qu&#8217;elle a été exécutée de façon &#8220;<em>très professionnelle</em>&#8220;. Bilan : 3,5 milliards de perte supplémentaire ! Or la banque &#8220;<em>n’était pas obligée</em>&#8221; de procéder ainsi, admet le Procureur Marin, qui justifie néanmoins cette démarche par le risque que tenir &#8220;<em>une telle position spéculative sur les marchés pouvait accroître la perte très au-delà de 5 milliards</em>&#8220;. Monopoly, encore ! Sacrifions tout de suite 3,5 milliards pour éviter d&#8217;en perdre davantage ensuite, en vendant au pire des moments, ou bien attendons que la dégringolade de la bourse stoppe pour, sinon redevenir bénéficiaire, du moins limiter les dégâts : voilà le type de décision auquel sont aujourd&#8217;hui confrontés les acteurs de la finance internationale. Bouton a-t-il pris la bonne ? La question est posée.</p>
<p><a href="http://storage.canalblog.com/91/99/108574/21550926.jpg"><img width="150" height="113" alt="Christian_Noyer" src="http://storage.canalblog.com/91/99/108574/21550926_p.jpg" /></a>Pour le Gouverneur de la Banque de France, aucun doute : &#8220;<em>Cette décision est probablement la seule qui pouvait être prise pour s&#8217;assurer que l&#8217;établissement ne courrait pas aussi longtemps un risque dramatique</em>&#8220;, estime <strong>Christian Noyer</strong>. Même en plein &#8220;lundi noir&#8221; des bourses européennes ? Et <em>quid </em>du contrôle censé empêcher un <em>trader </em>de miser l&#8217;équivalent du PIB du Congo ? Faisons une nouvelle fois confiance à la fulgurante puissance d&#8217;analyse de Noyer : &#8220;<em>Le système de contrôle de la Société générale nous apparaissait bon, or apparemment il y a eu des failles</em>&#8220;, déclare-t-il, parfait en marquis de La Palice. Mais il estime par contre qu&#8217;il a &#8220;<em>parfaitement fonctionné sur le risque subprime</em>&#8220;. Rappelons que la perte de la Société générale liée aux <em>subprimes</em>, presque éclipsée par l&#8217;affaire Kerviel, se monte à 2 milliards : heureusement que le contrôle a &#8220;<em>parfaitement fonctionné</em>&#8221; ! A ce sujet, l&#8217;Association des petits porteurs actifs (APPAC) est très en colère : &#8220;<em>Les actionnaires vont subir les conséquences d&#8217;une communication trompeuse et d&#8217;un manque de professionnalisme de l&#8217;équipe dirigeante</em>&#8221; de la Société Générale, déplore son communiqué. Son président, Didier Cornardeau, en livre l&#8217;explication <a href="http://www.rmc.fr/blogs/lesgrandesgueules.php?tag/APPAC">au micro des <em>Grandes gueules</em></a> de RMC : &#8220;<em>en novembre - j&#8217;ai la lettre des actionnaires devant moi -, on nous dit : &#8220;</em>ne vous inquiétez pas, (avec) la qualité du portefeuille d&#8217;actions du groupe&#8230;<em>&#8221; On joue la transparence, c&#8217;est marqué. C&#8217;est Monsieur Bouton qui l&#8217;indique, en novembre, il nous dit : &#8220;</em>j&#8217;ai provisionné le risque total, 230 millions, sur ces crédits immobiliers américains<em>&#8220;. Et on nous annonce 2 milliards !</em>&#8221; L&#8217;APPAC a du coup porté plainte, au nom d&#8217;une centaine d&#8217;actionnaires de la banque, pour &#8220;<em>diffusion de fausses informations ou trompeuses ayant agi sur le cours de Bourse des titres</em>&#8220;. Si l&#8217;information de cette plainte a bien été relayée par les médias, c&#8217;est peu dire qu&#8217;il nous a fallu longtemps pour retrouver la trace du mensonge de Daniel Bouton qui la fonde.</p>
<p>Entre la présentation de Kerviel comme bouc-émissaire idéal - Daniel Bouton l&#8217;a même qualifié de &#8220;<em>terroriste</em>&#8221; ! -, la dissimulation des pertes liées aux <em>subprimes </em>et le soupçon de délit d&#8217;initiés, un administrateur de la banque ayant vendu pour 120 millions d&#8217;euros d&#8217;actions dix jours avant l&#8217;annonce de la déconfiture, on a beau dire que l&#8217;argent n&#8217;a pas d&#8217;odeur, tout cela sent quand même très mauvais. Et l&#8217;on ne peut que tomber à la renverse d&#8217;entendre l&#8217;inénarrable Noyer conclure à propos des 4,9 milliards partis en fumée, au micro de RTL : &#8220;<em>C&#8217;est le hasard, c&#8217;est pas de chance, c&#8217;est comme ça, c&#8217;est la vie</em>&#8221; ! Et le capitalisme financier mondialisé serait, selon la pensée unique libérale dont on nous abreuve, l&#8217;horizon indépassable de l&#8217;humanité ?</p>
<p>PS : L&#8217;illustration &#8220;Société Géniale&#8221; est tirée d&#8217;une vieille fausse pub des Nuls, à déguster pour le plaisir <a href="http://www.dailymotion.com/relevance/search/%22soci%C3%A9t%C3%A9+g%C3%A9niale%22+%22les+nuls%22/video/xttex_societegeniale_fun">en vidéo ici</a>.</p>
<p><strong>Mise à jour</strong> : Le marché à terme Eurex, filiale des opérateurs boursiers allemand Deutsche Börse et suisse SWX, avait alerté la SocGén dès novembre 2007 sur les positions risquées prises par Kerviel, qui a expliqué au Procureur avoir alors &#8220;<em>justifié une prise de position qu&#8217;il a décrite comme non spéculative parce que couverte par des</em> warrants <em>qui arrivaient à échéance</em>&#8221; (titres qui donnent au porteur le droit d&#8217;acheter une action ou une obligation à une échéance donnée, NdA). On n&#8217;y comprend pas grand chose, si ce n&#8217;est que le contrôle semble avoir été décidément bien léger&#8230; D&#8217;autant que, selon l&#8217;édition papier du <em>Parisien/Aujourd&#8217;hui en France</em>, Eurex aurait même commencé à s&#8217;inquiéter&#8230; dès 2005 ! Par ailleurs, Europe 1 affirme que la ministre de l&#8217;Economie, Christine Lagarde, a été mise au courant dès dimanche, et pas mercredi comme elle continue de le prétendre, niant &#8220;<em>catégoriquement</em>&#8221; cette information que la radio dit tenir d&#8217;une source &#8220;<em>proche de la Société générale</em>&#8220;. L&#8217;affaire devient de plus en plus amusante !
</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRSS>http://lemondecitoyen.com/2008/01/29/societe-generale-bourse-mensonge-et-monopoly/feed/</wfw:commentRSS>
		</item>
		<item>
		<title>Le vrai Sarkozy : Président du clivage et de l&#8217;extrême droite</title>
		<link>http://lemondecitoyen.com/2008/01/06/le-vrai-sarkozy-president-du-clivage-et-de-lextreme-droite/</link>
		<comments>http://lemondecitoyen.com/2008/01/06/le-vrai-sarkozy-president-du-clivage-et-de-lextreme-droite/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 06 Jan 2008 12:15:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier Bonnet</dc:creator>
		
	<category>Non classé</category>
		<guid isPermaLink="false">http://lemondecitoyen.com/2008/01/06/le-vrai-sarkozy-president-du-clivage-et-de-lextreme-droite/</guid>
		<description><![CDATA[Bruno Le Maire, ancien directeur de cabinet à Matignon de Dominique de Villepin et aujourd&#8217;hui député UMP de l&#8217;Eure, vient de publier Des hommes d&#8217;Etat, chronique au quotidien de trois années dans la coulisse du pouvoir. Ce qui nous intéresse ici dans son témoignage est ce qu&#8217;il révèle du cynisme de Nicolas Sarkozy, de la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://storage.canalblog.com/96/87/108574/20743035.jpg"><img width="96" height="150" alt="Des_hommes_d_Etat__bruno_le_maire_couv_" src="http://storage.canalblog.com/96/87/108574/20743035_p.jpg" /></a>Bruno Le Maire, ancien directeur de cabinet à Matignon de Dominique de Villepin et aujourd&#8217;hui député UMP de l&#8217;Eure, vient de publier <em>Des hommes d&#8217;Etat</em>, chronique au quotidien de trois années dans la coulisse du pouvoir. Ce qui nous intéresse ici dans son témoignage est ce qu&#8217;il révèle du cynisme de Nicolas Sarkozy, de la façon dont il manipule l&#8217;opinion, adoptant des positions non pas parce qu&#8217;il pense qu&#8217;elles sont bonnes pour la France mais simplement dans le but de se faire élire. Deux exemples très clairs sont livrés lorsque le futur Président affirme : &#8220;<em>pour faire de la politique, il faut cliver. On a le texte sur l&#8217;immigration : je dis pas qu&#8217;il est parfait, mais au moins on clive, les socialistes sont mal à l&#8217;aise. Et puis on a la prévention de la délinquance : je dis pas que c&#8217;est bien ou pas, la prévention de la délinquance, je dis que les Français attendent ça, ils veulent qu&#8217;on soit ferme, et ils voient que les socialistes sont mal à l&#8217;aise. Alors qu&#8217;est-ce qu&#8217;on attend ? C&#8217;est que du bonheur, ça !</em>&#8221; La définition que donne le Robert du verbe cliver est intéressante : &#8220;<em>fendre (un corps minéral, un diamant) dans le sens naturel de ses couches</em>&#8220;. Ce qui donne dans le sens abstrait : &#8220;<em>séparer par plans différents</em>&#8220;. Ce que Sarkozy veut cliver n&#8217;est pas un corps minéral ni un diamant mais le corps électoral. D&#8217;autres entretiennent l&#8217;ambition de rassembler, mais sa stratégie personnelle est justement inverse. Quant au &#8220;<em>sens naturel de ses couches</em>&#8220;, de quoi s&#8217;agit-il concernant l&#8217;opinion? Il s&#8217;agit d&#8217;opposer gauche et droite, basiquement : progressisme et réaction, prévention et répression. Ses textes sur l&#8217;immigration ou la <a href="http://olivierbonnet.canalblog.com/archives/2006/12/10/3390098.html">soi-disant prévention de la délinquance</a> sont-ils utiles au pays ? Ce n&#8217;est pas le problème de Sarkozy. Il les justifie en se réjouissant qu&#8217;ils embêtent les socialistes et qu&#8217;ils correspondant à ce que &#8220;<em>les Français attendent</em>&#8220;. Est-ce utile, pertinent, efficace de durcir la répression de l&#8217;immigration comme de la délinquance ? Peu importe : sondages en mains, il prend les mesures flattant l&#8217;opinion. Parfaite illustration de la démagogie et du populisme. Une enquête indiquerait que les Français sont favorables à la peine de mort qu&#8217;il proposerait son rétablissement. Autre exemple : &#8220;<em>Moi, j&#8217;ai dit : il y a une crise morale en France et cette crise, c&#8217;est la crise du travail. Bon, je prétends pas que c&#8217;est génial, mais c&#8217;est un point de départ. Il y a autre chose : la France, c&#8217;est pas fini. C&#8217;est un thème qui marche bien aussi. Je l&#8217;ai vu à Charleville-Mézières, un beau déplacement. Lorsqu&#8217;on dit aux gens qui sont là-bas : la fonderie, l&#8217;industrie, Charleville-Mézières, c&#8217;est pas fini, ils accrochent, je vous garantis qu&#8217;ils accrochent</em>&#8220;. Trouver des thèmes qui plaisent à l&#8217;opinion, peu importe qu&#8217;ils soient bons ou mauvais. Et puisqu&#8217;il s&#8217;agit de cliver gauche et droite, quel meilleur moyen qu&#8217;adopter carrément les positions de l&#8217;extrême droite ? Une démarche consciente et volontaire : &#8220;<em>Pour nous, l&#8217;élection de 2007 se jouera sur les électeurs de Le Pen. On les prend, on gagne. On les prend pas, on perd</em>&#8220;, annonce-t-il ainsi. Ce qui est corroboré par l&#8217;ouvrage de <a href="http://storage.canalblog.com/34/31/108574/20746575.jpg"><img width="97" height="150" alt="L_aube_le_soir_ou_la_nuit_couv_" src="http://storage.canalblog.com/34/31/108574/20746575_p.jpg" /></a>Yasmina Reza, <em>L&#8217;aube le soir ou la nuit</em>, qui rapporte le propos suivant : &#8220;<em>Je vous dis une chose. Si on n’avait pas l’identité nationale, on serait derrière Ségolène. On est sur le premier tour, mes amis. Si je suis à 30%, c’est qu’on a les électeurs de Le Pen. Si les électeurs de Le Pen me quittent, on plonge</em>&#8220;. On y trouve aussi une illustration de la façon dont Sarkozy choisit et défend ses thèmes, dans la conversation suivante :<br />
&#8220;Nicolas : (répétant une phrase de son discours de Bercy) <em>Entre Jules Ferry et 68, ils ont choisi 68… Bon, c’est limite mauvaise foi… </em><br />
Yasmina : <em>Je suis contente de te l’entendre dire…</em><br />
Nicolas : (il rit) <em>Oui. C’est même terrifiant de mauvaise foi, mais enfin, il faut y aller !</em>&#8221;</p>
<p>Voilà donc clairement livrée la personnalité politique du Président : un homme qui est prêt à dire n&#8217;importe quoi - ce qu&#8217;il fait régulièrement (toujours ?) - pourvu que ça serve son ambition. Et qui, pour conquérir l&#8217;Elysée, a attiré vers lui les électeurs du Front national, flattant ainsi ce qu&#8217;il y a de plus bas dans l&#8217;âme humaine : la haine, l&#8217;exclusion, le repli sur soi, le racisme, la violence. Mais gare au retour de bâton : le Président du clivage pourrait devenir celui de la guerre civile.
</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRSS>http://lemondecitoyen.com/2008/01/06/le-vrai-sarkozy-president-du-clivage-et-de-lextreme-droite/feed/</wfw:commentRSS>
		</item>
		<item>
		<title>Alchimie néo-pétainiste : changer les fonctionnaires en mouchards</title>
		<link>http://lemondecitoyen.com/2007/12/14/alchimie-neo-petainiste-changer-les-fonctionnaires-en-mouchards/</link>
		<comments>http://lemondecitoyen.com/2007/12/14/alchimie-neo-petainiste-changer-les-fonctionnaires-en-mouchards/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 14 Dec 2007 13:53:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier Bonnet</dc:creator>
		
	<category>Olivier Bonnet</category>
		<guid isPermaLink="false">http://lemondecitoyen.com/2007/12/14/alchimie-neo-petainiste-changer-les-fonctionnaires-en-mouchards/</guid>
		<description><![CDATA[Transformer tous les fonctionnaires en dénonciateurs d&#8217;étrangers clandestins, avec formation à l&#8217;appui et croisement des différents fichiers administratifs : voici l&#8217;ordre reçu par le Préfet de Haute-Garonne, émanant de la Direction de la règlementation et des libertés publiques. Les syndicats dénoncent une &#8220;xénophobie d&#8217;Etat&#8220;. En Midi-Pyrénées, va te faire dénoncer ?
La dénonciation, sport national en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Transformer tous les fonctionnaires en dénonciateurs d&#8217;étrangers clandestins, avec formation à l&#8217;appui et croisement des différents fichiers administratifs : voici l&#8217;ordre reçu par le Préfet de Haute-Garonne, émanant de la Direction de la règlementation et des libertés publiques. Les syndicats dénoncent une </strong><strong>&#8220;</strong><strong><em>xénophobie d&#8217;Etat</em>&#8220;. En Midi-Pyrénées, va te faire dénoncer ?</strong></p>
<p><a href="http://storage.canalblog.com/40/83/108574/20065645.jpg"><img width="104" height="95" alt="minist_re_civisme" src="http://storage.canalblog.com/40/83/108574/20065645_p.jpg" /></a>La dénonciation, sport national en Sarkozie ? Après l&#8217;offre de rémunération à hauteur de &#8220;<em>plusieurs milliers d&#8217;euros</em>&#8221; de tout renseignement pouvant mettre sur la piste des <em>voyoucrates</em> de Villiers-le-Bel - et avant peut-être les affiches &#8220;<em>Wanted, dead or alive</em>&#8220;? -, il y eut la messagerie électronique inaugurée par la police varoise pour permettre aux dénonciateurs d&#8217;envoyer leur témoignage, incluant s&#8217;ils le voulaient photos et vidéos. Devant la levée de boucliers qu&#8217;a soulevée l&#8217;initiative, la Direction départementale de la sécurité publique du Var a battu en retraite, annonçant à l&#8217;AFP qu&#8217;elle suspendait son projet. Notons le mot : pas abandon, suspension. Voilà en tout cas un front de colmaté. Tant mieux, parce qu&#8217;un autre s&#8217;ouvre ! Les agents ANPE et Assedic avaient déjà reçu l&#8217;ordre d&#8217;envoyer &#8220;<em>systématiquement</em>&#8221; aux préfectures une photocopie des titres de séjour et travail des demandeurs d&#8217;emploi étrangers pour vérification, selon des documents rendus publics mi octobre par leurs syndicats. Nous l&#8217;avions <a href="http://olivierbonnet.canalblog.com/archives/2007/10/17/6566473.html">alors dénoncé</a>. Voici maintenant qu&#8217;une circulaire préfectorale de Haute-Garonne vise à faire de tous les fonctionnaires des auxiliaires de police dans la chasse aux clandestins.</p>
<p><a href="http://storage.canalblog.com/69/24/108574/20064643.jpg"><img width="227" height="300" alt="D_nonciation_affiche" src="http://storage.canalblog.com/69/24/108574/20064643_p.jpg" /></a>Vous pouvez en consulter le <a href="http://www.libetoulouse.fr/2007/files/note_pref.pdf">texte intégral ici</a>. Elle est datée du 10 octobre mais ce n&#8217;est que fin novembre que la Ligue des droits de l&#8217;Homme, le syndicat des avocats de France, l&#8217;UNSA et la FSU s&#8217;en sont émus. Et il y a de quoi ! &#8220;<em>Il s’agit de tranformer les fonctionnaires en  rabatteurs de sans-papiers vers la police des frontières ou la gendarmerie</em>, résume la <a href="http://www.mrap-landes.fr/spip.php?article64">fédération des Landes du MRAP</a>. <em>La circulaire explique que sur simple appel des fonctionnaires, la gendarmerie détachera une équipe mobile dotée d’un véhicule permettant de détecter les faux documents. Tous les secteurs administratifs  sont concernés. Cette dénonciation institutionnalisée concerne les étrangers, mais aussi ceux qui les hébergent, (couverture de situation irrégulière !) ,donc des français autant que des étrangers. Le délit de solidarité est aussi visé. Les fonctionnaires, y compris ceux de l’accueil, recevront une formation. Une malette de formation à cette triste besogne est déjà expérimentée depuis juin par la DCPAF avec l’URSSAF de Haute Garonne. Un examen final sanctionnera les compétences en matière de dénonciation. Toutefois il est demandé aux fonctionnaires concernés de ne pas se contenter de faire remonter les informations mais de s’investir d’une mission de police en opérant un pré-filtrage. Avec le cynisme le plus absolu, la préfecture de Haute Garonne propose de contourner la CNIL, donc la loi qui garantit les libertés fondamentales (voir ce passsage «étendre des fichiers au niveau national et avoir la possibilité de croiser ces informations sans croiser les fichiers nationaux car interdiction de la CNIL»). Ce dernier paragraphe nous inquiète tout particulièrement, car il laisse entendre que les fichiers constitués sur la base des dénonciations ont pour ambition d’être </em><em>«</em><em>étendus</em><em>»</em><em> au niveau national , ce qui laisse entendre que la note de Haute Garonne n’est peut-être qu’un élément d’un dispositif plus général venu de plus haut. </em>(&#8230;) <em>Ce système qui transforme les fonctionnaires en mouchards, constitue une menace pour la démocratie</em>.&#8221;</p>
<p>Un communiqué commun* précise que &#8220;<em>les organisations signataires s’insurgent contre cette nouvelle tentative de bafouer, hors de tout cadre légal et dans le plus grand secret, le secret professionnel auquel sont soumis les fonctionnaires, qui protège l’usager du service public contre la divulgation d’informations à caractère secret. Le respect de cette obligation est le corollaire du respect de la dignité de la personne humaine, principe doté d’une valeur constitutionnelle, et du droit de tous les citoyens au respect de leur vie privée</em>. (&#8230;) <em>Une telle initiative indique très clairement que se poursuit, en la renforçant, une politique de « xénophobie d’Etat », par la mise en place de fichages et d’incitation, voire d’obligation administrative, à dénoncer des situations irrégulières ou anormales</em>.&#8221;</p>
<p>Vous sentez, vous aussi, cette puanteur dans le fond de l&#8217;air en Sarkozie ?</p>
<p>* Signé CGT, Union départementale 31, FSU 31, Ligue des droits de l’Homme - Toulouse Solidaires 31, Syndicat des avocats de France, Toulouse, Syndicat de la Magistrature, Toulouse, UNSA Conseil Général 31  et UNSA Education.
</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRSS>http://lemondecitoyen.com/2007/12/14/alchimie-neo-petainiste-changer-les-fonctionnaires-en-mouchards/feed/</wfw:commentRSS>
		</item>
		<item>
		<title>Traité européen : Sarkozy coupable de haute trahison</title>
		<link>http://lemondecitoyen.com/2007/11/17/traite-europeen-sarkozy-coupable-de-haute-trahison/</link>
		<comments>http://lemondecitoyen.com/2007/11/17/traite-europeen-sarkozy-coupable-de-haute-trahison/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 17 Nov 2007 11:34:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier Bonnet</dc:creator>
		
	<category>Olivier Bonnet</category>
		<guid isPermaLink="false">http://lemondecitoyen.com/2007/11/17/traite-europeen-sarkozy-coupable-de-haute-trahison/</guid>
		<description><![CDATA[&#8220;Le projet de «traité modificatif» (reform treaty) européen a été rendu public le vendredi 5 octobre. On comprend à sa lecture pourquoi ses rédacteurs ont renoncé aux expressions de «mini-traité» ou de «traité simplifié» puisqu&#8217;il ne comporte, avec ses douze protocoles et ses 25 déclarations diverses, pas moins de 256 pages et qu&#8217;en matière de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://storage.canalblog.com/29/74/108574/19101327.jpg"><img width="128" height="150" alt="anne_marie_le_pourhiet" src="http://storage.canalblog.com/29/74/108574/19101327_p.jpg" /></a>&#8220;<em>Le projet de «</em>traité modificatif<em>» (</em>reform treaty<em>) européen a été rendu public le vendredi 5 octobre. On comprend à sa lecture pourquoi ses rédacteurs ont renoncé aux expressions de «</em>mini-traité<em>» ou de «</em>traité simplifié<em>» puisqu&#8217;il ne comporte, avec ses douze protocoles et ses 25 déclarations diverses, pas moins de 256 pages et qu&#8217;en matière de complexité rédactionnelle on peut difficilement faire pire. Dans la mesure où ce texte se borne en réalité à recopier sous une autre forme les trois quarts des dispositions du traité établissant une constitution pour l&#8217;Europe, il eût certainement été plus simple de reprendre le texte initial en en rayant seulement les dispositions symboliques abandonnées. On comprend cependant que cette formule ait été écartée car elle aurait manifesté de façon trop criante que l&#8217;<strong>on se moquait ouvertement de la volonté des peuples</strong> français et néerlandais</em>&#8221; : cette analyse n&#8217;est pas de n&#8217;importe quel gauchiste hirsute - ni souverainiste au crâne rasé - mais d&#8217;<strong>Anne-Marie Le Pourhiet</strong>, professeur de droit public à l&#8217;université de Rennes et auteur de droit constitutionnel, dans un texte titré <strong><a href="http://www.collectifdu29mai.org/Traite-simplifie-haute-trahison.html"><em>Haute trahison</em></a></strong>. Elle y ose la formule de &#8220;<strong><em>coup d&#8217;Etat</em></strong>&#8220;, argumentée ainsi : &#8220;<em>comment le président de la République peut-il décider seul, alors que le peuple français a juridiquement rejeté l’intégralité du traité, de faire cependant ratifier par voie parlementaire la majeure partie des dispositions qu’il contenait au motif que celles-ci «</em>n’auraient pas fait l’objet de contestations<em>» ? <em>(&#8230;)</em> </em><em>On pouvait peut-être apercevoir que le «</em>non<em>» de gauche déplorait davantage la menace sur l’Etat-providence et le «</em>non<em>» de droite la perte de l’Etat régalien, mais il est certainement impossible et inconcevable de sonder le cerveau de chaque Français en prétendant y déceler des dispositions qu’il aurait rejetées et d’autres qu’il aurait approuvées. <strong>La démarche du président de la République prétendant interpréter seul la volonté du peuple français est totalement arbitraire et confine à la dictature</strong>. (&#8230;) on ne peut qu’être bouleversé par le coup d’Etat ainsi perpétré en France. Si le président a la conviction que les dispositions restant dans le traité modificatif ont fait l’objet d’une approbation implicite des Français, encore faut-il qu’il s’en assure en organisant un nouveau référendum tendant à obtenir leur accord explicite. Comment qualifier et sanctionner, dès lors, un tel coup d’Etat ? Le <a href="http://storage.canalblog.com/69/02/108574/19102195.jpg"><img width="150" height="93" alt="non_r_f_rendum" src="http://storage.canalblog.com/69/02/108574/19102195_p.jpg" /></a>texte de la très populaire Constitution de 1793 n’y allait pas de main morte en disposant, dans son article 27 : «</em>Que tout individu qui <strong>usurperait la souveraineté</strong> soit à l’instant mis à mort par les hommes libres<em>». La peine de mort étant désormais prohibée par la Constitution française il convient de s’y conformer et de se tourner plutôt vers l’article 35 du texte de 1793 qui affirmait solennellement : «</em>Quand le gouvernement viole les droits du peuple, <strong>l’insurrection</strong> est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs<em>». La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, intégrée au préambule de l’actuelle Constitution, range aussi la <strong>résistance à l’oppression</strong> parmi les droits naturels et imprescriptibles de l’homme. Notre texte constitutionnel affirme encore que le principe de la République est «</em>gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple<em>» et que son président est élu au suffrage universel direct pour veiller au respect de la Constitution, assurer le fonctionnement régulier des pouvoirs publics et la continuité de l’Etat et garantir l’indépendance nationale. Le terme qui vient à l’esprit pour désigner <strong>le mépris présidentiel de la volonté populaire est évidemment celui de haute trahison</strong>. Malheureusement, une révision des dispositions sur la responsabilité pénale du chef de l’Etat, intervenue en février 2007, a substitué à l’antique et belle formule de haute trahison, l’expression affadie et banale de «</em>manquement à ses devoirs manifestement incompatibles avec l’exercice de son mandat<em>». Cela manque singulièrement d’allure et de force mais l’on s’en contentera cependant <strong>en proposant aux parlementaires, au lieu de commettre eux-mêmes une forfaiture en autorisant la ratification d’un traité rejeté par leurs mandants, de se constituer en Haute Cour pour sanctionner le coupable</strong>. Sans insurrection ni destitution, nous n’aurons alors plus qu’à pleurer sur notre servitude volontaire en réalisant que nos élus représentent bien ce que nous sommes nous-mêmes devenus : des godillots.</em>&#8221;</p>
<p><strong>Et en plus, il avoue !</strong><br />
<a href="http://storage.canalblog.com/95/19/108574/19105601.jpg"><img width="300" height="223" alt="sarko_telegraph" src="http://storage.canalblog.com/95/19/108574/19105601_p.jpg" /></a>Le futur Président l&#8217;<a href="http://olivierbonnet.canalblog.com/archives/2007/03/12/4284608.html">avait annoncé </a>clairement dès mars dernier : il n&#8217;organiserait pas de référendum justement par crainte que le vote ne soit négatif. Un cran dans le cynisme vient d&#8217;être franchi, comme le rapporte le quotidien britannique <a href="http://www.telegraph.co.uk/news/main.jhtml?xml=/news/2007/11/14/wfra114.xml"><em>The Telegraph</em> dans son édition d&#8217;hier</a>. Sarkozy a en effet déclaré, lors d&#8217;une réunion à huis-clos de parlementaires européens à Strasbourg : &#8220;<em>La France n’était qu’en avance sur les autres pays dans son vote pour le </em><em>«</em><em>non</em><em>»</em><em>.</em><em> La même chose arriverait dans tous les Etats membres si un référendum y était organisé. Il y a un clivage entre les peuples et les gouvernements. </em><em>Un référendum aujourd’hui mettrait l’Europe en danger. Il n’y aura pas de traité si un référendum a lieu en France, et il en va de même pour un référendum au Royaume-Uni.</em>&#8221; S&#8217;il ne veut pas de référendum, ce n&#8217;est donc pas de peur que la réponse soit négative mais parce qu&#8217;il en possède la certitude : c&#8217;est bien en quoi celui qui incarne la souveraineté du peuple français, en violant délibérément sa décision, se rend effectivement coupable de haute trahison. A noter qu&#8217;aucun média français ne s&#8217;est fait l&#8217;écho de la scandaleuse déclaration présidentielle. Seuls en parlent sur le Web le <a href="http://www.collectifdu29mai.org/"><em>Collectif du 29 mai</em></a>, qui a mis en ligne une pétition, et <a href="http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3508"><em>Solidarité &amp; Progrès</em></a>, le parti du controversé Jacques Cheminade. Pour notre part, après un premier billet titré <a href="http://olivierbonnet.canalblog.com/archives/2007/10/28/6679867.html"><em>La démocratie confisquée</em></a>, nous avons publié un <a href="http://olivierbonnet.canalblog.com/archives/2007/11/01/6735494.html"><em>Appel à la gauche parlementaire</em></a>, non pas à réunir la Haute Cour de justice pour destituer le félon - nous n&#8217;osons en rêver - mais simplement pour refuser la modification constitutionnelle nécessaire à la ratification parlementaire, et ainsi à obliger Sarkozy à organiser un nouveau référendum. Faute de quoi, comme l&#8217;écrit Anne-Marie Le Pourhiet, ils commettraient eux-mêmes <strong>une forfaiture</strong>. Nous réaffirmons évidemment cette exigence.</p>
<p><strong>Mise à jour</strong> : le site <a href="http://www.29mai.eu/"><em>29 mai Déni de démocratie</em></a> projette de coordonner une plainte collective devant la Cour européenne des droits de l&#8217;Homme contre la ratification parlementaire.
</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRSS>http://lemondecitoyen.com/2007/11/17/traite-europeen-sarkozy-coupable-de-haute-trahison/feed/</wfw:commentRSS>
		</item>
		<item>
		<title>Des contrats sans avenir</title>
		<link>http://lemondecitoyen.com/2007/11/14/des-contrats-sans-avenir/</link>
		<comments>http://lemondecitoyen.com/2007/11/14/des-contrats-sans-avenir/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 14 Nov 2007 12:30:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>monolecte</dc:creator>
		
	<category>Agnès Maillard</category>
		<guid isPermaLink="false">http://lemondecitoyen.com/2007/11/14/des-contrats-sans-avenir/</guid>
		<description><![CDATA[
Mauvaise surprise pour Aurore qui risque de ne pas voir son CAE renouvelé comme prévu en décembre prochain. Comme pour beaucoup d’autres bénéficiaires de contrat aidés un peu partout en France, une réduction budgétaire drastique récente et très discrète met en péril un plan de retour à l’emploi qui avait été élaboré sur deux ans.
Inquiète, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="snap_preview">
<h4>Mauvaise surprise pour Aurore qui risque de ne pas voir son CAE renouvelé comme prévu en décembre prochain. Comme pour beaucoup d’autres bénéficiaires de contrat aidés un peu partout en France, une réduction budgétaire drastique récente et très discrète met en péril un plan de retour à l’emploi qui avait été élaboré sur deux ans.<a id="more-471"></a><span id="more-130" /></h4>
<p><a title="Des contrats sans avenir by Le Monolecte, on Flickr" target="_blank" href="http://www.flickr.com/photos/monolecte/2015882782/"><img width="240" vspace="5" hspace="5" height="161" align="right" alt="Aurore face à l'incertitude de son avenir" src="http://farm3.static.flickr.com/2179/2015882782_44f0c11388_m.jpg" /></a>Inquiète, mais néanmoins calme, Aurore retrace à grand trait son parcours de jeune salariée. Titulaire en juin 2005 d’un <a target="_blank" href="http://www.enalternance.com/ifcv2004/bepforcedevente.html">BEP vente action marchande</a> au lycée du bled, elle part à 16 ans à la conquête de son premier emploi. Mobile, elle décide de tenter sa chance sur le bassin d’Arcachon. Pourtant, ses efforts répétés se heurtent sans cesse au mur du manque d’expérience.</p>
<h3 class="western">L’envie de s’en sortir</h3>
<p>De retour sur le bled, elle décide de passer un <a target="_blank" href="http://www.jeunesse-sports.gouv.fr/emploi-formations_4/les-formations-diplomes-non-professionnels-bafa-bafd-base_105/diplomes-non-professionnels-bafa_335.html">BAFA</a> pour pouvoir au moins travailler pendant les vacances. Bien qu’étant jeune chômeuse depuis plus d’un an, elle ne trouve pas de financement pour la soutenir dans sa démarche et doit payer de sa poche sa formation. C’est lors du stage pratique qu’elle arrive à convaincre son employeur actuel. Celui-ci s’apprête à ouvrir des postes pour animer le CLAE (Centre de Loisirs Associé à l’École) de l’école primaire du bled. Aurore passe donc par un <a target="_blank" href="http://www.travail-solidarite.gouv.fr/informations-pratiques/fiches-pratiques/acces-accompagnement-vers-emploi/contrat-insertion-dans-vie-sociale-civis-999.html">CIVIS</a> (Contrat d’Insertion dans la Vie Sociale), tremplin qui semble obligatoire pour décrocher un <a target="_blank" href="http://www.travail-solidarite.gouv.fr/informations-pratiques/fiches-pratiques/contrats-travail/contrat-accompagnement-dans-emploi-995.html">CAE</a> (Contrat d’Accompagnement dans l’Emploi) en mars 2007.</p>
<p>Jouant le jeu de ce type de contrat, l’employeur d’Aurore adosse le contrat de 24 heures par semaine à une formation gérée par le <a target="_blank" href="http://www.education.gouv.fr/cid255/carte-des-groupements-etablissements-publics-locaux-enseignement-greta.html">GRETA</a> en vue d’obtenir le <a target="_blank" href="http://www.coursminerve.com/cap-petite-enfance_10.php">CAP petite enfance</a>. Cette formation devra s’étaler d’octobre 2007 à mai 2008, à raison de deux journées de cours théoriques par semaine au bled-en-chef, à 70 km du bled, en plus du CLAE et des stages obligatoires en entreprise pour valider le diplôme qui lui permettra d’accéder enfin à un emploi pérenne. Avec les 700€ que lui rapporte son emploi aidé, Aurore a pu trouver un logement, mais elle doit tout de même faire des extras pour se payer le carburant nécessaire pour se rendre à sa formation.<br />
Elle était confiante, elle se donnait les moyens d’entrer dans la vie active et était bien décidée à transformer durablement l’essai, même si le secteur de la petite enfance n’était pas son choix initial.</p>
<h3 class="western">Un avenir hypothéqué</h3>
<p>Mais il y a quelques semaines, tout bascule pour Aurore. Alors que son employeur demande le renouvellement pour 6 mois de son CAE, il est surpris de recevoir une fin de non-recevoir de la part de l’ANPE. Le CAE est un contrat soumis à convention entre l’employeur et l’ANPE, ne peut excéder 24 mois et peut être renouvelé deux fois. Étant donné que la convention en cours comprenait une action de formation s’étalant jusqu’au 22 mai 2008, cette décision surprend l’employeur d’Aurore qui décide de faire le forcing de l’administration jusqu’à ce qu’on lui fournisse une explication valable quant à ce brusque retournement.</p>
<p>Finalement, un agent lui confirme à demi-mot que les financements des <a target="_blank" href="http://inventerre.canalblog.com/archives/2007/11/10/6827412.html">contrats aidés se sont subitement asséchés</a> et que les nouvelles directives enjoignent les agents des ANPE à ne plus signer aucun nouveau contrat aidé et à refuser le renouvellement des conventions des contrats en cours. C’est ainsi que dans un silence assourdissant, des milliers et des milliers de personnes qui étaient en train de s’investir dans le parcours du combattant de l’accès à l’emploi vont très prochainement se retrouver sans rien alors qu’ils pensaient avoir encore un peu de temps pour tenter de se construire une nouvelle trajectoire professionnelle.</p>
<p><strong>En 2006, pas moins de 358 000 emplois aidés ont été signés dont 162 000 CAE. C’est à dire autant de personnes dont l’avenir vient de soudainement se résumer à un retour brutal à la case ANPE</strong>. En attendant le Contrat Unique d’Insertion, qui ne verra pas le jour avant 2009, l’ambiance est à la restriction budgétaire tout azimut, avec cependant, comme l’affirme le cabinet de Christine Lagarde, des renouvellements au cas par cas pour 2008. Autrement dit, la plus grande incertitude pour ceux qui espéraient avoir 2 ans pour faire leurs preuves.</p>
<p>Soutenue par son employeur et la Mission locale, Aurore a encore bon espoir de voir son contrat finalement renouvelé le mois prochain. Car si ce n’est pas le cas, elle préfère ne pas y penser. Sans revenus, à seulement 18 ans et demi, elle risquerait fort de perdre tout ce qu’elle a réussi à obtenir jusqu’ici : un logement décent (pour 400€/mois), une formation diplômante (3000€ qui ne seront plus financés en cas de perte du CAE) qui lui ouvre de plus larges perspectives d’emploi, et beaucoup d’espoir!</p>
<p><em><strong>Post-scriptum</strong></em><em> : À l’heure où j’écris, j’apprends avec joie que l’employeur d’Aurore a obtenu un accord de principe pour le renouvellement du CAE. Cependant, la durée sur laquelle porte la nouvelle convention n’est pas connue à ce jour</em>.</div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRSS>http://lemondecitoyen.com/2007/11/14/des-contrats-sans-avenir/feed/</wfw:commentRSS>
		</item>
		<item>
		<title>Pouvoir d&#8217;achat : la gueule de bois des ex-sarkozistes</title>
		<link>http://lemondecitoyen.com/2007/11/12/pouvoir-dachat-la-gueule-de-bois-des-ex-sarkozistes/</link>
		<comments>http://lemondecitoyen.com/2007/11/12/pouvoir-dachat-la-gueule-de-bois-des-ex-sarkozistes/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 12 Nov 2007 08:23:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier Bonnet</dc:creator>
		
	<category>Olivier Bonnet</category>
		<guid isPermaLink="false">http://lemondecitoyen.com/2007/11/12/pouvoir-dachat-la-gueule-de-bois-des-ex-sarkozistes/</guid>
		<description><![CDATA[On sait à quel point le Président s&#8217;appuie sur les sondages pour naviguer, parfois à vue, et parer son action des atours de la légitimité : &#8220;les Français veulent que je poursuive les réformes&#8221;, etc. Or s&#8217;il est un domaine dans lequel sa faillite - ô combien prévisible - est patente, c&#8217;est bien le pouvoir [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>On sait à quel point le Président s&#8217;appuie sur les sondages pour naviguer, parfois à vue, et parer son action des atours de la légitimité : &#8220;les Français veulent que je poursuive les réformes&#8221;, etc. Or s&#8217;il est un domaine dans lequel sa faillite - ô combien prévisible - est patente, c&#8217;est bien le pouvoir d&#8217;achat. Souvenons-nous de la campagne électorale : la seule réponse à cette question dans le programme du candidat Sarkozy résidait dans la tarte à <a href="http://storage.canalblog.com/78/62/108574/18996377.jpg"><img width="100" height="150" alt="lagarde_pouvoir_d_achat" src="http://storage.canalblog.com/78/62/108574/18996377_p.jpg" /></a>la crème du &#8220;<em>travailler plus pour gagner plus</em>&#8220;. Sa traduction concrète se trouve dans la loi dite &#8220;<em>en faveur du travail, de l&#8217;emploi et du pouvoir d&#8217;achat</em>&#8221; (Tepa), défendue par <a href="http://olivierbonnet.canalblog.com/archives/2007/06/27/5433141.html">l&#8217;ultralibérale Christine Lagarde</a>, ministre de l&#8217;Economie sarkoziste. Arrêtons-nous sur la dénomination-même de cette loi, si caractéristique de la pratique d&#8217;un pouvoir qui a érigé <a href="http://olivierbonnet.canalblog.com/archives/2007/09/07/6140118.html">le mensonge en système</a>. En faveur du travail ? Mais elle favorise les héritiers, désormais exonérés des droits de succession, qui auront la possibilité de&#8230; ne pas travailler, mais de faire bosser les autres : <a href="http://olivierbonnet.canalblog.com/archives/2007/07/22/5682864.html">la France du travail de Sarkozy</a> est en réalité celle des rentiers, les cadeaux consentis aux privilégiés leur garantissant d&#8217;être bien certains de le demeurer de façon héréditaire. En faveur de l&#8217;emploi ? Mais la défiscalisation des heures supplémentaires incite à faire travailler davantage les salariés en poste plutôt qu&#8217;à embaucher ! En faveur du pouvoir d&#8217;achat ? Exact pour celui des plus riches, désormais protégés par le bouclier fiscal à 50%. Mais les autres ? Lagarde, suivant la voix de son maître, sort sa solution miracle comme un prestidigitateur un lapin de son chapeau : &#8220;<em>Selon la formule désormais célèbre, travailler plus permettra <strong>à chacun</strong> de gagner plus</em>&#8221; prétendait-elle le 10 juillet dernier au micro de l&#8217;Assemblée nationale. <a href="http://olivierbonnet.canalblog.com/archives/2007/07/11/5582208.html">Evidente imposture</a>, puisqu&#8217;elle fait mine d&#8217;ignorer que ces heures supplémentaires ne concernent pas tout le monde : <em>quid</em> des chômeurs, des professions libérales et des salariés auxquels leur patron ne permettra pas d&#8217;en faire ? Parce qu&#8217;il faut rappeler que c&#8217;est bien le patronat qui en décide, étant de fait le vrai bénéficiaire de cette disposition qui lui permet de généraliser la technique qu&#8217;Agnès Maillard appelle, sur le blog <em>Equilibre précaire,</em> <a href="http://equilibreprecaire.wordpress.com/2007/10/02/le-salarie-au-sifflet/"><em>Le salarié au sifflet</em></a> : proposer des contrats à temps très partiel, puisant dans les heures supplémentaires exonérées de charges quand le besoin s&#8217;en fera sentir. &#8220;<em>Avec un CDI à temps très partiel, le salarié a absolument besoin de travailler plus</em>, explique Agnès. <em>Pour travailler plus comme le dit si bien </em><em>le petit Nicolas</em><em>, c’est en fonction des besoins de l’entreprise, pas de ceux du salarié. Lequel est appelé quand il y a du travail, des périodes d’affluence, des absences. Donc il y va. Et <a href="http://storage.canalblog.com/43/44/108574/18996569.jpg"><img width="191" height="300" alt="heures_sup_tract" src="http://storage.canalblog.com/43/44/108574/18996569_p.jpg" /></a>plus il y va, plus il ferme sa gueule et plus il accepte tout et n’importe quoi, plus il aura d’heures de travail complémentaires, jusqu’à arriver à une trentaine d’heures. Donc pas assez pour le sortir de la pauvreté et de la précarité. Juste de quoi surnager encore un peu</em>.&#8221; Sa démonstration prend appui sur l&#8217;exemple d&#8217;un salarié de Décathlon à qui est proposé un CDI de 15 h par semaine, qui lui garantit exactement 537 euros bruts par mois, soit à peine plus que le RMI mais avec des frais supplémentaires (&#8221;<em>vêtements décents pour aller bosser, transports pour le trajet travail-domicile, garde des nains, restauration extérieure</em>&#8220;, énumère le billet d&#8217;<em>Equilibre précaire</em>). Pour le plus grand bénéfice de l&#8217;entreprise, à qui est fourni un formidable outil pour gérer sa main d&#8217;oeuvre en flux tendu, comme on le fait d&#8217;un stock de marchandises.</p>
<p>Le remède miracle de Sarkozy pour améliorer le pouvoir d&#8217;achat n&#8217;est donc qu&#8217;une fumisterie, ce dont l&#8217;opinion commence - enfin ! - à se rendre compte. Michel Husson, économiste, administrateur de l’INSEE, chercheur à l’Institut de recherches économiques et sociales et membre de la Fondation Copernic, donne quelques exemples des difficultés d&#8217;application du &#8220;<em>travailler plus pour gagner plus</em>&#8220;, dans un article publié par <a href="http://www.regards.fr/">la revue <em>Regards</em></a> et reproduit sur <a href="http://www.legrandsoir.info/article.php3?id_article=5696"><em>Le grand soir</em></a> : &#8220;<em>il n’y pas grand-chose à espérer des heures supplémentaires. La lettre <em>Gestion sociale</em></em><em> du 2 novembre 2007 montre au contraire que c’est un «</em>nouveau sujet de tension<em>». Ainsi, 30 % des 23 000 salariés de Carrefour voudraient bénéficier du nouveau régime mais ils viennent de découvrir que ce n’est possible que si le patron en fait la demande. Leur PDG n’en a pas l’intention, d’autant plus qu’une convention d’entreprise lui permet de faire faire «</em>jusqu’à six heures de plus par semaine, à tarif inchangé<em>». Aux Aéroports de Paris, autre cas de figure : les salariés pourront passer de 35 heures à 37h 1/2 par semaine sans gagner plus, parce qu’ils sont annualisés et que le patron «</em>a fait ajuster pauses et congés payés<em>». Il faudrait de toute manière qu’ils travaillent plus de 1607 heures par an pour pouvoir bénéficier de la loi Tepa. Quant aux cadres au forfait, il leur faut effectuer plus de 218 heures supplémentaires par an pour «</em>gagner plus<em>». L’opacité de la loi et les libertés d’interprétation qu’elles donnent au patron ont rendu nécessaires deux tables rondes au Crédit Lyonnais. Enfin, chez Cora, les élus du personnel veulent remettre à plat l’aménagement du temps de travail. Cette loi sur les heures supplémentaires <a href="http://www.legrandsoir.info/article.php3?id_article=5688"><strong>condense toutes les arnaques</strong></a> dont est capable ce gouvernement et elle risque de faire voler en éclat le discours publicitaire de Sarkozy. Il faudrait pour cela deux choses : que les salariés qui font des heures supplémentaires s’aperçoivent qu’ils se font rouler dans la farine et que les salariés, pris dans leur ensemble, constatent que la loi sert de prétexte à un gel général des salaires. Sarkozy est déjà plus <a href="http://storage.canalblog.com/10/66/108574/18996683.jpg"><img width="117" height="150" alt="regards_couv__dec07" src="http://storage.canalblog.com/10/66/108574/18996683_p.jpg" /></a>coincé qu’il n’y paraît. La hausse du blé, du lait ou du pétrole ne sont pas de son fait, mais il ne peut faire valoir cet argument parce que c&#8217;est lui qui augmente <a href="http://olivierbonnet.canalblog.com/archives/2007/08/02/5787916.html">la franchise médicale</a>, baisse les retraites et qui aura besoin d’augmenter les impôts, sous une forme ou une autre, pour payer les <a href="http://olivierbonnet.canalblog.com/archives/2007/07/29/5749352.html">cadeaux qu’il a faits aux riches</a>. C’est aussi lui qui refuse, cela va de soi, toute augmentation des cotisations patronales ou de l’impôt sur les revenus financiers et les super-profits pétroliers. Sa stratégie d’offensive tous terrains risque de se briser assez vite sur les résistances qui s’élargissent tous les jours. Admettons même qu’il sorte sans trop de dégâts de son bras de fer sur les régimes spéciaux. Le mécontentement social qui s’approfondit autour de la question du pouvoir d’achat n’en sera pas effacé pour autant et la moindre mesure jugée insupportable pourra, sur le modèle du CPE, être l’étincelle qui déclenche un nouveau «</em>tous ensemble<em>». Et si Sarkozy ne tenait pas la distance</em> ?&#8221;</p>
<p>Si nous parlions de sondages au début de ce billet, c&#8217;est justement que l&#8217;un d&#8217;entre eux montre ce basculement de l&#8217;opinion : le pouvoir d&#8217;achat est la préoccupation prioritaire de 48% des personnes sondées et <strong>71% des mêmes estiment que les mesures prises par le gouvernement ne sont &#8220;<em>pas efficaces</em>&#8220;</strong> pour l&#8217;augmenter, contre moins d&#8217;un quart (24%), nous enseigne l&#8217;enquête CSA publiée vendredi dans <em>Le Parisien/Aujourd&#8217;hui en France</em>. Le dispositif de détaxation des heures supplémentaires est en vigueur depuis le 1er octobre. 71% des Français viennent de s&#8217;apercevoir qu&#8217;il n&#8217;arrangera en rien leur situation. 71% des Français viennent de s&#8217;apercevoir qu&#8217;on s&#8217;est payé leur tête. Combien d&#8217;ex-sarkozistes se repentent aujourd&#8217;hui amèrement d&#8217;avoir voté pour <a href="http://olivierbonnet.canalblog.com/archives/2007/11/05/6773078.html">le roi bling-bling</a> ? C&#8217;est sur le terreau de ce mécontentement-là que peut germer le refus des réformes antisociales voulues par le bonimenteur sur talonnettes. Soutien aux grévistes qui défendent, <a href="http://olivierbonnet.canalblog.com/archives/2007/10/18/6576688.html">au-delà des régimes spéciaux, le système français des retraites</a>, et aussi aux étudiants qui refusent la privatisation de l&#8217;université : tous dans la rue !</p>
<p>PS : le tract <em>Travailler plus pour dépenser plus ?</em> reproduit plus haut provient d&#8217;<a href="http://marseille.indymedia.org/news/2007/07/10429.php"><em>Indymédia</em> Marseille</a>.
</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRSS>http://lemondecitoyen.com/2007/11/12/pouvoir-dachat-la-gueule-de-bois-des-ex-sarkozistes/feed/</wfw:commentRSS>
		</item>
		<item>
		<title>Guy Môquet, assassiné par le grand patronat français</title>
		<link>http://lemondecitoyen.com/2007/10/23/guy-moquet-assassine-par-le-grand-patronat-francais/</link>
		<comments>http://lemondecitoyen.com/2007/10/23/guy-moquet-assassine-par-le-grand-patronat-francais/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 23 Oct 2007 14:03:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier Bonnet</dc:creator>
		
	<category>Olivier Bonnet</category>
		<guid isPermaLink="false">http://lemondecitoyen.com/2007/10/23/guy-moquet-assassine-par-le-grand-patronat-francais/</guid>
		<description><![CDATA[Nous serions professeur, nous n&#8217;aurions pas refusé de lire la lettre de Guy Môquet à nos élèves, comme une directive de Xavier Darcos, ministre de l&#8217;Education nationale, y obligeait les enseignants hier sur ordre du président. Nous aurions ainsi désobéi à leur principal syndicat, le SNES, dont Claudie Martens, la co-secrétaire générale, dénonce en cette [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://storage.canalblog.com/20/94/108574/18278382.jpg"><img width="116" height="150" alt="b24b6710ceb934f1dd60531cb67ef155" src="http://storage.canalblog.com/20/94/108574/18278382_p.jpg" /></a>Nous serions professeur, nous n&#8217;aurions pas refusé de lire la lettre de Guy Môquet à nos élèves, comme une directive de Xavier Darcos, ministre de l&#8217;Education nationale, y obligeait les enseignants hier sur ordre du président. Nous aurions ainsi désobéi à leur principal syndicat, le SNES, dont Claudie Martens, la co-secrétaire générale, dénonce en cette initiative une &#8220;<em>récupération politique</em>&#8221; : &#8220;<em>Nous obliger à parachuter en plein cours un savoir sur un seul et unique personnage, sorti de son contexte, c&#8217;est manquer de respect à notre métier</em>&#8220;, estime-t-elle. Elle se trompe, en ce que nul n&#8217;empêche le professeur de resituer le contexte, et c&#8217;est justement ce qu&#8217;il convenait de faire. Darcos est très clair : &#8220;<em>On le dit depuis le début, les enseignants peuvent faire ce qu&#8217;ils veulent autour de cette lettre</em>&#8220;. Chiche ! Il fallait alors prendre Sarkozy à son propre piège et expliquer en quoi Guy Môquet est mort non en tant que résistant, mais parce qu&#8217;il était communiste. Henri Guaino, conseiller du président, explique à propos du jeune fusillé, <a href="http://www.liberation.fr/actualite/politiques/286184.FR.php">dans <em>Libération</em></a> : &#8220;<em>Il tombe victime de la barbarie nazie</em>&#8220;. La part de vérité de cette affirmation est si partielle qu&#8217;elle en devient presque mensongère. Ce sont certes les nazis - en l&#8217;espèce le général Stülpnagel - qui ordonnent qu&#8217;en représailles à la mort du lieutenant-colonel Holtz, abattu à Nantes par la résistance, on fusille 50 otages. Mais lesquels ? Les Allemands <a href="http://storage.canalblog.com/81/07/108574/18278804.gif"><img width="120" height="150" alt="pucheu" src="http://storage.canalblog.com/81/07/108574/18278804_p.gif" /></a>n&#8217;interviennent pas dans le choix des victimes. L&#8217;homme qui désigne les suppliciés s&#8217;appelle <strong>Pierre Pucheu</strong>, le ministre de l&#8217;Intérieur de Pétain. C&#8217;est donc lui qui condamne à mort les 27 fusillés de Châteaubriant, groupe auquel appartient le jeune Guy Môquet. Tous sont communistes et le hasard n&#8217;a rien à y voir : Pucheu explique clairement son choix comme dicté par la volonté d&#8217; &#8220;<em>éviter de laisser fusiller 50 bons Français</em>&#8220;. A ses yeux, un communiste n&#8217;est pas un bon Français. Or celui qui était alors le candidat Sarkozy a déclaré : &#8220;<em>Je veux dire que cette lettre de Guy Môquet, elle devrait être lue à tous les lycéens de France, non comme la lettre d’un jeune communiste, mais comme celle d’un jeune Français faisant à la France et à la liberté l’offrande de sa vie</em>&#8220;. Absurde, puisqu&#8217;on a vu que Môquet est mort justement parce qu&#8217;il est communiste ! Et pourquoi Pucheu choisit-il les otages dans leur rangs ? C&#8217;est tout simplement qu&#8217;il est un digne représentant de cette droite collaborationniste viscéralement anti-rouges, au point de faire sienne la devise : &#8220;<em>plutôt Hitler que le Front populaire</em>&#8220;. Au moment d&#8217;entrer en politique, Pucheu n&#8217;est pas n&#8217;importe qui. &#8220;<em>Administrateur des fonderies de Pont-à-Mousson, des aciéries de Micheville, fondateur du Cartel international de l’acier</em>, énumère l&#8217;ancien sénateur communiste Maurice Ulrich <a href="http://75018.gauchepopulaire.fr/index.php/post/2007/05/25/Il-sappelait-Guy-Moquet-il-avait-17-ans-habitait-rue-Baron-dans-le-17eme">dans <em>L&#8217;Humanité</em></a>, <em>il est l’un des plus éminents représentants de ce qu’on appelait alors le Comité des forges et de cette bourgeoisie qui, après le triomphe de Hitler, entend prendre sa revanche sur le Front populaire. Pucheu, donc, choisit. Politiquement. Charles Michels, secrétaire général des cuirs et peaux CGT ; Jean-Pierre Timbaud, dirigeant de la métallurgie CGT ; Jean Poulmarch, dirigeant du syndicat des produits chimiques CGT ; Jules Vercruysses, dirigeant du textile CGT ; Désiré Granet, dirigeant du papier-carton CGT ; Jean Grandel, secrétaire de la fédération postale CGT&#8230;</em>&#8221; En somme, se débarrassant des syndicalistes, il joint l&#8217;utile (pour le patronat) à l&#8217;agréable (trucider la vermine rouge).</p>
<p><a href="http://storage.canalblog.com/67/40/108574/18280840.jpg"><img width="196" height="300" alt="aodette" src="http://storage.canalblog.com/67/40/108574/18280840_p.jpg" /></a>Voilà donc la vérité historique qu&#8217;il faut rappeler, à l&#8217;occasion de ce que le pouvoir a baptisé &#8220;<em>commémoration du souvenir de Guy Môquet et de ses 26 compagnons fusillés</em>&#8220;. En faisant d&#8217;abord observer que l&#8217;utilisation du mot &#8220;<em>compagnons</em>&#8221; est inappropriée et que le vocabulaire a un sens : les résistants gaullistes se donnaient du &#8220;<em>compagnon</em>&#8221; quand les communistes s&#8217;appelaient &#8220;<em>camarade</em>&#8220;. Et Môquet lui-même parle de ses co-suppliciés ainsi : &#8220;<strong><em>mes 26 camarades</em></strong>&#8220;. Mais évidemment, le mot &#8220;<em>camarade</em>&#8221; lui-même, fortement connoté, évoque le communisme comme si on le prononçait en langue soviétique, &#8220;<em>tovaritch</em>&#8220;. On a donc remplacé le mot honni de la droite par un &#8220;<em>compagnon</em>&#8221; moins &#8220;<em>ringard</em>&#8220;, <em>dixit </em>Guaino. Cette précision utilement apportée aux élèves, il faudra ensuite leur conter comment la frange la plus puissante du patronat français, en cheville avec l&#8217;Etat pétainiste, a profité de l&#8217;exigence allemande d&#8217;exécuter des otages pour éliminer ses opposants politiques en même temps que les animateurs du mouvement social, pour mieux le décapiter. Et enfin leur lire la lettre de ce jeune homme de 17 ans, qui va mourir simplement parce qu&#8217;il est le fils de Prosper Môquet, député communiste élu en 1936, et que cette seule filiation suffit aux yeux du gouvernement français de Vichy à lui faire mériter la peine capitale. &#8220;<em>Victime de la barbarie nazie</em>&#8221; ? Plutôt martyr politique aux bourreaux bien Français.</p>
<p>PS : on pourra aussi opérer un rapprochement très pédagogue avec l&#8217;actualité, en précisant que Guy Môquet était fils de cheminot, profession dont le <a href="http://olivierbonnet.canalblog.com/archives/2007/10/18/6576688.html">régime spécial de retraite</a> va être réformé par le gouvernement. Qu&#8217;en aurait pensé le jeune militant communiste ? Que dirait-il aujourd&#8217;hui en lisant le numéro 2 du MEDEF, Denis Kessler, qui affirme tranquillement, analysant la politique sarkoziste : &#8220;<em>Les annonces successives des différentes réformes par le gouvernement peuvent donner une impression de patchwork, tant elles paraissent variées, d’importance inégale, et de portées diverses (&#8230;) </em><em>A y regarder de plus près, on constate qu’il y a une profonde unité à ce programme ambitieux. (&#8230;) </em><em>Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance !</em>&#8221; On pourra enfin lire aux élèves cet autre texte de Guy Môquet, témoignage naïvement formulé de l&#8217;engagement qui le conduisit à la mort :</p>
<p><em><a href="http://storage.canalblog.com/75/57/108574/18283832.png"><img width="107" height="100" alt="cache_107x100_arton289_107x100" src="http://storage.canalblog.com/75/57/108574/18283832_p.png" /></a></em><em>&#8220;Parmi ceux qui sont en prison<br />
Se trouvent nos 3 camarades<br />
Berselli, Planquette et Simon<br />
Qui vont passer des jours maussades </em></p>
<p><em>Vous êtes tous trois enfermés<br />
Mais patience, prenez courage<br />
Vous serez bientôt libérés<br />
Par tous vos frères d’esclavage</em></p>
<p><em>Les traîtres de notre pays<br />
Ces agents du capitalisme<br />
Nous les chasserons hors d’ici<br />
Pour instaurer le socialisme</em></p>
<p><em>Main dans la main Révolution<br />
Pour que vainque le communisme<br />
Pour vous sortir de la prison<br />
Pour tuer le capitalisme</em></p>
<p><em>Ils se sont sacrifiés pour nous<br />
Par leur action libératrice</em><em>.&#8221;</em>
</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRSS>http://lemondecitoyen.com/2007/10/23/guy-moquet-assassine-par-le-grand-patronat-francais/feed/</wfw:commentRSS>
		</item>
		<item>
		<title>Plainte contre Sarkozy classée : le déni de justice</title>
		<link>http://lemondecitoyen.com/2007/10/16/plainte-contre-sarkozy-classee-le-deni-de-justice/</link>
		<comments>http://lemondecitoyen.com/2007/10/16/plainte-contre-sarkozy-classee-le-deni-de-justice/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 16 Oct 2007 15:37:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier Bonnet</dc:creator>
		
	<category>Olivier Bonnet</category>
		<guid isPermaLink="false">http://lemondecitoyen.com/2007/10/16/plainte-contre-sarkozy-classee-le-deni-de-justice/</guid>
		<description><![CDATA[Philippe Courroye, procureur de la République au Tribunal de Grande Instance de Nanterre, était saisi de la plainte d&#8217;un particulier de Nanterre à propos des conditions de l&#8217;achat par Nicolas Sarkozy de son appartement sur l&#8217;île de la Jatte. Celle-ci reprochait au futur chef de l&#8217;Etat, se basant sur les révélations du Canard enchaîné, d&#8217;être [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://storage.canalblog.com/41/39/108574/17972752.jpg"><img width="150" height="141" alt="philippe_courroye" src="http://storage.canalblog.com/41/39/108574/17972752_p.jpg" /></a><strong>Philippe Courroye</strong>, procureur de la République au Tribunal de Grande Instance de Nanterre, était saisi de la plainte d&#8217;un particulier de Nanterre à propos des conditions de l&#8217;achat par Nicolas Sarkozy de <a href="http://olivierbonnet.canalblog.com/archives/2007/03/09/4254786.html">son appartement sur l&#8217;île de la Jatte</a>. Celle-ci reprochait au futur chef de l&#8217;Etat, se basant sur les révélations du <em>Canard enchaîné</em>, d&#8217;être coupable d&#8217; &#8220;<em>association de malfaiteurs, pacte de corruption, enrichissement frauduleux, prise illégale d&#8217;intérêt, corruption et immoralité d&#8217;un élu, violation de la loi SRU</em>&#8220;. En l&#8217;espèce, Sarkozy a cédé, en tant que maire de Neuilly, des terrains sur l&#8217;île de la Jatte au promoteur Lasserre, en vue de la la réalisation d&#8217;un programme immobilier. Puis il lui a acheté un appartement ainsi bâti. <strong>Ces faits ne font l&#8217;objet d&#8217;aucune contestation</strong>. Or le particulier Sarkozy n&#8217;avait pas le droit de conclure une affaire avec un promoteur qui traitait avec la municipalité dirigée par le maire Sarkozy : est constitutif de la prise illégale d&#8217;intérêt &#8220;<em>le fait, par une personne dépositaire de l&#8217;autorité publique ou chargée d&#8217;une mission de service public ou par une personne investie d&#8217;un mandat électif public, de prendre, recevoir ou conserver, directement ou indirectement, un intérêt quelconque dans une entreprise ou dans une opération dont elle a, au moment de l&#8217;acte, en tout ou partie, la charge d&#8217;assurer la surveillance, l&#8217;administration, la liquidation ou le paiement</em>&#8221; (délit &#8220;<em>puni de cinq ans d&#8217;emprisonnement et de 75000 euros d&#8217;amende</em>&#8220;, article 432-12 du code pénal). C&#8217;est clair comme de l&#8217;eau de roche et il n&#8217;y a même pas besoin d&#8217;aller plus loin, <strong>le délit de prise illégale d&#8217;intérêt est constitué</strong>. Or Philippe Courroye est un éminent juriste, comme l&#8217;atteste par exemple <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Courroye">sa fiche biographique de Wikipédia</a>, qui connaît par conséquent parfaitement la loi. Il a pourtant classé sans suite mardi dernier l&#8217;enquête préliminaire de police ouverte sur ces faits.<br />
Mais il y a pire : <em>Le Canard</em> nous a appris que le maire Sarkozy a accordé au promoteur, pour l&#8217;achat de ces terrains, un rabais de cinq millions de francs (775 000 euros). Sonné par cette révélation de l&#8217;hebdomadaire satirique, celui qui était alors candidat à la présidentielle avait justifié ce rabais par la baisse du marché immobilier. Or, à l&#8217;époque où il fut consenti, les professionnels du secteur sont unanimes à nier cette conjoncture négative : l&#8217;argument de Sarkozy ne tient pas. Ensuite, juste retour des choses, quand il a acheté son appartement au promoteur auquel il avait permis de le construire - avec une ristourne -, il a lui-même bénéficié d&#8217;un cadeau (toujours révélé par <em>Le Canard</em>) de 300 000 euros, sur le prix d&#8217;achat et les travaux réalisés dans le logement. Pour s&#8217;en défendre, Sarkozy avait alors produit une facture de 72 000 francs, correspondant à la pose d&#8217;un escalier, et promis d&#8217;en rendre publiques d&#8217;autres. Mais <strong>il n&#8217;a plus jamais montré une seule facture</strong> ! Il n&#8217;a donc ainsi nullement dissipé les <strong>lourds soupçons de corruption passive</strong>. Pour la bonne bouche, il revendra finalement ledit appartement 1,9 millions d&#8217;euros, réalisant ainsi une plus-value de 122%. Il y a donc <strong>enrichissement personnel</strong>.</p>
<p><a href="http://storage.canalblog.com/50/80/108574/18080701.jpg"><img width="101" height="150" alt="impunit_s_fran_aises_couv" src="http://storage.canalblog.com/50/80/108574/18080701_p.jpg" /></a>Résumons : Sarkozy est <strong>incontestablement</strong> coupable de prise illégale d&#8217;intérêts et suspect de corruption passive avec enrichissement personnel. L&#8217;enquête préliminaire aurait dû faire la lumière sur cette deuxième accusation, la première étant établie. Or qu&#8217;écrit au plaignant le procureur Courroye, dans une lettre rendue publique par son cabinet vendredi dernier et annonçant le classement sans suite ? &#8220;<em>Le traitement de votre plainte n&#8217;a pas permis de caractériser l&#8217;existence d&#8217;infractions pénales</em>&#8220;. Sauf que la prise illégale d&#8217;intérêt est bien une infraction pénale et que rien ne peut en l&#8217;occurrence nier qu&#8217;elle soit effective, bon sang ! Voilà donc <strong>un scandaleux déni de justice</strong>. Comme son prédécesseur, l&#8217;homme de la prétendue &#8220;rupture&#8221; est donc <a href="http://olivierbonnet.canalblog.com/archives/2007/03/13/4289424.html">un délinquant bénéficiant de l&#8217;impunité</a>. Comment expliquer alors l&#8217;attitude de Philippe Courroye, qui étouffe l&#8217;affaire en s&#8217;asseyant sur le code pénal ? Deux pistes : la réaction d&#8217;Emmanuelle Perreux, présidente de Syndicat de la magistrature, à l&#8217;époque de sa nomination au poste de procureur de Nanterre, dénonçant le &#8220;<em>verrouillage par la droite des postes stratégiques</em>&#8220;, et cette phrase laconique de <a href="http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20071012/tts-france-justice-sarkozy-appartement-ca02f96.html">la dépêche de l&#8217;agence Reuters</a> consacrée au classement sans suite : &#8220;<em>La nomination en avril dernier comme procureur de Nanterre, de Philippe Courroye, jusqu&#8217;alors juge d&#8217;instruction anti-corruption réputé, avait suscité des critiques, <strong>ce magistrat ne cachant pas sa proximité avec Nicolas Sarkozy</strong></em>.&#8221; Vous reprendrez bien une banane ?
</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRSS>http://lemondecitoyen.com/2007/10/16/plainte-contre-sarkozy-classee-le-deni-de-justice/feed/</wfw:commentRSS>
		</item>
		<item>
		<title>Le faux trou de la Sécu</title>
		<link>http://lemondecitoyen.com/2007/09/26/le-faux-trou-de-la-secu/</link>
		<comments>http://lemondecitoyen.com/2007/09/26/le-faux-trou-de-la-secu/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 26 Sep 2007 08:26:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier Bonnet</dc:creator>
		
	<category>Olivier Bonnet</category>
		<guid isPermaLink="false">http://lemondecitoyen.com/2007/09/26/le-faux-trou-de-la-secu/</guid>
		<description><![CDATA[Citée par le camarade Fontenelle sur son revigorant blog Vive le feu!, la phrase du jour est du député socialiste Jean-Marie Le Guen, médecin et spécialiste des questions de santé publique, qui remet les pendules à l&#8217;heure de façon lumineuse sur le déficit de la Sécu : &#8220;Il faut sauvegarder d&#8217;urgence la partie recettes de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://storage.canalblog.com/01/91/108574/17416670.jpg"><img width="117" height="150" alt="Jean_Marie_Le_Guen" src="http://storage.canalblog.com/01/91/108574/17416670_p.jpg" /></a>Citée par le camarade Fontenelle sur son revigorant blog <em><a href="http://vivelefeu.blog.20minutes.fr/archive/2007/09/25/laurent-joffrin-et-le-trou-sans-fin.html">Vive le feu!</a></em>, la phrase du jour est du député socialiste <strong>Jean-Marie Le Guen</strong>, médecin et spécialiste des questions de santé publique, qui remet les pendules à l&#8217;heure de façon lumineuse sur le déficit de la Sécu : &#8220;<em>Il faut sauvegarder d&#8217;urgence la partie recettes de l&#8217;assurance maladie. C&#8217;est à dire réintégrer l&#8217;argent qui lui revient, dont les dettes de l&#8217;Etat (plus de 5 milliards d&#8217;euros). Mais aussi récupérer la totalité des taxes sur l&#8217;alcool et le tabac qui ne sont pas versées intégralement (3 milliards d&#8217;euros). Il faut enfin lutter contre les niches fiscales, en taxant par exemple les stock-options. <strong>Rien que cela, c&#8217;est l&#8217;équivalent du déficit de toute la Sécurité sociale pour l&#8217;année 2007</strong></em>&#8220;. Pourquoi faudrait-il donc alors instaurer d&#8217;<a href="http://olivierbonnet.canalblog.com/archives/2007/08/02/5787916.html">iniques franchises médicales </a>?<br />
Le collectif fédérant quelque 43 organisations (syndicats, partis politiques et associations diverses) publie un appel à la mobilisation pour le 29 septembre - c&#8217;est samedi ! -, où est organisé, entre autres, un rassemblement-débat au Gymnase Japy (Paris 11ème, 14 h). Son texte récapitule de façon très pédagogique pourquoi ces franchises sont inacceptables : &#8220;<em><strong>Plus ça va, plus on fait payer les malades</strong>. D&#8217;abord présentées pour combler le déficit de la Sécu, aujourd&#8217;hui proposées pour financer le plan Alzheimer, les franchises se rajouteraient à ce que les assurés sociaux doivent déjà payer. De lois en décrets, sous des prétextes variables - responsabilisation, trou de la sécu - les assurés sociaux doivent payer toujours plus pour se soigner. 1967 déjà : le ticket modérateur - partie non remboursée par la sécurité sociale - devait diminuer la surconsommation médicale. Depuis, du forfait hospitalier au forfait par consultation en passant par les dépassements, ce qui reste à payer pour se soigner est de 240 euros en moyenne par personne et par an. Et pour 900 000 personnes cela atteint même 1000 euros ! Pour beaucoup, c&#8217;est impossible. De plus, les franchises pourraient remettre en cause la prise en charge à 100% dont bénéficient les personnes atteintes de pathologies graves. <strong>Avec les franchises, les malades paient pour les malades</strong>. Les gens qui n&#8217;ont pas les moyens renonceront à certains soins comme c&#8217;est déjà le cas pour les lunettes et pour les dents. Nous refusons l&#8217;instauration de telles franchises, <strong>socialement injustes, économiquement inefficaces et dangereuses pour la santé publique</strong>. Pour ceux qui ont une mutuelle, le ticket modérateur et le forfait hospitalier peuvent, dans certaines limites, être pris en charge. Mais les franchises ne le seront pas. La franchise, au début, c&#8217;est 50 euros, mais après ? On voit ce qui se passe : le forfait de 1 euro par consultation qui - promis juré - ne devait pas augmenter et était plafonné à 1 euro par jour quel que soit le nombre d&#8217;actes, peut aller depuis le 1er août jusqu&#8217;à 4 euros par jour. Les dépassements d&#8217;honoraires, ces franchises occultes, devaient rester «raisonnables», mais aujourd&#8217;hui peuvent atteindre plusieurs milliers d&#8217;euros pour une opération. Peu à peu les dépenses non remboursées augmentent. Les franchises, c&#8217;est la fin de la solidarité et la remise en cause des principes fondateurs de la Sécu. <strong>Parce que - riches ou pauvres, jeunes ou vieux - nous devons tous être égaux dans l&#8217;accès aux soins</strong>, la France a créé la Sécurité sociale en 1945. Le principe en est simple : chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins. À l&#8217;opposé de ce système solidaire, celui des assurances : selon le niveau - et donc le prix du contrat -, la couverture varie. Ainsi, se développe une médecine à plusieurs vitesses. (&#8230;)<br />
<a href="http://storage.canalblog.com/16/43/108574/17417783.jpg"><img width="300" height="179" alt="carte_vital_solidaire" src="http://storage.canalblog.com/16/43/108574/17417783_p.jpg" /></a>Notre pays n&#8217;a jamais été aussi riche. Il faut donc exiger un débat sur la part des richesses dévolue à la santé. C&#8217;est un choix de société. Alors, il faut choisir. Soit, comme l&#8217;a fait Nicolas Sarkozy, multiplier les cadeaux fiscaux (13 milliards d&#8217;euros) aux plus favorisés et les exonérations de cotisations pour les employeurs, soit <strong>partager les richesses pour maintenir une Sécu fondée sur la solidarité</strong>. Là est le coeur du débat</em>.&#8221;
</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRSS>http://lemondecitoyen.com/2007/09/26/le-faux-trou-de-la-secu/feed/</wfw:commentRSS>
		</item>
		<item>
		<title>Message in a bottle&#8230;</title>
		<link>http://lemondecitoyen.com/2007/09/18/message-in-a-bottle/</link>
		<comments>http://lemondecitoyen.com/2007/09/18/message-in-a-bottle/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 18 Sep 2007 13:24:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>monolecte</dc:creator>
		
	<category>Agnès Maillard</category>
	<category>coup de gueule</category>
		<guid isPermaLink="false">http://lemondecitoyen.com/2007/09/18/message-in-a-bottle/</guid>
		<description><![CDATA[Quand j&#8217;étais gosse, comme beaucoup de gosses d&#8217;ailleurs, j&#8217;aimais les lancés de ballons rouges avec des cartes postales attachées dessous. J&#8217;aimais l&#8217;idée d&#8217;envoyer un message à un autre gamin du bout du monde, à tisser un lien fragile entre les peuples, même si, en vérité, mes mots ont surtout dû ensemencer le champ du voisin.


J&#8217;ai [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="post-excerpt">Quand j&#8217;étais gosse, comme beaucoup de gosses d&#8217;ailleurs, j&#8217;aimais les lancés de ballons rouges avec des cartes postales attachées dessous. J&#8217;aimais l&#8217;idée d&#8217;envoyer un message à un autre gamin du bout du monde, à tisser un lien fragile entre les peuples, même si, en vérité, mes mots ont surtout dû ensemencer le champ du voisin.</div>
<div class="post-content">
<p align="center"><a target="_blank" href="http://www.flickr.com/photos/iordanis_ker/1284414886/"><img src="http://farm2.static.flickr.com/1027/1284414886_ca24dead0e.jpg" /></a></p>
<p>J&#8217;ai même balancé des bouteilles à la mer, ce qui a bien dû faire plaisir à des plongeurs|nettoyeurs de plage en terme de gestion de déchets. Je n&#8217;ai bien sûr jamais reçu de réponse à aucune de ces tentatives, mais le pouvoir évocateur du message abandonné aux caprices des courants, qu&#8217;ils soient marins ou aériens est toujours aussi puissant pour moi.</p>
<p>Aujourd&#8217;hui, l&#8217;envie de communiquer avec l&#8217;inconnu du bout du monde est plus forte que jamais&#8230; J&#8217;ai Internet comme outil et les courants électroniques comme vaisseaux de mes pensées.</p>
<h3>Internet est grand et je suis toute petite</h3>
<p>Mais je peux envoyer un message au peuple iranien, en me disant qu&#8217;au gré des liens et des rétroliens, des traductions plus ou moins précises, il finira bien par en recevoir quelque chose.</p>
<p>Parce qu&#8217;aujourd&#8217;hui, nous, la piétaille des peuples de la Terre, nous avons enfin la possibilité de nous parler, de communiquer en dehors de nos gouvernants.<br />
Parce qu&#8217;aujourd&#8217;hui, je n&#8217;en peux plus de voir colporter sur les ondes officielles des horreurs dites en mon nom.<br />
Parce qu&#8217;aujourd&#8217;hui, je ne peux accepter que des dirigeants se targuant de la légitimité d&#8217;une démocratie corrompue par les noces monstrueuses du pouvoir, de l&#8217;argent et des moyens de communication, se permettent de promettre mille morts et mille souffrances en mon nom.<br />
Parce qu&#8217;aujourd&#8217;hui, ceux qui ont été élus sur la base de promesses creusent dévoilent leur plan véritable et que celui-ci se propose d&#8217;aller porter la guerre, la mort et la souffrance en terre étrangère en mon nom.<br />
Parce qu&#8217;aujourd&#8217;hui, on ment en mon nom, comme au nom de tous mes compatriotes.<br />
Parce qu&#8217;aujourd&#8217;hui, on présente le peuple iranien comme un ramassis de terroristes qui ne pensent qu&#8217;à nous menacer avec une bombe nucléaire aussi tangible que les ADM de Saddam Hussein, quand bien même Mohammed ElBaradei, de l&#8217;AIEA confirme que le pouvoir iranien a toujours cherché une solution pacifique à la crise, quand bien même nous pouvons estimer notre propre force de frappe à 346 têtes nucléaires.<br />
Parce qu&#8217;aujourd&#8217;hui, le <em>french doctor</em> jette le masque et promet le pire en notre nom, à un peuple qui a pour principal défaut d&#8217;être assis sur une énorme réserve de cette ressource noire que la planète entière convoite.<br />
Parce qu&#8217;aujourd&#8217;hui comme hier, je crois la guerre n&#8217;est que l&#8217;affaire de quelques cyniques qui œuvrent pour leur profit personnel et que la grande majorité des peuples s&#8217;en passerait fort bien.</p>
<p><strong>Internet est encore plus vaste que le ciel et plus profond que les océans</strong>, mais j&#8217;ai la certitude que, contournant tous les barrages électroniques mis en place par les cyniques qui souhaitent nous dresser les uns contre les autres, nos milliers de petits messages ont cette fois une bonne chance d&#8217;arriver à destination. Que dans quelques heures ou quelques jours, quelque part à Téhéran (<span lang="fa" dir="rtl" class="lang-fa">تهران</span>), Kermanshah (کرمانشاه), Esfahan (<span lang="fa" class="lang-fa">اصفهان) ou</span> Zahedan (<span lang="fa" dir="rtl" class="lang-fa">زاهدان</span>), quelqu&#8217;un finira par tomber sur mes mots ou ceux d&#8217;un autre et aura ainsi confirmation que Bernard Koushner ne parle pas au nom du peuple de France, mais seulement de quelques va-t-en-guerre qui ont besoin de relancer leur business de mort.</p>
<p><strong>Internet est grand et je suis toute petite</strong>, mais nos mots défient l&#8217;espace et le temps. Internet est vaste et insondable, mais bien moins que la connerie des hommes qui construisent leurs rêves de richesse et de pouvoir sur le sang des autres. Internet n&#8217;est pas un océan qui nous sépare, mais une toile qui nous lie et nous permet de transcender l&#8217;espace, le temps et le fossé des langages et des cultures. Aujourd&#8217;hui, je peux partager avec un ami du bout de la Terre mes pensées, mes photos, ma musique.</p>
<p>Alors, je peux bien dire à l&#8217;Iran que <strong>Sarkozy et Koushner ne sont pas plus la France que Bush et Rumsfeld ne sont les États-Unis</strong>, que ces gens sont arrivés au pouvoir sur la base de promesses creuses de prospérité pour chacun (et non pour tous), que chez nous comme ailleurs, il y a des <em>télés-Milles-Collines</em> qui nous enseignent la peur et la haine de l&#8217;autre et que chez nous comme chez eux, nous aspirons principalement à cultiver notre jardin et à y regarder nos enfants pousser.</p>
<p>Internet est tellement vaste qu&#8217;il peut relier tous les hommes entre eux et que nous n&#8217;avons plus besoin de personne pour parler en notre nom. Ces conflits que l&#8217;on cherche à nous faire éclore dans la tête ne sont pas les nôtres, mais ceux de quelques grandes transnationales de l&#8217;énergie et des armes, qui financent des médias-poubelles et des gouvernements fantoches, partout.</p>
<p>C&#8217;est pour tout cela qu&#8217;aujourd&#8217;hui j&#8217;écris au peuple iranien, ainsi qu&#8217;à tous les autres qui ont à souffrir du ramassis de cyniques qui nous sert de gouvernants, c&#8217;est pour cela que j&#8217;espère aussi que d&#8217;autres sur la toile en feront de même, et de plus en plus, jusqu&#8217;à déferler et balayer la pensée creuse dominante.</p>
<p>Internet est grand et je suis toute petite. Mais le pouvoir des mots est plus grand encore et peut jeter des ponts au-dessus des abîmes d&#8217;incompréhension et de haines creusés par une poignée d&#8217;entre nous.</p>
<p>Voici mon message.<br />
Puisse-t-il circuler partout.<br />
Puisse-t-il surtout en inspirer d&#8217;autres.<br />
Beaucoup d&#8217;autres.</div>
<h3></h3>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRSS>http://lemondecitoyen.com/2007/09/18/message-in-a-bottle/feed/</wfw:commentRSS>
		</item>
	</channel>
</rss>
